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ÊTRE

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Conscience et philosophie - Dieu, l'homme, le divin - ontologie phénoménologie. Conscience de l'être à l'étant La philosophie, entre science et religion Qu'est-ce que prouver ? C'est ramener une affirmation douteuse, par un raisonnement tenu pour valable, à une affirmation tenue pour certaine. A. Le fondement de toute religions, de toute mystiques de toutes grandes spiritualités, c'est le divin, l'immatériel, l'être. Née de la mystique et de la science, la philosophie cherche à réunir l'être et l'étant. Orphisme, Pythagorisme En relation avec l'extase Philosophie grecque et hindouisme Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité. » Karl Jaspers Des rencontres entre l'hindouisme et le monde archaïque grec, se sont-elles produites ?

Si ce lien existe, il n'est pas absurde de penser que les expériences d'extase, depuis longtemps pratiquées en Inde, aient pu voyager jusqu'en Grèce présocratique. Avant Kant. Conscience de soi et existence - 1. De tous les auteurs, Descartes, au début de la quatrième partie du Discours de la méthode, est celui qui tente cette aventure avec le plus d'audace et de déterrmination : Ne nous contentons pas de nous interroger une seconde sur la question de savoir si oui ou non le monde, les « noumènes », les « objets physiques » existent, et revenons sur ce problème un instant.

Nous avions rejeté ici l'hypothèse de la non-existence des objets physiques en vertu de trois arguments : d'abord les autres nous en parlent comme s'ils existaient (mais nous savons à présent que nous ne pouvons pas faire confiance au « savoir » d'autrui) ; ensuite ce n'est pas parce que nous ne percevons pas directement l'objet physique qu'il n'existe pas ; enfin, les sense-data que je perçois sont autant d'indices de l'existence de l'objet physique (mais dans le songe, nous rappelle Descartes, nous voyons aussi toutes sortes de choses dont nulle, pourtant, n'existe).

Aucun de ces trois arguments n'est absolument décisif. Conscience de soi et existence - 2. II. La perspective de la mort ; plus exactement, un seul point de vue, faute de mieux. Un seul point de vue, en raison de nos limites spatiales (les limites de la peau) et temporelles (notre espérance de vie). Nous y voilà : depuis le début de la recherche, nous savons que nous sommes, constitutionnellement, naturellement, et par définition, des êtres limités dans le temps ; autrement dit : des êtres mortels. De là un « grand écart mental » extrême : dans mon avenir (chronologique), je suis sûr de ma propre mort (encore en ignoré-je les circonstances ou la date précises : on pourrait donc dire que je ne suis sûr que de ma propre mort, élément constitutif de ma condition) ; et en même temps, dans la présence immédiate que la conscience réfléchie se manifeste à elle-même, je sais que je ne puis penser que je suis « absent » - encore moins que je ne suis pas.

La mort, certaine, m'est et me reste non seulement inconnue, mais inconnaissable. 1) La mort, seule valeur « sûre » Conscience de soi et existence - 3. J’ai conscience de moi-même, […] non pas tel que je m’apparais, ni tel que je suis en moi-même, mais seulement conscience que je suis. Cette représentation est une pensée, et non une intuition […] Je n’ai donc aucune connaissance de moi tel que je suis […]. La conscience de soi-même n’est donc pas encore, il s’en faut, une connaissance de soi-même. que je vais écrire de moi-même pour l’avenir s’appuie, au moins en partie, sur la définition que je donne de moi-même aujourd’hui.

On peut même ajouter que la conscience possède nécessairement une dimension mémorielle ; car sans mémoire, la conscience se renouvellerait intégralement à chaque instant. Elle n'aurait nullement l'impression de sa propre continuité ; amnésique, elle renaîtrait à chaque seconde comme si rien n'avait jamais existé pour elle. (Entre parenthèses, on rêve parfois d’une mémoire parfaite. Mais se rend-on bien compte des conséquences ? Suite du cours : la critique radicale de Nietzsche. Conscience de soi et existence - 5. Dimanche 5 février 7 05 /02 /Fév 07:55 3) Les altérations de la conscience A ce stade, on peut seulement postuler la continuité de l’existence, sans pour autant prétendre prouver cette continuité. Cette attitude apparaît un peu présomptueuse, après ce qui précède ; mais en fait, elle s'appuie sur certaines vraisemblances ou expériences. La conscience changerait du tout au tout ; mais, est-ce si sûr ?

Allons-y, faisons l'expérience : altérons notre conscience. AMOK : Terme malais qui désigne un ensemble de manifestations psychiatriques aiguës observées en Malaisie et en Indonésie, dont le trait commun est une course frénétique, plus ou moins automatique, dans un état de rage destructrice, généralement homicide. Progressons encore, et recourons aux psychotropes : l’ivresse, la drogue (ci-contre, Le Flou de l'âme par Eric Tellier ; cliquez aussi sur l'image !). DELIRIUM TREMENS : C’est un accès de confusion mentale et de délire onirique chez l’alcoolique chronique.

