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Les comportements addictifs liés à l'usage du numérique

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Tandis que le tabac et l’alcool continuent de faire des dizaines de milliers de victimes en France chaque année, toutes les campagnes de prévention s’avérant hélas inefficaces à enrayer ces fléaux, le développement de comportements plus ou moins pathologiques vis-à-vis d’Internet et des réseaux sociaux, en particulier, demeure un phénomène assez marginal.

Voici quelques articles décrivant cette addiction 3.0. La course à l’e-influence, une addiction socialement acceptable. #Gloups. S’il est des articles qu’on lit d’un trait, la gorge un peu serrée et en ravalant sa salive à la fin, celui d’Isabelle Bouttier¹, publié récemment par l’excellente revue Tank, en fait incontestablement partie.

C’est que la fondatrice de Web Image&Sens, qui fut sémiologue et coach dans une vie antérieure, n’y va pas par quatre chemins pour décrire les ressorts psychologiques et autres traits qui caractérisent les socionautes influents, ainsi que la course à l’e-influence ! Alors évidemment, quand il se trouve qu’on est soi-même blogueur et twitto assidu, comme le personnage fictif autour duquel l’auteure a construit son article (un certain « Paul »²), difficile de ne pas se sentir visé par cette description sans concession de l’e-influence et par son portrait au vitriol de ces e-influenceurs autoproclamés dont les réseaux regorgent. Alors, aliénation ou pas ? Le mythe de Narcisse et le miroir (aux alouettes) de l’influence digitale L’addiction digitale : quelle addiction ?? Le repère 1-3-5 heures : maîtrisons notre vie numérique et notre temps sur smartphone. Une Japonaise avec un coussin lui permettant de regarder son smartphone en toute circonstance (THANKO/SIPA) Les lycéennes japonaises utilisent leurs téléphones portables 7 heures par jour en moyenne !

En France, on compte maintenant 80 millions de cartes mobiles actives pour 67 millions de Français… Leurs préoccupations deviennent les nôtres face aux risques trop méconnus, tels les comportements erratiques voire addictifs et les pièges santé. À partir de quels seuils doit-on considérer que l’usage du numérique devient excessif ? Trois premiers repères sont proposés : les "1 / 3 / 5 heures". De 1 à 3 heures par jour : la vie en 2015 Une heure, c’est juste "normal" : un peu de plaisir (exemple : jeu) et d’administratif par exemple. Deux-trois heures semble peu, mais c’est déjà la majorité de notre "temps à nous" ! Le temps "libre et social" d’un salarié est de 4h11' (hommes) / 3h33’ (femmes), de 3h15’ (indépendants) et 5h15’ (étudiants et lycéens).

De 3 à 5 heures par jour : un risque addictif. Loi numérique, l’addiction à portée de clic ? La loi de santé signée Marisol Touraine avait libéralisé la publicité pour l’alcool, à la grande joie du lobby viticole ; celle sur le numérique, défendue par Axelle Lemaire, en fera-t-elle de même avec les compétitions de jeux vidéo ? Attendu en commission ce mardi à l’Assemblée nationale, le projet de loi Pour une République numérique inquiète en tout cas certains médecins spécialistes des comportements addictifs. Des craintes infondées ? À voir. Absente de la première version du texte élaboré par la secrétaire d’État chargée du numérique, Axelle Lemaire, cette disposition a été ajoutée à la loi à la faveur d’une grande consultation citoyenne organisée à l’automne dernier, au sein de laquelle chacun était libre d’enrichir le projet de loi.

Le test des comportements addictifs. J’ai tendance à m’ennuyer. Très caractéristique de moi. Assez caractéristique de moi. Un peu caractéristique de moi. Pas caractéristique de moi. Je ne peux pas résister à l’envie de (Fumer, Boire, Sniffer, m’Injecter, Acheter, Jouer…).