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Snowden, Assange, Wikileaks, Anonymous : pourquoi la vision du grand public est erronée. Pancarte pro-Assange, le 18 août 2012 à Londres devant l'Ambassade de l'Équateur (D.LIPINSKI/SIPA) Parmi les utopies d’aujourd’hui, il en est une qui est mal connue et mal comprise du grand public. Elle n'a d’ailleurs même pas de nom officiel, standardisé. Pourtant, elle existe bel et bien. Je l'appelle "e-anarchisme", puisqu'elle recycle sur internet, pour une bonne part, des concepts des penseurs anarchistes du XIXe siècle. Ni des pirates, ni une armée underground L’e-anarchisme a ses organisations militantes. Les deux plus célèbres sont, à ce jour, Wikileaks et Anonymous. Les e-anarchistes ne sont ni des pirates du Web, ni une armée underground, ni un parti politique. Anonymat et partage sans censure Au premier rang des combats de l’e-anarchisme se trouve le droit à l’anonymat sur Internet. Prenons quelques exemples. Ne comprenant pas le fonctionnement d’Anonymous, les médias imputent ces actions à Anonymous dans sa totalité.

Un espace anarchique Une pensée construite.

Wikileaks

Anonymous. Adoption de la loi sur le renseignement: sécurité contre liberté • Brèves, Renseignement, Surveillance, Espionnage, Assange, Julian Assange, Wikileaks. Une situation schizophrénique? La preuve d’une inquétante inflation sécuritaire, du moins. Tandis que la révélation de l’écoute de nos présidents et des plus hauts représentants de l’État par les services américains de la National Security Agency (NSA) fait la Une des journaux, suscitant l’indignation des élus, parfois victimes de ces écoutes, ces élus adoptent le même jour, mercredi 24 juin 2015, la loi sur le renseignement à l’Assemblée. Au prétexte de « se protéger contre l’espionnage », les députés français s’apprêtent à autoriser la surveillance généralisée de… leurs concitoyens.

Lanceurs d’alerte Qu’on comprenne bien : la bravoure d’Edward Snowden louée comme un acte civique ou la cause défendue avec témérité par Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, auquel l’opinion apporte un large soutien, est dans le même temps battue en brèche au Parlement, dans l’indifférence. Boîtes noires En jeu ? Sécurité vs. Mentir, est-ce grave? • Les carnets aléatoires de LHL • Mensonge, Vérité, Crime, faute, fable, Fiction.

Mentir, est-ce si grave ? Sans doute… Mais, pourquoi ? Et est-ce si simple ? Tout d’abord il y a la question de la définition du mensonge. Ensuite, il y a le contexte du mensonge - on peut mentir dans certaines circonstances pour éviter un mal plus grand. Enfin il existe des degrés de gravité du mensonge - mais ceci découle de cela, on va le voir. La définition du mensonge tout d’abord. . « Mentir sans profit, ni préjudice de soi, ni d’autrui, n’est pas mentir : ce n’est pas mensonge, c’est fiction » Jean-Jacques Rousseau On s’en tiendra à cette dernière définition puisque elle seule comporte des enjeux d’ordre moral. La position de Benjamin Constant (ou de Vladimir Jankélévitch) est moins ambiguë : on peut mentir « par humanité » pour sauver la vie d’un ami, ou pour tromper un officier nazi (Jankélévitch).

Une fois ce point éclairci (une tromperie bien intentionnée reste une tromperie, mais elle peut parfois être un moindre mal), tous les mensonges sont-ils également blâmables ? Les Anonymous prévoient un attentat qui échappe à la NSA. De passage à Strasbourg mercredi 18 novembre pour une intervention au Forum mondial de la démocratie, William Binney, ancien officier de renseignement de la NSA et démissionnaire en octobre 2001, met en garde la France contre des mesures attentatoires aux libertés publiques qui pourraient être prises suite aux attentats, comme ce fut le cas aux Etats-Unis après le 11 Septembre. Mais surtout, il se montre très critique vis-à-vis d’une stratégie de renseignement qui repose sur la collecte massive d’informations. Aux Etats-Unis, « nous aurions pu choisir une approche rationnelle du renseignement (...), mais au lieu de cela, nous avons choisi la collecte massive d’informations », explique-t-il. « Ce que je ne cesse de dire, c’est que c’est la recette de l’échec garanti. » Mais il se montre plus précis en faisant référence à la fusillade contre une exposition de caricatures de Mahomet qui avait eu lieu à Garland, au Texas, en mai 2015 :

Anonymous, quel impact pour Wikileaks? Alors que le collectif de hackers a lancé une vague de cyber-attaques contre des sociétés ayant lâché Wikileaks, le gouvernement américain n'a toujours pas pris une position claire sur le sujet. Le chapitre actuel de la saga WikiLeaks m'aura finalement forcé à sortir de ma semi-retraite de blogging! Alors que je cherche toujours à comprendre ce qu'il s'est passé ces dix derniers jours, voici quelques analyses sur Anonymous et les défis auxquels doit faire face un gouvernement Obama qui cherche en ce moment-même une réponse adéquate à WikiLeaks. L'impact de la récente vague de cyber-attaques lancée par les Anonymous à l'encontre des quelques sociétés qui ont évincé WikiLeaks de leur liste de clients –Amazon, EveryDNS, MasterCard, Visa et autres– est difficile à mesurer.

Je ne pense pas que ces attaques vont pousser ces entreprises à réexaminer leur position, faire la paix avec WikiLeaks et leur offrir des bons de réduction pour compenser. Illégalité? Le silence de WikiLeaks Evgeny Morozov. Hackers libertaires : "Notre but, c'est partager la connaissance" Guyzmo au milieu de son matériel (Céline Chadelat). Sous les néons du quatrième étage d’un immeuble du quartier du Marais, à Paris, baptisé le Loop (Laboratoire ouvert ou pas), se retrouvent depuis quelques mois les hackers de la région parisienne, devenus squatteurs par la même occasion. Ce mardi soir, ils sont une dizaine, âgés entre 18 et 35 ans. Ils passent environ dix-huit heures par jour reliés aux flux d’informations, portent les cheveux longs « par flegme ». Un doux parfum libertaire flotte dans l’air. Une fougère s’épanouit dans le creux d’un modem éventré.

Erreur404, c’est son pseudo, un tuyau d’aspirateur à la main, gonfle des rouleaux plastiques destinés à soutenir une tente de conférence pour un futur festival. Le détournement d’objets ou de systèmes de leur usage initial est une spécialité du hacking. « Notre but, c’est le partage de la connaissance, tout ce qui est fait ici est publié », explique Guyzmo. Telecomix : pas de leader, pas de membre, pas de hiérarchie. S'engager avec Geoffroy de Lagasnerie. Mourir pour Internet ou les nouvelles formes de l'engagement. Nous avons chacun nos obsessions, parfois inavouables. La mienne consiste à me demander, à propos de tout, si le numérique y change quelque chose. Le numérique change-t-il quelque chose à la manière dont nous réfléchissons ?

Le numérique change-t-il quelque chose à nos relations familiales ? A l’amour ? A l’idée que je me fais de la mort ? Etc. La question posée ce matin - « pour qui, pour quoi êtes-vous prêts à risquer ou à donner votre vie aujourd’hui ? Sans doute pas. En revanche, sur les formes de l’engagement, le débat est plus ouvert. A la question de savoir où le numérique affecte vraiment nos vies, j’aurais donc tendance à penser que c’est là, dans le lieu où l’intime s’articule avec la politique, que quelque chose est en train de bouger.