Gallimard/FBon

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http://towardgrace.blogspot.com/2012/02/gallimard-la-amer.html

Gallimard l'a amer

François Bon a mis en ligne sur publie.net sa propre traduction du Vieil homme et la mer , la rendant ainsi disponible aux lecteurs désireux de lire Hemingway en français autrement sous l'accoutrement police dont le revêtit l'immense baudruche Jean Dutourd en 54. Précisons que Hemingway est dans le domaine public aux Etats-Unis et au Canada. Pas en France, parce qu'ici on met plus de temps à mourir afin de protéger les droits de l'immobilisme littéraire, mais bon, passons.
Pas de longues analyses juridiques dans ce billet, mais une manifestation de soutien à Publie.net et à François Bon dans l’épreuve qu’il traverse, suite à la demande de retrait déposée à son encontre par Gallimard pour la traduction du Vieil Homme et la Mer d’Hemingway. Cécile Dehesdin a produit un article excellent sur Slate qui examine la question complexe du statut juridique de cette oeuvre, dans le domaine public au Canada, mais encore protégée aux Etats-Unis jusqu’en 2047 et en France jusqu’en 2032. Hubert Guillaud et André Gunthert ont quant à eux écrits des billets de synthèse qui mettent remarquablement en perspective cette affaire avec la question générale du droit d’auteur dans l’environnement numérique. Très grosse erreur du Roi des éditeurs... (The old king is dead. Par thekevinchang.

Le Roi est nu !

http://scinfolex.wordpress.com/2012/02/18/le-roi-est-nu/
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2788 Le vieil homme et la mer paraît en 1952. Ce sera le dernier livre d’Ernest Hemingway avant son suicide en 1961. Est-ce cela qui donne à cette fable à la fois dépouillée et immense comme la mer son universalité ?

Gallimard versus publie.net

Le triste vieil homme et la mer

Les numéricos ne seront pas passés à côté de cette nouvelle qui a fait grand bruit fin de semaine dernière, et s’est rapidement traduit sous le joli sobriquet de #Gallimerde sur les réseaux sociaux. Pour resituer rapidement en passant les détails : François Bon, créateur de la maison d’édition Publie.net, a eu la mauvaise surprise d’apprendre que Gallimard, qu’on ne présente plus, a sommé à tous les distributeurs de Publie.net d’ôter l’un des titres de l’éditeur pure player de leur catalogue. L’objet du délit ? Une traduction du Vieil homme et la mer, d’Ernest Hemingway, faite il y a peu par François Bon et vendue en 22 exemplaires avant que Gallimard n’intervienne. Le pourquoi de l’intervention ? http://lesoufflenumerique.com/2012/02/20/le-triste-vieil-homme-et-la-mer/

Hemingway et la traduction qui enflamme les commentaires

http://journallecteur.blogspot.com/2012/02/un-sujet-enflamme-la-toile-hier-apres.html Un sujet a enflammé la Toile hier après-midi, et jusque très tard dans la soirée: l'action de Gallimard contre Publie.net visant à interdire la vente (et même l'existence, si j'ai bien compris) d'une nouvelle traduction du Vieil homme et la mer que François Bon venait de donner en édition numérique. De cette polémique, vous trouverez des échos un peu partout, où l'éditeur français de Hemingway se fait souvent traiter de "Gallimerde", l'expression étant même devenue un "hashtag" sur Twitter (#Gallimerde). Cette question (du droit) est d'autant plus complexe qu'elle ne se résume pas à des règles universelles - en gros, chaque pays fait ce qu'il veut, et désolé si je simplifie déjà en disant cela.

Traduire, trahir ou remixer The Old Man and the Sea ?

http://bibliomancienne.wordpress.com/2012/02/19/traduire-trahir-ou-remixer-the-old-man-and-the-sea/ Ernest Hemigway a écrit en 1952 : « He was an old man who fished alone in a skiff in the Gulf Stream and he has gone eighty-four days without taking a fish. In the first forty days without a fish the boy’s parents had told him that the old man was definitely and finally salao, which is the worst form of unlucky, and the boy had gone at their orders in another boat which caught three good fish the first week. It made the boy sad to see the old man come in each day with his skiff empty and he always went down to help him carry either the coiled lines or the gaff and harpoon and the sail that was furled around the mast.

