Les élites débordées par le numérique. Gouvernants, syndicats ou lobbys traditionnels se révèlent désemparés face aux nouvelles pratiques économiques et sociales nées avec Internet. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laure Belot Septembre 2013. Un bijoutier niçois tue son agresseur et reçoit, en cinq jours, plus d’un million de soutiens sur Facebook. Massif, ce mouvement numérique a laissé l’appareil d’Etat « comme une poule avec un couteau », avoue aujourd’hui un membre d’un cabinet ministériel. « Devant ces nouveaux usages en ligne, ajoute-t-il, nous avons du mal à formuler des réponses. » Qu’il y ait eu ou non manipulation des chiffres, cette mobilisation hors norme est intéressante, quand on sait qu’un rassemblement en soutien au bijoutier, organisé à Nice le 16 septembre, n’a pas réuni plus de 1 000 personnes. « On a toujours relié manifestation physique et soutien affectif, observe le PDG d’Ipsos, Jean-Marc Lech.
Or le numérique entraîne une révolution de l’appréhension sociologique. » Peut-on changer les choses ? «Il n’existe pas 2 sexes (mâle et femelle) mais 48» Berlin, 19 août 2009, Championnats du monde, finale du 800 mètres «dames» : la Sud-Africaine Caster Semenya, 18 ans, accomplit un véritable exploit en courant la finale du 800 mètres féminin en 1 minute 55 secondes 45 centièmes. Sa victoire est de courte durée.
À peine la course finie, le staff des équipes rivales et les journalistes sportifs accusent la championne d’être un homme. Les épaules de Caster Semenya sont trop larges, son bassin trop étroit, sa poitrine trop plate, ses maxillaires trop carrées… «trop», «trop», «trop»… pour être considérée comme une «authentique femme». Le commentateur Mondenard déclare même sur Europe 1 «onze athlètes avaient une culotte et une seule avait un bermuda» (1). L’accès aux toilettes pour dames lui est interdit (alors qu’elle urine avec une vulve). Les personnes qui, comme Caster Semenya, naissent pseudo-hermaphrodites nous obligent donc à revisiter cette question des catégories sexuelles avec des yeux nouveaux (6).
Photo © Reuters. Un monde sans sexe, la fin d'un scandale scientifique de cinquante ans. LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Yann Chavance Chez les animaux, la règle semblait immuable : pour avoir une descendance, il faut un mâle et une femelle. L'omniprésence de la reproduction sexuée dans le monde animal est pourtant longtemps restée un mystère. Pourquoi devoir chercher un partenaire lorsque l'on pourrait simplement produire un clone de soi-même, comme le font d'ailleurs les bactéries ? Pour répondre à cette question, il faut plonger au cœur du matériel génétique. Dans chaque cellule, les chromosomes, supports de l'information génétique, existent en deux exemplaires, l'un provenant du père, l'autre de la mère.
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder chez l'homme à quel point chaque enfant d'un même couple est différent. Le brassage génétique apporté par la reproduction sexuée semblait donc être un tel avantage évolutif que bon nombre de scientifiques jugeaient tout autre mode de reproduction voué à l'échec. Filiation, état civil, héritage...: ce que changera la loi pour les couples homosexuels. Mariage pour tous : peu de changements en matière d'adoption. « Père et mère », code civil, référendum… les contre-vérités sur le mariage homosexuel.
La manifestation contre le projet de loi ouvrant droit au mariage entre personnes de même sexe a réuni dimanche 13 janvier entre 350 000 et 800 000 personnes dans les rues de Paris. Un succès de mobilisation pour ses organisateurs. Mais parmi les pancartes brandies par les manifestants, comme parmi les prises de position de ses représentants, nombre de slogans et d’arguments sont factuellement discutables, voire faux.
Petit résumé de ces intox. 1/ Les mots de « père et mère » ne vont pas disparaître du code civil Ce qu’on entend : « Nous allons lutter sur les conséquences du texte, dont la disparition du terme de « père » et de « mère » dans la plupart des articles du code civil. » (Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, interview au Monde). Ce qu’il en est : C’est l’argument massue des anti-mariage, et l’un des plus entendus dans les cortèges, où il figurait sur nombre de pancartes. Reste un point encore flou : l’adaptation dans le livret de famille. 4. L'Assemblée a adopté l'article qui ouvre le mariage aux homosexuels.
La rue, fief des mâles. L'espace urbain est ultrasexué, pensé par et pour les hommes. Au point que les femmes érigent des barrières inconscientes et traversent les lieux publics bien plus qu'elles ne s'y attardent. LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Fanny Arlandis Sur le trottoir ou dans le métro, on croise des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes. A première vue, l'espace public est mixte. Surtout, contrairement à ces derniers, "les femmes ne font que traverser l'espace urbain, elles ne stationnent pas", explique le géographe Yves Raibaud, coproducteur d'un rapport, en 2011, commandé par la communauté urbaine de Bordeaux. Sifflées, collées, insultées, autant de situations que vivent les femmes dans la rue. Les parents en tirent des conséquences en disant très tôt à leurs filles comment se comporter et s'habiller.
