Morphine un tabou ? La douleur associée au cancer est un problème de santé publique. Les données sur sa prévalence et sa sévérité indiquent que, au stade d'évolution métastatique, au moins 30 % des patients ont une douleur d'intensité suffisante pour retentir défavorablement sur leur activité et leur qualité de vie. En phase terminale, la majorité des patients présentent une douleur ayant un impact significatif [1]. L'ensemble des études réalisées montrent que plus de 60 % des patients en traitement présentent une douleur non contrôlée, essentiellement en rapport avec une absence de mise en œuvre de stratégies thérapeutiques aujourd'hui bien établies [2].
Dans la majorité des cas, ces douleurs sont traitables [3]. Les barrières à l'utilisation des traitements les plus efficaces, à savoir les morphiniques, sont liées aux systèmes de santé, aux praticiens mais également aux patients et à leur famille [6]. Pour apprécier l'explication, il convient de mesurer l'efficacité du traitement. Résultats Discussion 1. Mécanisme d'action de la naloxone sur l'organisme.
Naloxone. La naloxone est un produit ayant les capacités d’antidote (antipoison) contre les opiacés, substances utilisées en cas de surdosage chez les toxicomanes le plus souvent. Les opiacés sont des substances contenant de l’opium ou ses dérivés. Au niveau du cerveau, et plus précisément sur les neurones (cellules nerveuses) il existe des récepteurs dont le rôle est d’accueillir les molécules contenues dans un médicament. Certaines de ces molécules sont capables de se fixer sur ces récepteurs plus précisément que d’autres. C’est le cas de la naloxone qui va empêcher les autres molécules d’opiacés et plus particulièrement de morphine, d’agir par l’intermédiaire de ces récepteurs qu’il a bloqué au niveau des neurones.
La naloxone est utilisée principalement en cas de dépendance ou d’intoxication secondaire aux opiacés. Ainsi, en cas d’absorption trop importante de ceux-ci, l’administration de naloxone par injection, est utilisée pour contrebalancer l’effet des opiacés. BIEN. MORPHINE / L'Étape. La morphine peut se présenter sous forme solide (comprimés, poudre) ou liquide (sirop, solution injectable). La vie sociale du consommateur moyen de morphine est peu perturbée tant que l’approvisionnement est assuré. Un adulte non initié pourrait certes mourir avec une dose de 0,10 ou 0,15 gramme de morphine alors que la dose d’un usager régulier de morphine tourne autour d’un gramme par 24 heures et peut atteindre jusqu’à 5, voire 10 grammes par jour chez certains individus. USAGE MÉDICAL La morphine est un alcaloïde de l’opium généralement utilisé comme analgésique pour les soins post-opératoires et plus particulièrement pour les soins palliatifs des cancéreux et des malades atteints du sida en phase terminale.
EFFETS La morphine serait cinq à dix fois plus forte que l’opium fumé. Dépendance - Tolérance - Sevrage Toutes les drogues synthétiques apparentées à l'opium, comme la mépéridine et la méthadone, ont été mises au point à titre d'analgésiques sans potentiel de dépendance.