Partager l'article ! Conscience de soi et existence - 4. 2) La critique radicale de Nietzsche Nous voilà face à une grave difficulté. Ma conscience tend vers autre chose que moi ; ma mémoire se reconstruit de manière fantasmatique ou partiellement irrationnelle - et peut-être aléatoire ; quant à moi, je change, je passe d’un état à l’autre (retour vers Sextus Empiricus). Reste-t-il quelque chose d’identique « sous » tous ces changements (reste-t-il encore un « sujet » au changement) ? Le simple bon sens tendrait à suggérer que oui ; et pourtant, il s'agit d'une question très difficile de la philosophie, qui remonte à la plus haute antiquité.

Il y a encore d’innocents adeptes de l’introspection qui croient qu’il existe des « certitudes immédiates », par exemple « je pense » […]. Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, §16 Il n’est pas légitime de prendre « je » comme sujet logique auquel je pourrais attribuer des prédicats différents (« penser » ou « être ») puisque, justement, « je » change selon ce que « je » fait.

La présence de l'être crée notre propre intimité a l'être. VI La présence de l’être crée notre propre intimité a l’être. Si toute connaissance et toute action sont supportées par une expérience fondamentale que l’on peut appeler une expérience de présence, celle-ci, dès qu’on l’analyse, manifeste aussitôt un triple aspect : elle nous donne tour à tour la présence de l’être, puis notre présence à l’être, enfin notre intériorité par rapport à l’être. En la décrivant sous sa forme pure, on est assuré de faire apparaître ses trois faces associées. En premier lieu, elle nous donne la présence de l’être, d’un être 6ans doute indéterminé encore pour la connaissance, c’est-à-dire non pas pauvre, puisque, là où il est, il est nécessairement tout entier, mais indivisé et qui doit rendre possibles toutes les divisions ultérieures. Dira-t-on que, pour être connu, il suppose déjà le moi auquel il est d’abord suspendu ? Dans une seconde démarche, la présence de l’être devient notre présence à l’être.

Louis Lavelle : La présence de l'Etre. Louis Lavelle est un remarquable philosophe français du XXème siècle, le plus profond sans doute avec Bergson et Guénon. Dans ce texte, il nous invite à prendre conscience de la présence de l'Être. "Il y a une expérience initiale qui est impliquée dans toutes les autres et qui donne à chacune d’elles sa gravité et sa profondeur : c’est l’expérience de la présence de l’être.

Reconnaître cette présence, c’est reconnaître du même coup la participation du moi à l’être. Personne sans doute ne peut consentir à cette expérience élémentaire, en la prenant dans sa simplicité la plus dépouillée, sans éprouver une sorte de frémissement. Mais il est difficile de l’isoler pour la considérer dans sa pureté : il y faut une certaine innocence, un esprit libéré de tout intérêt et même de toute préoccupation particulière. La plupart des hommes sont entraînés et absorbés par les événements. Celan-Munier. L’absence et le rien chez Paul Celan et Roger Munier en hommage à Martine Broda (1) En avril 1955, Paul Celan a rencontré à Paris chez un ami qui travaillait pour la revue Dokumente Roger Munier, lequel avait publié deux ans plus tôt la première traduction française de Über den Humanismus.

Lors de la conversation, Roger Munier apprend à Celan que Heidegger admire beaucoup sa poésie, ce qui ne pouvait que toucher Celan qui de son côté lisait Heidegger comme le prouve le livre, La Bibliothèque philosophique (2), qui recense les lectures et les annotations des ouvrages philosophiques lus par Paul Celan. A partir de 1955 où Celan lui dédicaça Von Schwelle zu Schwelle, Roger Munier lut chaque recueil du poète en langue allemande dès sa parution et entretint ensuite des relations amicales avec Martine Broda, première traductrice française d'un recueil de Paul Celan, Die Niemandsrose. Celan ne put connaître l’œuvre poétique de Roger Munier qui ne fut véritablement diffusée qu’à partir de 1970. Note furtive sur la présence. Hegel méditait sur l’être de l’outil, qui dure plus longtemps que les besoins qu’il aura servi à satisfaire, et que ceux-là mêmes qui en auront usé.

L’humanité se transmet aussi obliquement, par les choses, et par l’usage des choses en quoi Platon voyait un art spécifique. Proust, quant à lui, a montré que c’est en elles que sont nos souvenirs, et par elles seulement qu’ils nous sont en vérité redonnés. Or la présence des choses est une présence furtive. Ce qu’une chose porte d’esprit ne se livre pas au regard, mais à ce long et patient commerce avec elle où, en l’apprenant, nous nous apprenons. A la furtivité de l’impromptu, il faut, pour qu’elle puisse venir en présence en portant la nôtre à son incandescence, notre propre patience furtive. PhiloSophie - Le sujet - Le désir. Man Ray, Lippen and lippen, 1930 «D'ailleurs les désirs de l'homme sont insatiables : il est dans sa nature de vouloir et de pouvoir tout désirer, il n'est pas à sa portée de tout acquérir.»

Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, II. 1. Présentation de la notion Le désir 2. 3. cheminer «Le plaisir est le commencement et la fin de la vie bienheureuse.» 4. 5. Glossaire Machiavel Homme de confiance de la République de Florence de 1498 à 1511, Machiavel tombe en disgrâce en 1512 au moment où la Sainte Ligue chasse les Français d'Italie et entre dans Florence qui avait eu le malheur de rester neutre.