
Société en général
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"Je passe un tiers de ma vie à courir. Deux fois cinq jours par mois où je suis à Paris et où je regroupe tous mes rendez-vous : mes conférences, mon émission sur France Culture (“Les Racines du ciel”), le “Monde des religions” que je dirige, mes éditeurs, les interviews. J’ai une vie sociale intense, je vais au théâtre, au cinéma, à des dîners, j’ai des échanges très variés, je suis dans une sorte de tourbillon, et celui-ci me permet de rencontrer l’autre, sa pensée. J’ai toujours eu des intérêts extrêmement divers, mais depuis ma thèse de doctorat autour de la rencontre entre le bouddhisme et l’Occident, l’étiquette “expert en religions” me colle à la peau, occultant un peu mon œuvre de fiction (romans, BD, théâtre) et mes préoccupations sociétales et écologiques. Cette étiquette ne correspond plus vraiment à ce que je suis, à ce que je défends et que je viens d’exprimer dans “La Guérison du monde”, un livre où je donne ma vision philosophique de la crise systémique.
Mon Slow Life Frédéric Lenoir Djénane Kareh Tager
Delphine Horvilleur & Ilana Moryoussef L'information est-elle toxique ? Djénane Kareh Tager, Jean-Louis Servan-Schreiber
L'information est-elle en accélération? Delphine Horvilleur : N’étant plus journaliste d’actualité mais rabbin, j’ai l’impression d’avoir vécu une décélération dans mon rapport à l’information. Je pense que ce qui m’a motivée pour changer de voie, c’est le sentiment que dans cette course effrénée après l’information, je n’avais plus le temps de me poser la question du sujet écoutant, du récepteur. Comme l’info est disponible et que nous avons les moyens de l’obtenir, nous avons tendance à ne plus nous poser la question de son éventuelle toxicité parce que nous ne prenons pas le temps de le faire. Ilana Moryoussef : Quand le matin, en conférence de rédaction, nous recevons une information, par exemple une libération d’otages annoncée par un responsable, un officiel, nous nous emballons, nous la diffusons aussitôt quitte à ce qu’elle soit ensuite démentie. Allons-nous trop vite ?"Pause" Se déconnecter, la nouvelle aventure
L’expérience de Susan Maushart interpelle tout humain normalement e-connecté, surtout ceux qui ont des enfants utilisant (c’est un pléonasme) des appareils électroniques. L’expérience, ou plutôt l’« Expérience » comme l’ont appelée les Maushart, est résumée dans le (long) sous-titre : « Comment trois ados hyperconnectés et leur mère (qui dormait avec son smartphone) ont survécu à six mois sans le moindre média électronique. » Sociologue des médias et journaliste, Susan est new-yorkaise, mais l’idée de l’« Expérience » lui est venue à Perth, dans l’ouest de l’Australie, où elle vivait depuis plus de vingt ans et avait enfanté trois fois, avant de divorcer. D’où sortait cette idée ? De la lecture de « Walden » de Thoreau, ce Bostonien du xixe siècle qui avait décidé de vivre pendant deux ans dans une cabane en forêt. La grosse affaire fut d’annoncer la chose aux ados.Entendons-nous bien, je ne parle pas de l’Internet pratique, celui qui permet de s’informer, de se cultiver rapidement, de réserver un billet de train, d’agir à distance sur ses comptes ou d’acheter ses cadeaux de Noël. Cet Internet-là est aussi salutaire et révolutionnaire que l’invention de l’imprimerie ou de l’eau courante. Non, je parle de l’Internet social, ce monstre difforme et suceur de temps. Ce terrain vague de l’ennui. J’ai 42 ans.
“Les réseaux sociaux étaient ma drogue dure” Cyrille de Lasteyrie
Santé par la nature
Nos villes et ce qu'elles peuvent être
Musicothérapie
Consommation collaborative
J’aime à peu près toutes les activités qu’on peut pratiquer en nature. Mais je réalisais récemment - c’est idiot de ne pas l’avoir remarqué plus tôt - qu’un des plaisirs en forme de dénominateur commun à toutes ces activités réside dans l’observation et l’écoute des chants d’oiseaux. C’est une joie permanente d’être entouré en nature par le chant flamboyant d’une famille de cardinaux à poitrine rose, de voir aux mangeoires les geais bleus aux couleurs du drapeau national, les chardonnerets éclatants, les minuscules mésanges à tête noire, les sittelles, les tourterelles tristes, pics chevelus et pics mineurs, les roselins et sizerins, les gros-becs, les juncos. S’ajoutent au bout du lac les jaseurs des cèdres que j’apprécie sauf quand ils tentent d’attraper mes mouches à la pêche… Sans oublier les spectaculaires grands pics, dont la mitraille donne l’impression que le bois est envahi par les émules d’Al Capone !
