Grèce

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Merck punit les hôpitaux grecs pour cause d'impayés. Entre l'Allemagne et la Grèce, les relations ne sont pas au beau fixe.

Merck punit les hôpitaux grecs pour cause d'impayés

La preuve ? Le groupe pharmaceutique allemand Merck ne livre plus son médicament contre le cancer Erbitux aux hôpitaux publics grecs en raison de factures impayées, déclare son directeur financier dans une interview publiée samedi. "Cela n'affecte que la Grèce, où nous avons été confrontés à de nombreux problèmes. Cela ne concerne que ce produit", explique Matthias Zachert dans cet entretien au Börsen-Zeitung. Les Grecs pourront toujours se procurer l'Erbitux dans les pharmacies, a précisé un porte-parole à Reuters. L'anticancéreux Erbitux est le deuxième médicament sur ordonnance de Merck le plus vendu. En Espagne, le gouvernement aide les hôpitaux à payer les factures, ce qui évite aux hôpitaux public d'être privés d'approvisionnement, indique le directeur financier du laboratoire. Les nazis du XXIe siècle. Sur la cabine téléphonique : "Ministère de la Protection des citoyens".

Les nazis du XXIe siècle

Alors que Londres accueille les Jeux paralympiques, à Athènes le parti d'extrême-droite Aube Dorée se répand en incitations à la haine contre les personnes handicapées et les homosexuels, après s'en être pris aux immigrés et aux minorités ethniques. Le gouvernement grec et l'Union européenne ferment les yeux sur ce phénomène qui n'est pas sans rappeler la montée du nazisme en Allemagne. "Vous êtes les prochains, après les immigrés". Voilà ce qu'on pouvait lire sur une série de tracts apparus cette semaine dans les clubs du quartier gay d'Athènes.

Alors que les violences contre les immigrés et les minorités ethniques ne cessent d'augmenter dans tout le pays, les militants du parti Aube Dorée appellent aujourd'hui à s'en prendre aux homosexuels et aux personnes handicapées. Stratégie de diversion Il fut un temps où les voyous d'extrême-droite ne s'en prenaient aux immigrés que pendant la nuit. Traduction : Caroline Lee. L’échec de la rigueur : les 8 plans d’austérité grecs. Ce billet a été lu 5 904 fois.

L’échec de la rigueur : les 8 plans d’austérité grecs

Alors que l'ensemble des pays européens appliquent des plans de rigueur, l'exemple grec montre depuis deux ans que cette politique est désastreuse. Principal artisan de cette politique aux côtés de Papandréou, le ministre social-démocrate des finances vient d'être conforté dans le nouveau gouvernement grec. Loin d'assainir les comptes publics, les 8 plans d'austérité votés depuis 2010 ont conduit à une augmentation de 25 % de la dette.

En asphyxiant la demande et en réduisant les services publics ils ont en effet contracté l'activité avec une récession qui s'est accélérée en 2011 et un chômage qui s'est envolé en passant de 12 à 17 % de la population active. Le détail des 8 plans d'austérité grecs 1e plan, janvier 2010 : objectif : ramener le déficit sous les 3% de PIB d'ici 2012 • hausse des impôts • gel des embauches dans la fonction publique 3e plan, mars 2010 • gel des retraites • augmentation des taxes (alcool, tabac, essence) + 25 % de dette en deux ans : Lagarde : « les Grecs doivent tous payer leurs impôts » Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a déclenché la fureur du peuple grec.

Lagarde : « les Grecs doivent tous payer leurs impôts »

Elle a appelé les Grecs à se prendre en main, à payer leurs impôts, car des petits enfants du Niger ont d'avantage besoin d'aide. Ces propos d'une rare condescendance ont été tenus ce week-end par l'ancienne ministre dans le Guardian. "Je pense que les Grecs devraient s'aider mutuellement en payant tous leurs impôts", a-t-elle assuré en pointant "tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt". "Je pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation", poursuit-elle.

"Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes. " « Et vous, vous payez des impôts madame Lagarde ? Comment les multinationales ont exploité la Grèce [Lettre de Georges Floras] [traduction. Flash Eco : Grèce:Lagarde dénonce l'évasion fiscale. Intransigeante, le directrice du FMI a expliqué au Guardian qu'il était temps pour les Grecs d'arrêter de tenter d'échapper sans cesse aux taxes.

