
Gallimard/FBon
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Gallimard l'a amer
François Bon a mis en ligne sur publie.net sa propre traduction du Vieil homme et la mer , la rendant ainsi disponible aux lecteurs désireux de lire Hemingway en français autrement sous l'accoutrement police dont le revêtit l'immense baudruche Jean Dutourd en 54. Précisons que Hemingway est dans le domaine public aux Etats-Unis et au Canada. Pas en France, parce qu'ici on met plus de temps à mourir afin de protéger les droits de l'immobilisme littéraire, mais bon, passons.Pas de longues analyses juridiques dans ce billet, mais une manifestation de soutien à Publie.net et à François Bon dans l’épreuve qu’il traverse, suite à la demande de retrait déposée à son encontre par Gallimard pour la traduction du Vieil Homme et la Mer d’Hemingway. Cécile Dehesdin a produit un article excellent sur Slate qui examine la question complexe du statut juridique de cette oeuvre, dans le domaine public au Canada, mais encore protégée aux Etats-Unis jusqu’en 2047 et en France jusqu’en 2032. Hubert Guillaud et André Gunthert ont quant à eux écrits des billets de synthèse qui mettent remarquablement en perspective cette affaire avec la question générale du droit d’auteur dans l’environnement numérique. Très grosse erreur du Roi des éditeurs... (The old king is dead. Par thekevinchang.
Le Roi est nu !
Gallimard versus publie.net
Le triste vieil homme et la mer
Les numéricos ne seront pas passés à côté de cette nouvelle qui a fait grand bruit fin de semaine dernière, et s’est rapidement traduit sous le joli sobriquet de #Gallimerde sur les réseaux sociaux. Pour resituer rapidement en passant les détails : François Bon, créateur de la maison d’édition Publie.net, a eu la mauvaise surprise d’apprendre que Gallimard, qu’on ne présente plus, a sommé à tous les distributeurs de Publie.net d’ôter l’un des titres de l’éditeur pure player de leur catalogue. L’objet du délit ? Une traduction du Vieil homme et la mer, d’Ernest Hemingway, faite il y a peu par François Bon et vendue en 22 exemplaires avant que Gallimard n’intervienne. Le pourquoi de l’intervention ?Hemingway et la traduction qui enflamme les commentaires
Traduire, trahir ou remixer The Old Man and the Sea ?
Gallimard pousse un passionné de littérature à tout arrêter (Màj)
Nous n’échapperons pas à reposer la question du droit
L'écrivain François Bon , l'éditeur Publie.net et ses diffuseurs ont reçu ce jour un courrier des éditions Gallimard leur demandant le retrait de la nouvelle traduction du "Vieil homme et la mer" que venait de publier François Bon sur Publie.net ( voir le billet de François Bon sur son site ). Gallimard rappelle dans ce courrier qu'il dispose des droits d'édition (y compris numériques) pour toute édition française de l'ouvrage (pas seulement celle de Jean Dutourd réalisée en 1954 qu'exploite la maison de la feu rue Sébastien Bottin) : cette traduction non autorisée constitue donc une contrefaçon. Reconnaissant son erreur, Publie.net a immédiatement retiré l'ouvrage de son site et les diffuseurs également. Cette méprise est bien évidemment due à la complexité du droit d'auteur , qui diffère en durée selon le pays d'origine des auteurs et les pays où il s'applique.- Une statue en bronze d'Ernest Hemingway dans un bar qu'il fréquentait à La Havane, à côté d'une photographie de lui et Fidel Castro. Le 1er juillet 2010, REUTERS/Desmond Boylan - U n désaccord entre Gallimard et la maison d'édition numérique Publie.net illustre à quel point le domaine du droit d'auteur est labyrinthique .
Hemingway est-il dans le domaine public?
Gallimard a menacé hier d’une procédure en dommages et intérêts les éditions électroniques Publie.net , pour la traduction non autorisée par François Bon du Vieil homme et la mer d’Hemingway. L’affaire n’est pas un conflit juridique. C’est un conflit commercial et un abus de position dominante, ce qui explique mieux la tonalité des échanges. Comme toujours, ceux qui brandissent les règles du droit connaissent bien peu la réalité de l’édition.

