background preloader

Environnement-2

Facebook Twitter

Le BAPE accuse Québec de négligence. Non seulement les lois environnementales du Québec sont-elles inadéquates pour encadrer l’exploitation d’une mine à ciel ouvert comme celle de Canadian Malartic, mais le gouvernement n’utilise pas les moyens coercitifs dont il dispose pour faire respecter la réglementation en vigueur.

Le BAPE accuse Québec de négligence

C’est ce que constate le BAPE dans un rapport qui conclut que le projet d’expansion de la mine d’or est acceptable seulement si l’entreprise apporte des modifications « substantielles » à l’exploitation, qui impose des nuisances aux citoyens de la ville depuis ses débuts. Canadian Malartic compte prolonger l’exploitation de son imposant gisement d’or à ciel ouvert jusqu’en 2028. La fosse sera alors deux fois plus grosse que ce qui était prévu au début de l’extraction, il y a de cela cinq ans. Mais ce projet d’expansion suscite de vives inquiétudes chez plusieurs citoyens de cette ville d’Abitibi, qui déplorent les impacts majeurs de cette mine sur leur qualité de vie et leur santé. Cadre déficient. Le Canada, l’Accord de Paris et l’AÉCG : il faudrait applaudir ?

Car il est plus que temps que nos gouvernements accordent les violons du commerce avec ceux du climat.

Le Canada, l’Accord de Paris et l’AÉCG : il faudrait applaudir ?

Car il est plus que temps que nos gouvernements accordent les violons du commerce avec ceux du climat. On ne peut pas, d’un côté, prétendre lutter contre le réchauffement climatique et, de l’autre, conclure une entente comme l’AÉCG. Dans une lettre intitulée «Si le CETA passe, l’Accord de Paris sur le climat trépasse», des représentants de divers mouvements altermondialistes et écologistes le rappellent : «Ratifier le traité commercial entre l’Europe et le Canada reviendrait à clamer haut et fort que la COP21 n’a rien changé et que la transition énergétique n’est pas pour demain».

La même semaine, Greenpeace Pays-Bas ajoutait un chapitre à la saga du dévoilement des TISA Leaks, en rendant publics de nouveaux documents liés à l’Accord sur le commerce des services (ACS ou TISA en anglais). Ottawa dans la tourmente de la «taxe carbone» Le gouvernement canadien a officiellement ratifié cette semaine l’accord de Paris sur le climat.

Ottawa dans la tourmente de la «taxe carbone»

Un geste politique lourd de sens, mais qui a été en partie éclipsé par la bisbille provoquée par l’annonce de l’imposition d’une taxe sur le carbone aux provinces qui tarderont à se doter d’un outil financier pour lutter contre les changements climatiques. Ottawa aura aussi fort à faire pour respecter ses engagements en la matière, lui qui hésite à imposer des limites à l’industrie pétrolière.

L’an dernier, en pleine campagne électorale, Justin Trudeau avait dit et redit qu’il entendait faire mieux que le gouvernement conservateur en matière de lutte contre les changements climatiques, accusant les troupes de Stephen Harper d’avoir boudé cet enjeu pendant 10 ans, tandis que les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada continuaient de croître. Pétrole et GES En fait, l’unanimité n’était pas acquise, contrairement à ce que disait le chef libéral.

À quand un plan climatique féministe? Dans les 31 pages de l’accord de Paris sur le climat, ratifié par le Canada cette semaine, se cache une révolution passée inaperçue : un traité international reconnaît enfin que les femmes sont plus vulnérables aux changements climatiques.

À quand un plan climatique féministe?

Et pour cause. Les femmes et les enfants sont 14 fois plus à risque que les hommes de perdre la vie lors de désastres climatiques, selon les analyses du Fonds des Nations unies pour la population. Lors du tsunami de 2004 en Asie, 70 % des personnes décédées étaient des femmes. Entre autres raisons, parce qu’elles n’avaient jamais pu apprendre à nager ou à grimper dans les arbres.

Le modèle néolibéral, une nuisance pour l’environnement? Le gouvernement Trudeau a beau prétendre qu’il protégera l’environnement tout en développant l’économie canadienne, il n’en sera rien, affirme William Rees, le scientifique à l’origine du concept d’empreinte écologique.

Le modèle néolibéral, une nuisance pour l’environnement?

