Politique : Hollande renvoie le centre à droite. Les socialistes souhaitent capter les voix à la gauche du MoDem pour éviter à tout prix un second tour Hollande-Bayrou.
Finalement, c'est non. Après avoir, à un moment, donné le sentiment qu'il pourrait faire de la place à François Bayrou dans une éventuelle majorité de gauche, François Hollande a évacué l'hypothèse jeudi soir. À sa manière, d'abord en entrouvrant la porte, puis en la refermant. «Ceux qui soutiendront ma candidature au second tour de la présidentielle ont vocation à gouverner avec moi», a commencé le candidat socialiste à la présidentielle. La proposition vaut pour le président du MoDem? Tout à sa stratégie de rassembler la gauche dès le premier tour, François Hollande s'emploie à renvoyer François Bayrou dans le camp de la droite. «Le centre n'est ni de gauche ni de gauche» Les mains tendues sont donc devenues non seulement inutiles, mais inopérantes. » Le MoDem doute du projet d'Hollande.
Bayrou ne veut plus de plan de rigueur. Droit dans ses bottes.
François Bayrou maintient son idée. L'homme reste sur ses positions et souhaite soutenir la production française. Et à ceux qui pensent qu'il s'agit d'une révélation tardive, le Béarnais répond qu'il a toujours défendu cette position. Faire l'union nationale constitue également l'une de ses « priorités cruciales » pour sortir la France « du drame économique et social ».
Le président du Modem et candidat à l'Elysée a rappelé aussi qu'un nouveau plan de rigueur ne serait « qu'une rustine de plus ». Et pour le prouver, Bayrou dresse la liste des maux français. « Au moment où les mauvaises nouvelles s'accumulent, entrée officielle en récession, menace imminente de perte de la notation AAA, montée du chômage, perte de pouvoir d'achat, déficit et dette, les priorités cruciales pour sortir du drame économique et social sont de produire et soutenir la production en France et de rassembler les forces du pays » insiste-t-il.
"Sortir des guerres stupides de clans" Elysée 2012 Philippe Douste-Blazy votera Bayrou. Avec Douste-Blazy, Bayrou gagne un nouveau ralliement. Porté par de bons sondages, le candidat centriste François Bayrou multiplie les ralliements d'anciennes figures de l'UDF et ministres de centre-droit, comme le co-fondateur de l'UMP Philippe Douste-Blazy, déçus par "la droitisation" de Nicolas Sarkozy C'est un ralliement à haute valeur symbolique: Philippe Douste-Blazy, l'un des fondateurs de l'UMP, a annoncé dimanche dans une tribune au Monde.fr qu'il voterait pour le leader centriste à la présidentielle.
"Cette famille du centre qui s'était séparée est en train de se regrouper et ceci est inéluctable si elle veut avoir un poids dans la vie politique française", a salué François Bayrou sur France 5. "Ces rassemblements clarifient le paysage. Au bout du compte, les Français auront deux choix, une solution classique avec Sarkozy ou Hollande, ou bien, ils voteront pour moi et le système sera changé.
Il y aura un mouvement irrésistible de renouvellement de la vie politique de notre pays", a-t-il ajouté. Des ex-UDF, des Nouveau Centre...