
Emeutes en Angletterre
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© CC Edans Alors que le canadien RIM lance une grande offensive commerciale, l'utilisation de son téléphone BlackBerry par les émeutiers anglais le place au cœur de l'actualité. Depuis quatre jours, Londres est ravagée par une série d'émeutes et de pillages. Parmi les réactions, celle du député de Tottenham David Lammy a créé la surprise. Il a demandé la suspension du service de discussion BlackBerry Messenger (BBM). Cette application serait particulièrement utilisée par les casseurs anglais pour se coordonner.
La relance du BlackBerry court-circuitée par les émeutes de Londres
Les vidéos des émeutes de Londres : le pire et le meilleur | Rue89
En quelques vidéos d’amateurs ou de télévisions, les images des émeutes de Londres qui donnent l’ampleur de la situation, la faiblesse de la réaction policière, lundi, à laquelle le Premier ministre David Cameron a décidé de mettre fin en déployant 10 000 policiers de plus ce mardi soir, et quelques commentaires ou réactions dans les rues de Londres. Mark Stone, reporter de Sky News, a lui demandé aux pillards, du quartier de la gare de Clapham Junction, au sud-ouest de Londres, ce qu’ils faisaient. L’une d’entre eux lui répond :La Google Map des émeutes de Londres | Rue89
A Londres, l’opération « Riot Cleanup » veut mobiliser et coordonner des volontaires pour aider à nettoyer la capitale britannique, notamment le quartier de Tottenham, au nord, via un site Web dédié , un site Wiki , Twitter (compte @Riotcleanup et « hashtag » ou mot-clé #riotcleanup) et des pages Facebook ; sorte de pied de nez à la presse et la police qui ont blâmé les réseaux sociaux, en plus du smartphone BlackBerry. La Google Map ci-dessus situe les dégâts, arrestations et blessés des émeutes à Londres, samedi et surtout lundi soir. La campagne, lancée par l’Anglais Dan Thompson, entrepreneur social du Sussex de l’Ouest, a commencé ce lundi dans la capitale et à Bristol et Liverpool.Le Figaro - International : Grande-Bretagne : les groupes d'auto-défense inquiètent
Les milliers de policiers -16.000 à Londres- faisant face aux émeutiers mardi soir n'étaient pas les seuls à faire respecter l'ordre dans les villes britanniques. Des centaines de commerçants et d'habitants ont également patrouillé dans les rues pour protéger leur quartier et leurs magasins. De très nombreux groupes d'auto-défense ont émergé à Londres depuis lundi pour pallier à une police jugée trop timorée à intervenir pour arrêter les pillages. Des initiatives similaires se montent dans les autres localités du pays, touchées par les violences.A Londres, citoyens et médias se substituent aux autorités - LeMonde.fr
Les Echos n° 20992 du 10 Aout 2011 • page 5 Je veux dire à tous les coupables de ces actes de vandalisme : vous allez sentir la pleine force de la loi. » Revenu précipitamment d'Italie où il était en vacances, le Premier ministre britannique, David Cameron, a promis hier matin devant le 10, Downing Street que tout serait fait pour rétablir l'ordre après une troisième nuit d'émeutes, non seulement dans plusieurs quartiers de Londres, mais cette fois également à Bristol, à Liverpool, à Birmingham et à Nottingham. Des émeutes qui ont fait un premier mort, un homme blessé par balle lundi soir et qui a succombé à ses blessures. Les élus ont passé une journée inconfortable en visitant les dégâts causés ces derniers jours. Le maire de Londres, Boris Johnson, a été chahuté par des résidents de Clapham, dans le sud de Londres, se demandant pourquoi la police n'était pas intervenue plus tôt.
Emeutes à Londres : l'autorité du gouvernement Cameron en jeu, Actualités
Le premier ministre britannique David Cameron avec une policière, à Croydon au sud de Londres, le 9 août 2011 (Stefan Rousseau/Reuters). C’est le choc des images : celles de Londres en proie aux pires émeutes de mémoire de Londonien, et celles de la Bourse et de ces visages atterrés de traders sous le choc. Qu’est-ce que ces deux scènes sans rapport apparent nous disent sur notre monde ? La crise financière et la violence urbaine : le rapprochement est hasardeux, et pourtant, inévitable, ne serait-ce que parce que ces deux sujets se disputent la une des journaux sans qu’il soit aisé de les analyser à chaud. Le rapprochement, pourtant, s’impose, car réduire les émeutes de Londres, comme le font de nombreux politiciens et journalistes britanniques, à de simples actes criminels, sans prendre en considération le contexte économique et social dans lequel elles se produisent, relève de l’aveuglement.
Crise financière et émeutes de Londres : des signaux d'alarme | Rue89
- Des officiers de police en tenue antiémeute se tiennent devant un immeuble en feu, à Tottenham. REUTERS/Stefan Wermuth. -
Emeutes de Londres: les soubresauts d'une vieille société | Slate
Les émeutes de Londres ont-elles une origine raciale? | Slate
Les émeutes de Londres présentent des réminiscences d'un passé pas si lointain , rappelle dans The Guardian Kleran Connell, un chercheur qui s'intéresse au contexte social et politique des émeutes de 1980. En effet, déjà en 1981 le quartier de Brixton, dans le sud de Londres, ainsi que celui de Toxteth, à Liverpool avaient connu des émeutes. Avait suivi en 1985 le quartier de Tottenham, celui-là même où les émeutes du week-end des 4 et 5 août ont commencées. Déjà à l'époque, elles soulignaient le problème qu'a le Royaume-Uni avec ses groupes ethniques, dans sa manière de les appréhender ou de les gérer. Par exemple, en 1981 à Brixton, un jeune noir s'était fait poignarder, mais « il avait semblé ne pas recevoir les soins médicaux adéquats, ayant été mis en détention provisoire ».Pour la presse européenne les violences en Grande-Bretagne dues à l'austérité - Challenges.fr
Les émeutes actuelles de Londres sont en quelque sorte l'explosion du côté sombre de l'urbanisme britannique. En effet, les émeutes londoniennes (qui s'étendent désormais à d'autres cités comme Birmingham) ne sont pas finalement si surprenantes lorsque l'on met en face un certain nombre d'éléments. Il y a tout d'abord un mythe du riot dans l'imaginaire des grandes villes britanniques. On a beaucoup parlé sur les réseau sociaux de « London's Burning » des Clash.
Emeutes à Londres : la faillite d'un modèle social ?
Alors que la capitale retrouvait cette nuit un calme très relatif, grâce au déploiement de 16.000 policiers, le feu se propageait à différentes villes du Royaume-Uni. « Lors de ces dernières heures, la police du Grand Manchester a dû faire face à des actes d'une très grande violence commis par des groupes de criminels » a déclaré un membre des forces de police. Même chose à Liverpool et Nottingham. Des troubles ont également été signalés à West Bromwich et à Wolverhampton, au nord-ouest de Birmingham, dans le centre du pays. Un effet de contagion rapide qui surprend le pays tout entier. Alors que tous les matchs de football ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre et que des membres du CIO étaient en visite au moment du déclenchement des émeutes, la Grande Bretagne n’en finit pas de s’interroger sur les raisons de cette explosion de violence survenue en pleine torpeur estival.