Selon lui, le pays restera enfermé dans un modèle néolibéral basé sur une croissance éternelle, qui a pourtant des effets destructeurs pour la planète. Le premier ministre, Justin Trudeau, mais aussi la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, répètent depuis des mois que la croissance de l’économie doit aller de pair avec la protection de l’environnement. « Ils ne peuvent pas le faire. Il n’existe aucun cas dans aucun pays où la croissance perpétuelle ne signifie pas un recul pour l’environnement », réplique M.

La taxe carbone est contestée. La taxe sur le carbone annoncée par le gouvernement libéral de Justin Trudeau fait l’unanimité contre elle.

La taxe carbone est contestée

Du moins, à la Chambre des communes. Autant les conservateurs que les néodémocrates et les bloquistes la dénoncent, les uns parce qu’il s’agit d’une taxe, les autres parce qu’elle ne saurait faire office d’un plan de lutte contre les changements climatiques. Climat : les scientifiques estiment que l'Accord de Paris ne suffira pas. Justin Trudeau ne visera pas plus haut que Stephen Harper en matière de GES. Justin Trudeau est arrivé en politique canadienne comme un vent de fraîcheur, en assurant qu'il romprait avec des années d'inaction sur le plan environnemental.

Justin Trudeau ne visera pas plus haut que Stephen Harper en matière de GES

Il a promis à plusieurs reprises des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) plus ambitieux que ceux de Stephen Harper – sans jamais les chiffrer. Dans La Presse, on apprenait hier que Justin compte s'en tenir pour l'instant à la cible de l'ancien gouvernement conservateur, soit une réduction des GES de 30 % par rapport au niveau de 2005. Une cible qui avait pourtant été sévèrement critiquée par les groupes environnementalistes et par l'opposition à la Chambre des communes. Pourquoi attendre? Requiem pour les caribous de la Gaspésie. Ils sont aujourd’hui moins d’une centaine, vestiges d’une population qui a déjà peuplé un vaste territoire du nord-est de l’Amérique du Nord.

Requiem pour les caribous de la Gaspésie

Au seuil de l’extinction, les caribous de la Gaspésie sont aussi plus que jamais soumis aux pressions de l’activité humaine, notamment les impacts de l’industrie forestière. Et à moins qu’on mette rapidement en place des solutions, tout indique qu’ils sont condamnés. Ils étaient à peine cinq au sommet du mont Jacques-Cartier lors du passage du Devoir sur la plus haute montagne du sud du Québec. Des caribous montagnards, facilement visibles au milieu de ce paysage quasi lunaire de toundra alpine, juchés à plus de 1270 mètres d’altitude.

Un milieu qui, s’il peut sembler hostile, n’en constitue pas moins un élément essentiel de l’habitat de ces cervidés. Les océans malades du réchauffement. Au milieu du hall d’exposition du congrès de l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN), qui se tient à Hawaï jusqu’au 10 septembre, trône une très grosse mappemonde de l’agence météorologique et océanique américaine (NOAA).

Les océans malades du réchauffement

Elle se taille un franc succès auprès du public en montrant en accéléré le réchauffement de l’océan, ainsi que l’augmentation de son taux de salinité depuis la fin du XXe siècle : la planète vire à l’écarlate. Et la gigantesque masse océanique qui la couvre à 71 % — soit 360,6 millions de kilomètres carrés — devrait encore gagner de un à quatre degrés d’ici à 2100. Même la température de l’eau des grandes profondeurs est en train de s’élever et, près des côtes, le thermomètre grimpe 35 % plus vite que dans la haute mer depuis les années 1960.

Tous les organismes marins ont commencé à migrer : phytoplancton, algues, invertébrés, poissons, mais pas tous selon la même trajectoire. Le WWF recense les signaux d'une transition énergétique. Les énergies renouvelables ont représenté 90% des nouvelles capacités de production électrique en 2015, les émissions globales de CO2 provenant du secteur de l'énergie ont stagné pour la 2e année consécutive malgré une croissance mondiale de 3%, écrit l'organisation écologiste.

Le WWF recense les signaux d'une transition énergétique

Parmi les énergies vertes, le solaire a vu son prix chuter de 80% entre 2009 et 2015, permettant à cette technologie de se diffuser bien plus largement. D'ailleurs, «les investissements mondiaux dans l'électricité et les carburants renouvelables ont atteint un niveau record l'an dernier» avec 286 milliards de dollars, met en avant l'ONG, avec dans l'ordre la Chine, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et l'Inde.

