Nanos Valaoritis, le poète grec qui veut lancer « Occupy Germany » Comme beaucoup de Grecs, cet ancien exilé voit en l’Allemagne l’artisan des problèmes de son pays.
Souvenirs, analyse de la crise : rencontre avec une légende. Nanos Valaoritis à Athènes en juin 2012 (Olivier Favier) (De Grèce) Nanos Valaoritis est l’un des plus grands poètes grecs vivants. A 91 ans, il est devenu un véritable mythe. Témoin de bien des tragédies du siècle, qui l’ont mené plusieurs fois à quitter son pays, il a gardé de son père diplomate le goût des missions ambassadrices : on lui doit, parmi cent autres choses, une magistrale anthologie de la poésie grecque moderne destinée au public anglophone. Il a vécu longtemps aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais c’est à Paris qu’il a rencontré sa deuxième épouse, la californienne Mary Wilson, qui partage toujours sa vie.
C’est dans un français impeccable qu’il m’accueille et me fait part, pêle-mêle, de souvenirs merveilleux et de colères indomptées. Trop fatigué, il n’a pas pu voter Syriza L’occupation allemande. Forum subversif de Zagreb : d’autres Balkans sont possibles. Durant deux décennies, la notion même de « gauche » — associée non seulement aux anciens régimes socialistes, mais aussi au nationalisme de Milosevic — est restée un concept tabou dans les Balkans.
Alors que les mobilisations sociales se généralisent dans les pays de la région, le Forum subversif de Zagreb a organisé une première rencontre entre militants progressistes de toute l’Europe du Sud-Est. Vingt ans après le début des guerres yougoslaves, une nouvelle gauche radicale est en train de naître. Le moment était historique. Le Forum subversif de Zagreb [1] en était à sa cinquième édition, placée cette année sous le thème de « la fin de l’Europe telle que nous la connaissons ». Pour la première fois, la rencontre s’est élargie à l’échelle de tous les Balkans. . « Quant à la gauche occidentale, il est temps qu’elle comprenne qu’elle n’est plus forcément au centre du monde et de tous les débats », ajoute le jeune homme.
Critiques de la transition Les yeux tournés vers la Grèce. Sauve qui peut ! - Régime spartiate. Des «Indignés» grecs couvrant leurs oreilles, leurs bouches ou leurs yeux sur la place Syntagma d'Athènes située en face du parlement grec, le 15 octobre 2011.
(Louisa Gouliamaki/AFP/Getty Images) D’un côté : la famille, le pays, la culture, le chômage, l’absence de perspectives. De l’autre : la solitude, le déracinement, l’emploi, la carrière, un salaire décent. Quelle vie pour quel avenir ? Voilà les questionnements de la jeune génération grecque. Panagiotis, 440 euros par mois : «riche comparé à d’autres» Panagiotis – alias Panos – a 25 ans, cela fait quatre mois qu’il a pris la décision de quitter Thessalonique pour Londres. A Londres, Panagiotis souhaite continuer ses études. Panagiotis a de la chance, tout le monde n’a pas forcément les moyens financiers nécessaires pour émigrer vers l’étranger afin d’y continuer ses études. Le père et le fils en Angleterre, la mère et la fille en Grèce Pour d’autres familles, il n’y a plus aucune attache en Grèce, si ce ne sont les proches.