Les inégalités ne sont pas une fatalité. 25 octobre 2006 - La montée des inégalités n’est pas inéluctable.
Leur évolution dépend de choix politiques et il est possible de les réduire, explique Jean Gadrey, économiste. Extrait de son livre « En finir avec les inégalités », paru aux éditions Mango. Une des premières preuves de la non irréductibilité des inégalités que nous connaissons, c’est qu’il existe dans l’histoire contemporaine des périodes où elles ont nettement diminué. Les tendances inégalitaires actuelles n’ont pas toujours été la norme. Entre 1910 et 1940 par exemple, les inégalités de revenu et de patrimoine ont fortement diminué, en France et dans les pays industrialisés [1]. Considérons la plus proche de nous : du milieu des années 1960 à 1982.
Il ne s’agit pas d’idéaliser cette période. Comment font les autres ? Une deuxième preuve décisive que les inégalités actuelles ne sont pas fatales est fournie par les comparaisons internationales. La solution libérale contre les inégalités. Trouver les moyens d'une "discrimination positive" en direction des plus défavorisés, tout en essayant également de ne pas opposer les "exclus" au reste de la société, tel est l'enjeu principal d'une nouvelle politique sociale": voici le pari de la Fondation Saint-Simon.
Gagné? Oui et non. Au fil de l'ouvrage, l'état des lieux du social est effectivement accablant. Les auteurs mettent remarquablement en lumière l'ampleur et la croissance des inégalités au sein de la société française. Des inégalités aux multiples facettes: face à l'emploi et aux mutations, à l'école, à la ségrégation spatiale qui progressent en partie à cause d'une décentralisation mal maîtrisée, ou face à la justice, domaine souvent oublié.
De nombreuses propositions vont dans le bon sens. Mais, globalement, la "nouvelle république sociale" que propose la Fondation Saint-Simon n'est pas tout à fait convaincante, en particulier sur la question du chômage et de la protection sociale. Commenter cet article. Observatoire des inégalités. 20 septembre 2010 - L’organisation des Nations Unies (ONU) organise du 20 au 22 septembre 2010 le Sommet des Objectifs du millénaire pour le développement.
L’occasion de proposer une synthèse sur la pauvreté dans le monde. Par Cédric Rio, de l’Observatoire des inégalités. En l’an 2000, l’Organisation des Nations Unies (ONU) organisait un sommet autour de la lutte contre la pauvreté dans le monde, le Sommet du Millénaire. Durant ce sommet, huit objectifs visant à réduire la pauvreté dans le monde ont été fixés. Une décennie plus tard, l’objet du sommet du 20 au 22 septembre 2010 vise à établir un état des lieux des avancées contractées dans ces différents domaines. En dix ans, la situation des plus pauvres du monde s’est améliorée. Plusieurs points noirs, toutefois, doivent également être signalés. Les articles parus sur le site de l’Observatoire des inégalités permettent de faire un bilan provisoire de la lutte contre la pauvreté dans le monde. Cédric Rio Les données principales. La lutte contre les inégalités est au coeur du sujet.
Les plus riches du Nord ont une responsabilité dans les désordres écologiques qui va bien au-delà de l'impact direct de leurs gaspillages sur l'environnement.
En effet leur mode de vie sert de modèle et de but à atteindre pour toute la planète. "Le mode de vie américain n'est pas négociable", assénait il y a près de vingt ans George Bush père, pour refuser de s'engager à limiter les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis. Et ce mode de vie a servi de modèle au monde entier tout au long du XXe siècle.
Mais aujourd'hui il est tout simplement incompatible avec les grands équilibres écologiques de la planète. Ce qui complique terriblement les choses pour en changer, c'est l'ampleur des inégalités qui se sont creusées depuis trente ans: la consommation de plus en plus purement ostentatoire des riches des pays riches continue en effet à entraîner la planète tout entière dans la dynamique du toujours plus de gaspillage. Un exemple à ne pas suivre Est-ce si grave? Commenter cet article.