Le silence des oiseaux
Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » - Ecologie
Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution » , affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ».Notre sélection de 20 applications écoresponsables - Le top green des applis
Manger sain, réduire son bilan carbone, s’habiller éthique... Être écoresponsable devient un jeu d’enfant grâce à une multitude d’applications aussi malignes que ludiques. À vos Smartphone ! Bio jusqu’au bout des doigts, c’est notre credo.Seul au bout du monde avec Sylvain Tesson
Dans un monde en crise, en mutation profonde, le mieux n’est-il pas de partir s’installer en solitaire dans une cabane au bord du lac Baïkal, loin des hommes et de leur tumulte ? Exploration de la fuite avec un écrivain voyageur en mouvement constant, dont le dernier livre a été récompensé par un Prix Médicis. © Thomas Goisque Ce désir de tout plaquer pour aller se retrouver seul dans la nature, que vous réveillez chez moi et probablement chez beaucoup de lecteurs, pose la question de la difficulté à vivre en société.La pauvreté a le visage d’un enfant
Le Canada fait piètre figure parmi les pays riches en matière de lutte contre la pauvreté des enfants, déplorent les Nations unies. Il arrive au 24e rang sur les 35 pays étudiés par l’UNICEF dans un rapport qui rappelle aux gouvernements que ce problème grave n’est pas une fatalité. En 2009, 13,3 % des Canadiens âgés de moins de 18 ans vivaient dans une famille dont les revenus étaient inférieurs à la moitié du revenu médian national, dit le rapport dévoilé hier et intitulé « Mesurer la pauvreté des enfants ». Cette proportion est pratiquement identique à ce qu’elle était en 1989 (13,7 %) lorsque le Canada s’était engagé à éradiquer ce mal avant l’an 2000, et se révèle supérieure au taux de pauvreté dans l’ensemble de la population (11,4 %). Ce résultat permet au pays de se classer devant des nations comme le Japon (27e avec 14,9 %), l’Italie (29e avec 15,9 %) et les États-Unis (avant-dernier avec 23,1 %).International : Vatican: Benoît XVI vit une « lourde épreuve »
La France, du pays de Cocagne au despotisme démocratique ?
Despotisme ? « A peine lâché, le mot fera naturellement frémir d’indignation », concède d'entrée l’auteur, pour mieux cadrer son propos : le despotisme dont il est question ici est d’un genre nouveau. Rien qui ne corresponde aux figures antiques, et désormais obsolètes du « tyran » , du « dictateur » ou du « despote » . Pas de schlague ni de férule ici, non.Le mème, ou l'art du détournement humoristique sur Internet#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20120502-[titres]#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20120502-[titres]#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20120502-[titres]#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujou
Cela peut commencer avec à peu près n'importe quoi . Une photographie, une citation dans une série télévisée, un dessin, une vidéo... Quelque part sur Internet, quelqu'un y ajoute une dose d'humour, parfois absurde, et le tout est largement diffusé, modifié à nouveau, amplifié : un mème est né.L'art du déplacement - Tous les chemins mènent au parkour
Il existe plusieurs façons de se rendre du point A au point B et les adeptes du parkour en exploitent toutes les possibilités. Ils affrontent les obstacles en sautant, en grimpant, en courant, et ils élèvent la locomotion à un niveau artistique. Puissante méthode d’entraînement, l’art du déplacement va même plus loin : il transforme la façon de voir la vie.Barry Schwartz on the paradox of choice
A double tranchant. Vrai sur certains points, et sur d'autres, cela remet le risque des "moi-je-sais" officiels qui peuvent eux aussi se tromper (ou se faire corrompre), et embarquer alors dans leur sillage tous ceux qui n'ont pas leur mot à dire. Discours donc à double tranchant, pouvant être bénéfique sur certaines choses (la simplification), mais aussi très malsain pour d'autres concepts (réduire les libertés). by Mar 4
Liens faibles, liens forts. Cette semaine le dossier d'InternetActu vous propose de revenir sur ce que sont les liens faibles, ce concept forgé par le sociologue américain Mark Granovetter permettant de distinguer nos relations selon selon leur proximité, mais aussi selon leur diversité et la richesse de ce qu'elles nous apportent. A l'heure des réseaux sociaux numériques, la compréhension de la structuration et du rôle de nos relations est devenu d'autant plus importante qu'elles forgent de plus en plus toutes nos actions en ligne. Quelle est la force des liens faibles, quelles sont leurs limites ?