Flash Eco : Grèce:Lagarde dénonce l'évasion fiscale

Elle estime avoir plus de compassion pour les enfants d'Afrique que pour la situation du pays. La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a estimé, dans un entretien publié aujourd'hui, que les Grecs devraient "commencer par s'entraider collectivement" en payant leurs impôts, se disant moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d'Afrique. "Je pense que les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", en "payant tous leurs impôts", a-t-elle expliqué dans cette interview publiée par le quotidien britannique the Guardian, en référence aux problèmes d'évasion fiscale que connaît le pays.

"Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d'avoir une bonne éducation. Les banques françaises se prépareraient à une sortie de la Grèce de la zone euro. En Grèce, la dynamique créée par Syriza bouleverse la donne. Correspondance à Athènes « Vous n'avez pas bien voté, il faut recommencer » : voilà en quelque sorte le message qui a été renvoyé aux électeurs grecs, après l'échec des leaders de partis à former une coalition pendant les dix jours de tractations qui ont suivi les élections anticipées du 6 mai.

En Grèce, la dynamique créée par Syriza bouleverse la donne

Mais le deuxième scrutin prévu pour le 17 juin, six semaines seulement après ces législatives, risque bien de provoquer de nouvelles surprises... D'élections nationales, la consultation prend déjà les allures d'un référendum pour ou contre la monnaie unique. Il faut que la Grèce respecte ses engagements si elle veut rester dans la zone euro, ont répété les dirigeants européens ...

Dette : origines. Gestion aberrante de cette crise. Debtocracie et conséquences. La Grèce, l’avant-garde d’une stratégie du choc européenne ? « mise(s) au poing. La Grèce est considérée comme une nation peuplée d’enfants à qui il faut retirer des mains les clés de la voiture.Naomi Klein dans le documentaire Catastroïka Ce qui s’est appliqué en Grèce n’est pas un simplement programme d’austérité.

La Grèce, l’avant-garde d’une stratégie du choc européenne ? « mise(s) au poing

Il s’agit d’une expérimentation européenne de solutions néolibérales de choc.Alexis Tsipras, Président de Syriza, lors d’une conférence de presse avec le Front de Gauche Où est passée la crise de 2008 ? La chute de Lehman Brothers ? Les milliards d’euros et de dollars de recapitalisation des banques ? Médias et experts médiatiques ont vite enterré la crise bancaire. Et les politiques libérales menées de concert dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE depuis une trentaine d’années, à coups de réduction fiscale, de libéralisation et de contraction des dépenses sociales ? La sainte Trinité néolibérale Privatisation : Maintenant les privatisations occupent la première place sur la liste (de nos priorités). Réductions des dépenses publiques : Déréglementation. Nous sommes tous des Grecs. En Grèce se joue l’avenir commun des peuples européens : non seulement celui de nos économies, mais celui de nos démocraties.

Nous sommes tous des Grecs

Les Grecs ne sont pas responsables d’une crise produite par l’aveuglement d’une Europe ayant abandonné la politique pour la finance. Si la solidarité avec le peuple grec s’impose, c’est parce qu’elle est la condition préalable d’un changement véritable. La guerre d’Espagne fut l’épreuve européenne du Front populaire, la crise grecque est celle de la présidence Hollande. Quo vadis Europa… Où vas-tu Europe ? Il y a deux ans, Jean-Luc Godard posait inlassablement cette question de façon prophétique dans sa dernière œuvre, Film Socialisme. Hollande peut devenir "Hollandréou"

Tsipras ne veut pas «négocier l'enfer» pour la Grèce. Après son succès aux dernières législatives, où la coalition Syriza a obtenu 16 % des voix, et alors que la Grèce dans l'incapacité de constituer un gouvernement de coalition va revoter le 17 juin, le héraut de l’autre gauche hellène que les sondages placent en tête, Alexis Tsipras, est en quête de reconnaissance européenne.

Tsipras ne veut pas «négocier l'enfer» pour la Grèce

Après avoir en vain tenté de former un gouvernement après le scrutin du 6 mai, où les partis anti-austérité (gauche et extrême droite) ont été majoritaires, Tsipras espère devenir premier ministre, et prépare d’ores et déjà la suite. Avant de se rendre mardi en Allemagne, où il rencontrera les dirigeants de Die Linke, cet urbaniste de 37 ans a passé son lundi ... Le programme du Syriza pour 2012 – Economie, immigration, sécurité. "Partager" (économie), "aimer son prochain comme soi-même" (immigration), et… "tu ne tueras point" (sécurité et politique étrangère).

