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Genre et domination

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La femme idéalisée

Le poids de la jupe pour les petites filles. C'est dans le très dense rapport de l'IGAS, rédigé par Brigitte Grésy et Philippe Georges, sur l'égalité entre les filles et les garçons dans les modes d'accueil de la petite enfance que j'ai trouvé cette réflexion. Il s'agit, page 47 et suivantes, d'analyser l'impact des vêtements. On sait, et des études sociologiques, l'ont vérifié que l'accent est mis sur l'esthétique pour les filles, sur l'autonomie et l'agilité pour les garçons. Les filles sont encouragées à être jolies et à plaire, les garçons à être à l'aise. En conséquence leurs habits ne leur permettent pas la même autonomie - ni pour s'habiller : les vêtements de garçons ont des systèmes d'attaches plus faciles et plus accessibles alors que ceux des filles nécessitent plus souvent de l'aide, lorsque par exemple les vêtements se ferment dans le dos ou à l'aide de nœuds difficiles à faire à cet âge.

La photo vient de ce Pinterest. Women Seen As Sex Objects? Now There's Scientific Proof. Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. L’expression de la colère. Partie 3 : l’expression de la colère Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Vajrapani, un bodhisattva Nous avons vu que prendre de la place dans l’espace, et contrôler la conversation, étaient deux façons d’affirmer son statut social. Or, ces comportements sont considérés comme inappropriés pour les femmes. Colère et pouvoir La colère est une émotion, fortement inconfortable, qui répond à la perception d’une offense ou d’une négligence1. Afficher sa colère semblerait être lié à la notion de pouvoir. Ceux qui expriment de la colère sont perçues comme des dominants Par ailleurs, Larissa Tiedens a également mené une série d’expérimentations à ce sujet3. D’autres expériences, basées sur des photographies de visages, ont confirmé que les personnes qui expriment de la colère sont perçues comme plus dominantes que celles qui expriment de la tristesse ou de la peur4,5.

Expression de la colère : une question de sexe ou de genre ? 1. 2. Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres.

Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G.

(les fondateurs de l’analyse conversationnelle) en 19741, et qui restent toujours pertinentes. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. Le "male gaze" (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…).

Selon moi, on peut aussi l’étendre à l’expérience quotidienne, celle d’un regard omniprésent, un regard qui est aussi jugement et auquel on ne peut pas échapper. Origines du concept: Laura Mulvey, « Visual pleasure and Narrative cinema » En 1975, la critique de cinéma Laura Mulvey forge et définit le concept dans un article intitulé « Plaisir visuel et cinéma narratif ». Cela n’est évidemment pas valable que pour le cinéma. Publicité. Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace. Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Dans cette nouvelle série d’articles, nous nous intéresserons à différents comportements qui sont typiques des dominants (occuper beaucoup d’espace, avoir beaucoup de temps de parole et parler fort, exprimer certaines émotions comme la colère…).

Nous verrons également qu’il est considéré comme peu convenable pour une femme de les arborer. Brigitte Laloupe aborde ce thème dans son livre « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ». Cela m’a passionnée et j’ai voulu approfondir ce point. Occuper beaucoup d’espace : un attribut du dominant Les dominants ont droit à plus d’espace1. Plus précisément, l’espace personnel des dominants est plus grand2. En corrélation avec un plus grand espace personnel, les dominants ont tendance à occuper plus d’espace avec leur corps.

L’utilisation de l’espace est donc un très bon indicateur de statut social.