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Dossier : les tribulations des petits candidats

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Campagne : la parano des parrainages. Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Nicolas Dupont-Aignan (DLR), Carl Lang (PDF) : tous sont de petits candidats. Peu médiatisés. Peu crédités dans les sondages. Tous devront rivaliser dans la quête laborieuse qui les attend jusqu’en mars, date à laquelle les promesses de soutien des maires devront se transformer en parrainages officiels. Il leur en faut 500. Le nerf de la guerre : la confiance En 2007, faute d’avoir atteint les 500, Dupont-Aignan n’avait pas pu se présenter. (Carl Lang - Dailymotion - Agence2presse - cc) Carl Lang, lui, s’est déclaré plus tardivement mais aguerri à l’exercice par six chasses aux parrainages aux côtés de Jean-Marie Le Pen, il compte bien rattraper son retard.

(Nathalie Arthaud) Comme lui, les petits nouveaux Nathalie Arthaud et Philippe Poutou sont peu connus. L’UMP « stérilise les promesses » (Dupont-Aignan) Tôt ou tard, pour arriver à leur fin, ces petits candidats devront courtiser des élus de l’UMP et du PS. Du même auteur. Dossier: trop de candidats à droite? Chevènement candidat, la balle est dans le camp d'Hollande. Chevènement: un candidat utile? Philippe Poutou, l'autre candidat normal. Philippe Poutou ( wikimedia commons - Photothèque rouge - cc ) Du même auteur Cette interrogation est de pure forme. Philippe Poutou est le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) pour la prochaine élection présidentielle (Le Parisien).Mécanicien chez Ford, il va prendre la relève d'Olivier Besancenot qu'une forme de lassitude a atteint. Retrouver Philippe Bilger sur son blog. Poutou : « Nous, ce qu’on a envie, c’est que Sarkozy, il soit giclé » NPA: la chasse aux parrainages patine. Poutou ridiculisé : mais que fait Besancenot ?

(Philippe Poutou - Wikimedia - Photothèque Rouge) Du même auteur Qu'on se rassure : je ne viens pas, comme un ouvrier de la vingt-cinquième heure, me porter au secours de l'ouvrier Philippe Poutou, candidat du NPA pour l'élection présidentielle. A force de m'entendre conseiller de regarder la honteuse prestation de Laurent Ruquier et de l'équipe gloussante qui l'entourait, j'ai tout de même décidé d'aller constater de plus près le traitement qui avait été réservé à Philippe Poutou.

Je me sens d'autant moins en retard que j'ai été le premier, me semble-t-il, qui a consacré un billet félicitant le NPA d'avoir choisi un ouvrier pour le représenter en 2012, sous ce titre, le 17 juillet 2011 : « Qui est Philippe Poutou ? Retrouvez Philippe Bilger sur son blog. Morin : y aller ou mourir ? Morin, sas de décontamination pour centristes désabusés avant retour au bercail sarkozyste ? Dupont-Aignan : plus de 300 promesses de signature. Comment garder le moral quand on ne décolle pas de ses 1% dans les sondages ? Bien sûr, Nicolas Dupont-Aignan pourrait reprendre l'antienne des humbles combattants.

Mon royaume est petit mais c'est mon royaume. Les nains aussi ont commencé petit. Etc. Mais à la longue, on a beau avoir l'âme bien accrochée, on ne peut pas se raconter des histoires aussi générales. Les gendarmes qui mettent 35 minutes pour intervenir dans un village à cause de la fermeture des gendarmeries. Ni Sarko, ni Marine, donc. Du même auteur Mais s'il a la tête dans les étoiles, Dupont-Aignan a aussi les pieds dans la glaise. Pour le moment cependant, les élus UMP qui lui ont donné des signatures ne sont pas nombreux. Il est certain d'avoir profité de l'absence de Jean-Pierre Elkabach et de Jean-Michel Aphatie pour être invité à Europe 1 et RTL. Dossier : Dupont-Aignan capitalise sur la crise. Dupont-Aignan:«Avec Sarkozy, une France à droite va élire un président de gauche» (Nicolas Dupont-Aignan - Wikimedia commons - Kenji-Baptiste OIKAWA) Du même auteur Marianne : La droite vient d’essuyer une énième défaite électorale en perdant le Sénat dimanche 25 septembre, comment expliquez-vous cette nouvelle débâcle ?

Nicolas Dupont-Aignan : Cinq élections, cinq défaites, c’est le grand chelem de la défaite électorale ! Parce qu’ils gouvernent contre le peuple et en le méprisant. Vous avez le sentiment que votre message est entendu ? Les électeurs m’entendent et même les grands électeurs modérés, certains diront conservateurs, m’entendent. Pourtant, aujourd’hui, des voix commencent à s’élever pour remettre en question la légitimité de la candidature Sarkozy. Ils se réveillent tard, ils sont aujourd’hui en train de critiquer comme je le faisais il y a trois ans. Les noms d’Alain Juppé et de François Fillon sont évoqués par certains membres de la majorité… Ils ne peuvent pas car ils ont lié leur sort à Sarkozy, c’est la vampirisation générale.

Villepin: buteur contre son camp ou champion de France? (Dominique de Villepin - Wikimedia - Georges Seguin) Du même auteur Villepin. Depuis deux ans, l’ancien Premier ministre souffle le chaud et le froid sur une éventuelle candidature à la présidentielle. Il a d’abord fondé un Club, pour réunir ses sympathisants, puis un parti, République Solidaire, avant de le quitter quelques jours après sa relaxe définitive dans l’affaire Clearstream, laissant ses troupes esseulées. Avant d’annoncer ce dimanche sa candidature, prenant tous les pronostiqueurs à rebours. Villepin. Le flamboyant. Retrouvez ZeFml sur son blog. Villepin : la verticale du flou. Qu’espère le candidat Villepin ? Suite au Grand journal de Canal+, Villepin écarte son responsable Internet. (Louison) Du même auteur Piqué au vif Dominique de Villepin ? Lui qui, en septembre dernier, quittait en grande pompe la présidence de son mouvement République solidaire, semble avoir décidé de reprendre les choses en main.

Durant le weekend des 17 et 18 décembre, le candidat à la présidentielle a, selon plusieurs cadres du parti, « écarté brutalement et en personne » le responsable des réseaux sociaux villepinistes, Christophe Carignano. Interrogé par Marianne2.fr, Jean-Pierre Grand, président de RS, s'agace : « Je ne suis au courant de rien moi ! (capture d'écran du site de République solidaire) Boutin, un soutien de moins pour Sarkozy ? (Christine Boutin) Du même auteur Marianne : Vous avez assuré sur LCP avoir eu vent des blocages de parrainages orchestrés par l’UMP mais aussi par l’Elysée dans le but d’empêcher les candidats de droite de concurrencer Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle. Pourquoi cette affirmation ? Christine Boutin : En général, je ne parle pas à la légère. Si j’ai dénoncé cela c’est que j’en ai la certitude. Il y a encore 10 jours, je disais aux médias que je ne pouvais pas imaginer qu’il y ait un blocage, tout en m’étonnant des difficultés énormes que j’avais pour obtenir ces parrainages.

En ce qui concerne l’Elysée, mes collaborateurs ont eu un rendez-vous hier à l’Elysée avec l’entourage du président. Et vos collaborateurs ont demandé si l’Elysée allait se décider à vous en donner justement ? Pour l’instant il n’y a pas de réponse et pas de déblocage. Comment expliquez vous qu’un parti républicain comme l'UMP puisse prendre le risque d’assécher de cette façon le débat démocratique ?