monétaire et budgetaire
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La Coordination des politiques monétaire et budgétaire Les controverses récentes dont ont fait l’objet la BCE et le Pacte de Stabilité et de Croissance, suggèrent l’importance, en marge d’une action sur la croissance potentielle, d’une coordination cohérente des deux instruments de régulation de la croissance effective, la politique monétaire et la politique budgétaire. Une régulation conjoncturelle efficiente requiert ainsi un policy mix cohérent, c’est à dire une combinaison des politiques monétaire et budgétaire qui permette, non seulement d’utiliser conjointement, mais aussi de coordonner efficacement ces instruments, pour réaliser les objectifs finaux de régulation conjoncturelle identifiés par Kaldor : la croissance économique, la stabilité des prix, l’équilibre extérieur et le plein-emploi.
EconPapers has moved to http://EconPapers.repec.org! Please update your bookmarks. Xavier Timbeau ( xavier.timbeau@ofce.sciences-po.fr ), Eric Heyer ( heyer@sciences-po.fr ), Sabine Le Bayon , Matthieu Lemoine , Catherine Mathieu ( catherine.mathieu@ofce.sciences-po.fr ), Hervé Péléraux , Mathieu Plane , Christine Rifflart , Danielle Schweisguth , Elena G F Stancanelli ( elena.stancanelli@free.fr ), Valérie Chauvin ( valerie.chauvin@banque-france.fr ), Guillaume Chevillon , Odile Chagny , Hélène Baudchon , Gaël Dupont and Amel Falah
La conjoncture économique de l'année 2010 s'annonce ambiguë au Venezuela. D'une part, le 8 janvier, le président du pays, M. Hugo Chávez, a décrété la première dévaluation du « bolivar fort » depuis son entrée en vigueur, le 1 er janvier 2008. Cette décision marque une rupture majeure dans la politique monétaire poursuivie depuis 2007, symbolisée par le slogan « Una economía fuerte, un Bolívar fuerte, un país fuerte » . D'autre part, ce tournant s'accompagne d'un ensemble de mesures qui s'inscrit dans la continuité directe de la Révolution bolivarienne menée par M. Chávez.
mardi 1er juin 2010. Les politiques conjoncturelles permettent aux pouvoirs publics d’intervenir sur le niveau de l’activité économique à court et moyen terme, afin d’assurer le plein emploi et la croissance par exemple. Elles reposent sur deux instruments principaux : la politique monétaire et la politique budgétaire. On distingue traditionnellement deux grands types de politiques économiques (chacune inspirée par un courant de pensée économique différent) : les politiques de relance de la demande, et les politiques de l’offre.
Les performances et l'influence de l'économie de l'Union européenne sont le résultat de la mise en œuvre de politiques économiques coordonnées, soit au niveau sectoriel (agriculture, échanges, environnement, monnaie) soit en termes structurels (politique de la concurrence, Europe sociale, économie de l'intelligence). Cependant l'Union peine à mettre en place une politique économique européenne compte tenu de l'articulation communautaire nécessaire entre l'autonomie nationale des politiques budgétaires (soumises cependant aux contraintes du pacte de stabilité et de croissance d'Amsterdam 1997) et de la politique monétaire, gérée au niveau supranational par la BCE. Au total, la construction de l'Union ouvre à long terme de nouvelles opportunités pour les entreprises, bien que les processus d'élargissement et la gestion de l'Euro soient aussi porteurs de menaces à court terme.
En bref • Les politiques économiques, au sens strict, sont l'ensemble des mesures prises par les pouvoirs publics et destinées à améliorer les performances macroéconomiques nationales. Elles supposent la mobilisation d'instruments spécifiques : Dans les faits, à court ou moyen terme, la politique conjoncturelle, poursuit un objectif, jugé prioritaire, par exemple soutenir l'emploi ou lutter contre l'inflation. Ces objectifs correspondent à des choix essentiellement politiques entre volonté de relance et politique de rigueur. Quand une politique conjoncturelle se prolonge (par exemple, la lutte contre l'inflation), elle devient structurelle, (c'est-à-dire de long terme), en modifiant durablement le comportement des acteurs.
Le thème de l'indépendance de la Banque centrale a reçu récemment une attention importante, tant dans la littérature théorique que dans le débat public. Celle-ci empêcherait les gouvernements de pratiquer des politiques économiques trop expansionnistes, qui, intégrées dans les anticipations des agents, sont impuissantes à soutenir l'activité et ne font qu'engendrer de l'inflation. Elle crédibiliserait la volonté de l'Etat de maintenir un bas taux d'inflation. Toutefois, les risques de cette indépendance ne semblent pas avoir été convenablement réfléchis.