Gallimard pousse un passionné de littérature à tout arrêter (Màj)

http://www.numerama.com/magazine/21718-gallimard-pousse-un-passionne-de-litterature-a-tout-arreter-maj.html Mise à jour : Contrairement à ce qu'affirmait François Bon, il semble que l'œuvre d'Ernest Hemingway soit bien passée dans le domaine public au Canada, mais pas aux Etats-Unis. Ce qui ferait, dans ce cas, que l'œuvre originale est toujours couverte par le droit d'auteur en France, légitimant ainsi l'action de Gallimard sur le terrain juridique. Selon toutes vraisemblances, le roman d'Hemingway publié en 1951 est couvert jusqu'au 1er janvier 2047 aux Etats-Unis, et donc en France. Ce qui pose, en revanche, la question de la légitimité de durées de protection aussi longues. Les majors de l'édition littéraire n'ont rien à envier à leurs homologues de la musique et des films en terme d'hyperpuissance écrasante. Gallimard, dont nous avions déjà vu qu'elle voulait faire bloquer les livres qui sont dans le domaine public au Québec mais pas en France, a poussé le passionné François Bon à arrêter d'enrichir son site Publie.net , qui propose plus de 500 livres numériques en téléchargement.

Nous n’échapperons pas à reposer la question du droit

L'écrivain François Bon , l'éditeur Publie.net et ses diffuseurs ont reçu ce jour un courrier des éditions Gallimard leur demandant le retrait de la nouvelle traduction du "Vieil homme et la mer" que venait de publier François Bon sur Publie.net ( voir le billet de François Bon sur son site ). Gallimard rappelle dans ce courrier qu'il dispose des droits d'édition (y compris numériques) pour toute édition française de l'ouvrage (pas seulement celle de Jean Dutourd réalisée en 1954 qu'exploite la maison de la feu rue Sébastien Bottin) : cette traduction non autorisée constitue donc une contrefaçon. Reconnaissant son erreur, Publie.net a immédiatement retiré l'ouvrage de son site et les diffuseurs également. Cette méprise est bien évidemment due à la complexité du droit d'auteur , qui diffère en durée selon le pays d'origine des auteurs et les pays où il s'applique. http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2012/02/17/nous-nechapperons-pas-a-reposer-la-question-du-droit/
- Une statue en bronze d'Ernest Hemingway dans un bar qu'il fréquentait à La Havane, à côté d'une photographie de lui et Fidel Castro. Le 1er juillet 2010, REUTERS/Desmond Boylan - U n désaccord entre Gallimard et la maison d'édition numérique Publie.net illustre à quel point le domaine du droit d'auteur est labyrinthique . http://www.slate.fr/story/50303/CULTURE-hemingway-domaine-public

Hemingway est-il dans le domaine public?

Gallimard a menacé hier d’une procédure en dommages et intérêts les éditions électroniques Publie.net , pour la traduction non autorisée par François Bon du Vieil homme et la mer d’Hemingway. L’affaire n’est pas un conflit juridique. C’est un conflit commercial et un abus de position dominante, ce qui explique mieux la tonalité des échanges. Comme toujours, ceux qui brandissent les règles du droit connaissent bien peu la réalité de l’édition.

Que protègent les droits d’auteur?

http://blogs.mediapart.fr/blog/andre-gunthert/180212/que-protegent-les-droits-d-auteur

Gallimard vs. Publie.net : le choc de deux visions de l’édition

Aujourd’hui, à 13h14, François Bon publiait sur son compte Twitter un bref message qui a remué la sphère de l’édition numérique. Gallimard m'enjoint de faire disparaître ma traduction du "Vieil homme et la mer" — françois bon (@fbon) Février 17, 2012 Quelques minutes plus tard, les passions se déchainaient, laissant se succéder une longue litanie de comptes d’apothicaires pour savoir qui, de Gallimard ou de François Bon, était en tort. Les articles n’ont pas arrêté de se suivre : un premier point du gérant de Publiet.net (mis à jour au fil des évolutions de l’affaire), une pétition pour sauver la traduction inédite , un débat de juristes sur le compte Twitter de Calimaq , un hastag #gallimerde , une Antigone contre Créon , Christophe Grossi circonspect sur son blog et un Actualitté toujours informé et bien infiltré dans les couloirs de l’édition française. L’article le plus complet pour comprendre le fond de cette affaire est sûrement celui d’Hubert Guillaud sur LaFeuille .