Le blog de Mr Malinois - :: FROGGY'S DELIGHT :: Musique, Cinema, Theatre, Livres, Expos, Restaurants et bien plus. Chaîne de Froggydelight. Froggy's Sessions : Eiffel - 7 août 2010. Hole - Nobody's Daughter. Depuis pas mal d'années, tata Courtney (oui, je l'appelle tata, car c'est un peu comme quelqu'un de la famille : elle cumule les erreurs de parcours, mais on ne peut s'empêcher de l'aimer) n'a pas beaucoup fait parler d'elle pour sa musique.
On a plutôt entendu parler de ses problèmes de drogues, son anorexie, ses multiples opérations de chirurgie esthétique, du fait que la justice lui ait retiré la garde de Frances Bean ou des procès pour la gestion du catalogue de chansons de Nirvana... Mais là, elle revient avec un nouveau disque... Après 5 ans de combat, elle a réussi à vaincre une partie de ses démons pour nous pondre un nouveau disque. Pour cet album, elle a bossé avec tout un tas de producteurs différents.
De Billy Corgan (The Smashing Pumpkins) à Linda Perry (4 Non Blondes), en passant par Michael Beinhorn (producteur de Celebrity Skin, le précédent album de Hole). Nobody's Daughter est le quatrième album de Hole et le disque s’avère particulièrement réussi. The Dead Weather - Le Bataclan. Quand on prend les chanteurs(euses)/guitaristes issus des deux duos rock les plus influents des 10 dernières années, qu'on les mélange, et qu'on y rajoute une pincée de Queens of the Stone Age au clavier ou à la guitare, plus un soupçon de basse à la manière des Raconteurs ou des Greenhornes, on obtient un side-project excellent, une sorte de super-groupe à la Them Crooked Vultures mais en plus blues, plus sexy et plus plus sale !
Le 30 juin dernier, The Dead Weather étaient de retour en France pour présenter leur nouvel album, Sea of Crowards, sur la scène du Bataclan. Fin juin, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais on était en pleine canicule. Quand la sexy Alison Mosshart a pris possession de la scène, la température est encore montée d'une bonne vingtaine de degrés. L'atmosphère était vraiment étouffante. Les quelques pauvres ventilateurs de la salle étaient inutile. Le rideau déployé en fond de scène était ésotérique et oppressant. Setlist 01. Blonde Redhead - Penny Sparkle. Penny Sparkle, le nouvel album de Blonde Redhead, continue sur le chemin tracé avec 23. Le groupe s'enfonce dans ce son brumeux et envoûtant teinté d'électro.
L'énergie hargneuse d'antan s'est muée en un spleen éthéré. Les rythmes sont lents et relativement relaxants, une musique de méditation menée par la très jolie voix de Kazu, qui devient de plus en plus proche de celle de la chanteuse de Portishead (du coup, il vaut peut-être mieux écouter un bon vieux Portishead...). Elle est l'élément principal, mis en avant par une musique ambiante pop pour lui offrir un maximum d'émotions.
La musique est aérienne. Les arrangements sont simples et tout en élégance pour des mélodies limpides et tout en douceur. Ce nouvel opus de Blonde Redhead est parsemé d'éclats de nostalgie et de sensualité, il est toutefois un peu fade et c'est bien là le problème... Le disque n'est pas mauvais, mais les mélodies mariées aux voix et aux subtils refrains ne sont plus présentes. The Vaselines - Sex With An X. The Vaselines se sont formés en 1986 et ont publié 2 EP avant de sortir leur premier et unique album en 1989. Le groupe se sépare rapidement après ce premier disque. 20 ans plus tard, le groupe est de retour avec un second album, appelé Sex With an X et produit à nouveau par Jamie Watson. The Vaselines sont un des groupes précurseurs (avec Sonic Youth ou les Pixies) du rock alternatif qui allait déferler sur les années 90.
Ils sont connus pour être un des groupes ayant inspiré Nirvana. Lors du fameux MTV Unplugged in New-York, le groupe de Kurt Cobain reprend un de leurs morceaux : "Jesus wants me for a sunbeam" (renommé en "Jesus doesn't want me for a sunbeam"). Des voix à la tonalité blasée, des mélodies accrocheuses, un son de guitare simple, pas d'arrangement trop compliqué, ni trop de production, juste ce qu'il faut. Un nouvel album de The Vaselines, cela ramène forcement loin en arrière.
Sex With An X est une sorte de triste renaissance.