La couverture des besoins domestiques en électricité par des renouvelables atteint désormais des seuils élevés dans certains pays: 32% en Allemagne et 48% au Portugal en 2015. Professeur Joyeux - Changez d'alimentation ! Les réserves fauniques ouvertes à l’exploration pétrolière. Même si elles constituent des territoires naturels d’une grande richesse fréquentés par les amants de la nature, les réserves fauniques du Québec peuvent être ciblées librement par les compagnies pétrolières. Pas moins de quatre d’entre elles sont d’ailleurs couvertes par des permis d’exploration, a constaté Le Devoir. Le gouvernement Couillard n’entend pas révoquer ces permis. Sans tambour ni trompette, les entreprises qui lorgnent le potentiel en énergies fossiles du sous-sol québécois ont pu mettre la main sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés de permis d’exploration au cours de la dernière décennie.

La mise à jour de la carte produite par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles permet d’ailleurs de constater que ces entreprises ont même ciblé le territoire de quatre « réserves fauniques ». L’appétit pour le gaz de schiste ne tarit pas. Le dossier du gaz de schiste est loin d’être clos au Québec. Une douzaine d’entreprises pétrolières et gazières contrôlent toujours près 16 000 kilomètres carrés de permis d’exploration dans la vallée du Saint-Laurent, la région la plus peuplée de la province. C’est ce que révèlent les données du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles obtenues par Le Devoir. La Loi sur les hydrocarbures doit d’ailleurs confirmer pour de bon la validité de ces droits immobiliers consentis à des compagnies. Matière dangereuse, chemin hasardeux. Après la stupéfaction, l’examen et l’inquiétude. L’incendie d’un camion-citerne, en pleine heure de pointe sur une artère névralgique, qui a causé la mort du conducteur Gilbert Prince, constitue pour certains un douloureux rappel des risques liés au transport du pétrole.

Au-delà de la mitigation immédiate pour la fluidité de la circulation, des ingénieurs proposent aussi des aménagements pour réduire ces dangers sur l’autoroute Métropolitaine. « Dans une voie aussi achalandée que l’autoroute 40, il suffit que quelqu’un fasse une fausse manoeuvre pour créer un accident », reconnaît Jean-Paul Lacoursière, professeur en génie chimique retraité de l’Université de Sherbrooke. S’il y aura toujours une probabilité que ce type d’accident survienne, « il y a une réflexion à faire, considérant la perte de vie humaine ». Arctic News: Arctic Sea Ice gone by September 2016? Politique énergétique du gouvernement PLQ : le Québec, une bombe climatique - écoQuébec Info. Stéphane Brousseau / Chercheur des causes et solutions de l’Anthropocène : Dans sa nouvelle politique énergétique, le Québec mise principalement sur le gaz naturel pour «assurer la transition», selon ses termes promotionnels.

Or, des rapports (ici, ici et ici) de mesures sur les émissions aux États-Unis confirment que le gaz naturel est une bombe climatique. Le gaz naturel, liquéfié ou non, est principalement constitué de méthane, un gaz à effet de serre (GES) 34 fois plus dommageable que le CO2 sur une période de 100 ans et 86 fois plus dommageable sur une période de 20 ans. Un rapport du département américain de l’énergie estime que les émissions furtives lors de la production et les fuites lors de la distribution du gaz naturel sont en moyenne de 1,5%. Mais des mesures réelles effectuées pour une étude en 2013 ont démontré qu’elles sont au minimum du double et peuvent même atteindre 5 fois cette valeur dans les zones d’exploitation et de production de gaz de schiste. 2015, la pire année de l’histoire moderne. Les températures, la montée des eaux et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records l’an dernier, faisant de 2015 la pire année de l’histoire moderne pour une série d’indicateurs clés, révélait mardi un rapport international de référence.

Recul des glaces, sécheresse, inondations… C’est un sombre portrait de la Terre que dresse le rapport annuel sur l’état du climat (State of the Climate), un document de 300 pages auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier. « Plusieurs marqueurs, comme les températures au-dessus des terres et à la surface des océans, le niveau de la montée des mers et les émissions de gaz à effet de serre, ont battu des records établis juste l’année précédente », soulignent ces scientifiques. Une évolution qui devrait se confirmer cette année, puisque les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe, selon de récentes données des climatologues de la NASA. Québec donne aux pétrolières le droit d’exproprier. Le laxisme de Québec fragilise ses objectifs. Victoire des groupes environnementaux! La Cour fédérale exige que le Canada révise plus de 350 pesticides interdits en Europe.

Ce sont les femmes qui vont sauver la planete. Fracturation hydraulique et séismes : l'Oklahoma met en garde l'Alberta.