En 2011, selon l'Insee, 1,9 % des femmes ont déclaré avoir subi une agression physique, alors que 10 % subissent des violences conjugales. Les hommes du Libre ne sont pas tous des connards. « L ‘open source n’est pas une zone de guerre. Les hommes ne sont pas tous des connards. » Tel est le titre d’un article publié par des femmes de la communauté Perl . Un constat sensiblement différent du billet Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier de MarLard, qui fit couler beaucoup d’encre récemment dans la blogosphère francophone. L’open source n’est pas une zone de guerre. Les hommes ne sont pas tous des connards. Open Source Is Not A Warzone. Collectif féminin de la communauté Perl - Mai 2013 - Site personnel de Su-Shee (Traduction : audionuma, Sphinx, tcit, Ag3m, Garburst, audionuma, goofy, MFolschette, Asta, Hype, KoS + anonymes) Nous sommes des femmes techniciennes.
Nous assistons à des conférences techniques, participons à des groupes d’utilisateurs et à des hackatons avec nos collègues développeurs masculins. Et nous aimons ça. Oui, nous avons rencontré des connards dans nos vie. Facebook : les masculinistes lancent la contre-offensive. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Martin Untersinger Combattre plus efficacement les contenus violents et sexistes : c'est l'engagement récemment pris par Facebook sous la pression de groupes féministes.
Mais une poignée d'activistes et d'utilisateurs du réseau social y voient une atteinte à la liberté d'expression, voire même une autre forme de sexisme. A lire aussi : Facebook contraint de revoir sa gestion des contenus haineux et sexistes Masculinistes, associations de "défense des droits des hommes"...
Sur ces sites ou ces groupes Facebook à l'audience restreinte, mais très active, la décision de Facebook passe mal. Certains y voient une forme de censure. "Tout ce qui sera ne serait-ce que légèrement critique [vis-à-vis] du féminisme sera désigné comme haineux, ou misogyne", peut-on ainsi lire sur ce blog. D'autres ne perçoivent pas la décision de Facebook comme une lutte contre la violence, mais comme une attaque contre les hommes. Pas de sexisme chez les Libristes ? La semaine dernière, nous publiions la traduction L’open source n’est pas une zone de guerre, les hommes ne sont pas tous des connards .
Armony Altinier , fondatrice du groupe accessibilité de l’April et l’une des initiatrices de la soirée Libre Diversité , a souhaité réagir à cet article. Pas de sexisme chez les Libristes ? Armony Altinier - Mai 2013 Le Framablog a publié récemment une traduction d’un article intitulé « L’open source n’est pas une zone de guerre, les hommes ne sont pas tous des connards » . Titre éloquent qu’on a immédiatement envie de compléter en disant : « et les femmes ne sont pas toutes des féministes » . Cet article était introduit un peu maladroitement [ 1 ] de cette façon : « Un constat sensiblement différent du billet Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier de MarLard, qui fit couler beaucoup d’encre récemment dans la blogosphère francophone. » Qu’en est-il exactement ? Quelqu’un commet un vol : c’est un voleur.
Trop d'images violemment sexistes sur Facebook. Facebook a "échoué" à mettre en place "un système fonctionnant de manière efficace pour identifier et supprimer les contenus incitant à la haine" sur sa plateforme, "particulièrement en ce qui concerne les contenus s'attaquant aux femmes". L'aveu de Facebook dans un communiqué daté du 28 mai n'est pas anodin pour un site de plus d'un milliard d'utilisateurs, qui proclame dans ses "standards de communauté" ne pas tolérer "l'intimidation, le harcèlement, les propos haineux" – seulement un droit à "l'humour" .
Ces déclarations interviennent après une intense campagne en ligne de Women, Action and the Media (WAM) et des dizaines d'autres associations de défense des femmes et de lutte contre le sexisme. Elle s'est engagée le 21 mai avec la publication d'une lettre ouverte ( version française en PDF ) demandant des "mesures rapides, complètes et efficaces face à la représentation actuelle du viol et de la violence anti-femme sur Facebook" .
Lire aussi : " Ma patronne, cette féministe " Près de la moitié de ceux qui pourraient recevoir le RSA ne le demandent pas. Près de la moitié des bénéficiaires potentiels du revenu de solidarité active (RSA) ne le demandent pas, souvent par méconnaissance du dispositif qui a remplacé il y a trois ans le revenu minimum d'insertion, selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Le RSA peut constituer un revenu minimum pour les personnes sans ressources (appelé alors "RSA socle") ou bien compléter un petit salaire ("RSA activité"). Fin 2010, le taux de "non-recours" au RSA socle était de 35 % en moyenne, relève cette étude publiée vendredi 6 juillet par la CNAF, tandis que ce taux atteignait 68 % dans le cas des compléments de salaires, soit en tout "près de la moitié" des bénéficiaires potentiels du RSA.
Près de 1,7 million de personnes éligibles au RSA n'en étaient donc pas bénéficiaires, "induisant un montant non distribué de l'ordre de 432 millions d'euros", ajoute la CNAF, qui a versé en 2010 environ 8 milliards d'euros de RSA.
Conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l'information ?