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Agisme envers les enfants

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Education sans violence

La première oppression. Tu ne m’en voudras pas, lecteurice, d’avoir attendu longtemps avant de vraiment aborder le sujet. Trop de choses à dire et je ne sais pas par où commencer. Bien que j’ai déjà abordé le sujet ça et là entre les lignes, et que je suis presque entré dans le vif avec l’article Insoumission à l’école obligatoire, j’ai longuement hésité avant de livrer mes propres réflexions. Diverses formes d’oppression nous touchent et s’entrecroisent, se renforcent les unes les autres.

Les plus évidentes ne sont pas celles qu’on voit le plus souvent, mais celles qui ont été le plus dénoncées et combattues par le passé: le racisme, le sexisme. Le terme lui-même n’est pas très clair parce qu’il est utilisé pour définir des formes de discrimination qui sont, en fait, multiples. Mais ce dont je veux parler ici, c’est de la façon dont on traite les enfants. Considérons quelques faits: En France, les enfants demeurent la seule catégorie d’être humains qu’il demeure légal de frapper.

Voilà. Les petites claques. « La raison du plus fort est toujours la meilleure. » JDLF« Tu verras, quand t’auras des enfants. » Des gens. Ces derniers temps il a été question de violence physique envers les enfants, suite à la campagne « il n’y a pas de petite claque » initiée par la Fondation pour l’Enfance. On a vu aussi, encore une fois, le défilé de justifications. Il faut bien qu’ils apprennent les limites. Il faut bien qu’ils ne deviennent pas des enfants-roi, des enfants-tyrans; le spectre de l’enfant-roi est agité comme une marionnette, dressant encore des enfants le portrait de petites bêtes à civiliser de peur qu’ils ne deviennent des monstres.

En passant je résisterai pas au (dé)plaisir grinçant de vous partager quelques citations relevées dans les commentaires de cet article. Voici les conséquences attendues si on arrêtait de frapper les enfants: sinon on a de jeunes cons dehors a points d’heure, 12ans avec une clope et plaisantant sur sa première cuite!

On en frémit d’horreur. Notez les guillemets. « Il n'y a pas de petite claque » : stop à la violence éducative. Pondu par Marie.Charlotte le 18 juin 2013 « Une petite claque pour vous. Une grosse claque pour lui. Il n’y a pas de petite claque ». C’est le slogan de la campagne de sensibilisation web-TV lancée par La Fondation pour l’Enfance, contre « les violences éducatives ordinaires ». Ce spot de 30 secondes réalisé gracieusement par 75 et Circus pour l’agence ROSAPARK met en scène la violence réelle d’une « petite » claque : Il y aurait des « bonnes » et des « mauvaises » raisons de mettre des claques.

Toutes ces idées reçues et bien d’autres sont non seulement fausses, mais dangereuses pour l’enfant. . « Il n’y a pas de petite claque, ni de petit coup, toute violence envers nos enfants peut avoir des conséquences sur leur santé physique et psychologique. [...] Un « héritage » qu’il est urgent d’abandonner À la question posée sur le site du Parisien « Enfants : Faut-il définitivement proscrire les claques ? Ce slogan pouvait prêter à confusion. La réponse à la violence est une réponse instinctive. Ne le prend pas dans tes bras. Quelle mère n’a jamais entendu ça? « Ne le prend pas dans tes bras, il va s’habituer ». « Laisse-le pleurer, ça lui fera les poumons ».

La violence éducative commence tôt, très tôt. L’enfant à peine né, il faut couper le cordon, se garder d’être trop « fusionnel », le laisser seul pour qu’il « s’habitue ». L’envoyer à l’école le plus vite possible. Même en n’en sachant que très peu sur les enfants, il m’a toujours semblé que ces gentils théoriciens du « ne le prend pas dans ses bras, il pourrait s’habituer » en savent encore beaucoup moins que moi. Autonomie. Je ne veux pas parler ici de façons de s’occuper des enfants, ce n’est pas vraiment le sujet. La mère et l’enfant dans les théories psychanalytiques Un bébé, pour beaucoup de gens, c’est un tube digestif armé de puissantes cordes vocales. Un bébé, pour de nombreux professionnels, psys et en particulier dans la tradition psychanalytique, est une sorte de monstre en devenir, un individu dangereux, qu’il faut dresser. . (1) . (2) M. Violences Âgistes. Le harcèlement moral au sujet de mon apparence physique était une spécialité de ma mère.

Dès mon enfance je fus convaincue d’être une immondice, une tache disgracieuse qu’elle avait la bonté de tolérer dans son sillage. Cependant, elle devait tâcher de rester discrète afin de ne pas passer pour un monstre auprès de ses proches mais se faire passer pour une mère respectable qui soutient son enfant. Mais… Mais il y a un sujet sur lequel elle pouvait me harceler, m’insulter, sans aucune retenue et en recueillant l’actif soutient des autres adultes : mon poids. J’étais une enfant particulièrement maigre. Ma mère quant à elle en était ravie et voulait absolument que je reste ainsi. Malgré toutes ses précautions, je devins grosse à ses yeux dès que ma puberté commença, et qu’il y eu donc quelque chose entre ma peau et mes os. Puis je pris réellement du poids. 40 kilos à 13 ans, 50 à 14 ans, 60 à 15 et 70 à 16. Ma mère écumait. Connards. Je mesure 1m65, je pèse 70 kilos.