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Alternatives Economiques : actualité économique et sociale, information économique et sociale. Renault et les délocalisations. Retour sur le projet de production de la Clio 4 à Bursa, en Turquie. Et pourquoi cela annonce un mouvement bien plus vaste de départ de l’industrie de la France, voire de l’Europe occidental. Il y a une quinzaine de jours, le quotidien La Tribune prétendait savoir que Renault allait produire la quasi-intégralité des Clio 4 en Turquie. Le site de Flins (où sont actuellement produites l’essentiel des Clio 3) ne gérerait plus que le reliquat. La rumeur fit un tollé. Renault, pour beaucoup de Français, ce n’est pas qu’une grande entreprise Française ou une ancienne entreprise publique où l’état reste le premier actionnaire.

Renault c’est, depuis un siècle, un acteur majeur de l’industrie, de l’économie et de la politique hexagonale. La firme au losange fait partie de l’histoire de France contemporaine. Une quinzaine de jours de dénégations, de gesticulations politico-médiatiques (ou médiatico-politiques) et de « convocation » de Carlos Ghosn plus tard, un accord était trouvé. NIKE et LES MULTINATIONALES : Nike multinationales Roger Romain Courcelles Belgique Marxisme Léninisme Socialisme Communisme Paix Internationalisme Anti-racisme Anti-fascisme Unité des Travailleurs : bienvenue !

NIKE et LES MULTINATIONALES : Réalisant en Asie 99 % de sa production, Nike a développé tout un "art de gestion de la sous-traitance" qui consiste à veiller à ce que ses fournisseurs soient toujours sur le fil du rasoir : l'entreprise américaine ne délivre des licences Nike qu'à ceux qui ont une bonne productivité, qui respectent la qualité exigée et qui ne se mettent pas en grève.

Cette licence étant révisée tous les mois, il n'y a aucun droit à l'erreur. Mais le capital financier est aussi au centre de la faiblesse des multinationales Quand l'importance des capitaux financiers qu'une firme peut rassembler dépend du niveau de ses cours boursiers, et donc de l'image qu'elle donne au niveau mondial, alors cette multinationale devient vulnérable.

Pour en savoir plus George Menahem. LA DÉLOCALISATION EST-ELLE ENCORE PAYANTE? - enquête. Voir ailleurs si l'herbe est plus grasse, ou plutôt partir pour éviter de connaître des périodes de vaches maigres. C'est la décision qu'ont dû prendre certaines sociétés françaises dès la fin des années 80, emboîtant le pas aux firmes américaines et allemandes qui avaient déjà fait, plus tôt, ce choix de la délocalisation.

Selon une récente étude de l'Insee sur l'évaluation de l'impact du commerce international sur l'emploi, près de 12 % des chefs d'entreprises de plus de 20 salariés ont déclaré avoir délocalisé entre 2002 et 2007. Première raison invoquée par les sociétés quittant le sol français: faire baisser le prix de revient en faisant travailler des «mains» moins onéreuses et être ainsi plus compétitives face à des concurrents bénéficiant de coûts de production plus faibles. La réduction de la masse salariale serait en effet la principale motivation pour 79 % des PME (source KPMG-Medef). D'autres critères poussent les entreprises à tenter l'aventure vers d'autres contrées.

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