Le programme du Syriza pour 2012 – Economie, immigration, sécurité

Après avoir abordé les autres partis qui ont le vent en poupe, peut-on résumer ainsi le programme du SYRIZA (Gauche radicale ou extrême gauche selon les points de vue), qui dans les sondages postérieurs à l’élection qui l’a placé deuxième, est donné pour être le premier parti de Grèce? Voici quelques points clés du programme du SYRIZA pour 2012 (résumés par le site politique parapolitika.gr, vérifiés sur le site du SYRIZA left.gr traduits et classés par votre serviteur).

Le SYRIZA est évidemment opposé au plan d’austérité et favorable à un certain nombre de nationalisations. - Economie . A noter que certaines composantes du SYRIZA parlent de nationalisation de toutes les banques ( Le SYRIZA considère que tout cela pourrait être rendu possible par une grande mobilisation des forces de gauche européennes. - Immigration (sources parapolitika.gr.

. . . - Société . . . Alexis Tsipras, le Mélenchon grec qui fait trembler l'Europe. La coalition de gauche radicale Syriza, devenue lors des législatives du 6 mai, le second parti de Grèce, a tenté hier de former un gouvernement. Mission vouée à l'échec pour Alexis Tsipras, le dirigeant du Syriza. Il s'est refusé à former un gouvernement de coalition avec des partis qui acceptent le plan européen de redressement de la Grèce. Plan accepté par les socialistes du Pasok et les conservateurs de la Nouvelle Démocratie. Tous deux l'ont payé trés cher aux élections du 6 mai: les deux partis qui dominaient la vie politique grecque depuis près de 40 ans, se sont effondrés. Laissant leur pays dans l'impasse politique et la confusion générale. La lourde tâche de former un gouvernement revient maintenant à Evangélos Vénizélos, le dirigeant du Pasok. Portrait du jeune militant qui change le paysage politique grec: Sur l'affiche, un trentenaire à l’allure de Tintin à la houppe, au sourire mi- timide, mi- gouailleur, avec un sac à dos et un slogan: "Aidez-moi à changer Athènes".

«Bank run» en Europe. Du même auteur La situation économique dans la zone Euro continue de se dégrader rapidement. En Grèce, avec la double annonce de la suspension des négociations avec le FMI et de la suspension des prêts de la BCE aux banques, le « bank run » modéré que l’on connaît actuellement peut à tout moment s’amplifier et devenir incontrôlable.

Il faut se souvenir qu’en Russie, en 1998, ce fut un « bank run » qui sonna la fin pour le système économique eltsinien. En 5 jours, les banques étaient exsangues et le gouvernement contraint de déclarer un défaut et de laisser flotter le Rouble, ce qui aboutit à sa dévaluation de 50%. Si le système bancaire grec s’effondre dans les prochains jours, il n’y aura plus d’arguments (autres que politiques) pour refuser un défaut et une sortie – à terme – de l’Euro. Grèce: «Nous demandons un audit international de la dette» Sofia Sakorafa, députée de Syriza et parlementaire qui a obtenu le plus de suffrages (parmi tous les élus tous partis confondus), déclare : « On dit au peuple grec qu’il a une dette mais personne ne sait d’où elle est issue ni ce que l’on paie ».

Entretien. Interview réalisée par Gemma Saura et publiée le 17 mai dans le quotidien espagnol La Vanguardia, traduction de Cécile Lamarque. Un poster de Hugo Chávez décore le bureau de Sofia Sakorafa (Trikala, 1957) dans le quartier de Exarchia, aux façades couvertes de graffitis anarchistes. Ex-députée du Pasok, elle fait partie de la coalition de gauche radicale Syriza et est la parlementaire qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages le 6 mai. Syriza est une coalition de groupes divers, dont certains défendent la sortie de l’euro. C’est très sain qu’il y ait des opinions différentes au sein d’un parti. Jusqu’à quel point l’euro est-il une priorité pour Syriza ?

L’accord ne peut pas être amélioré. Ne manquez-vous pas d’autocritique ? Etat des lieux de la "nouvelle" Grèce. Une nouvelle Grèce est née au lendemain du 6 mai 2012. La période de transition démocratique entamée depuis la chute de la dictature s'est subitement achevée, ouvrant une nouvelle ère dont on peut partiellement identifier les contours. Une classe politique décrédibilisée Beaucoup d'espoirs avaient été placés dans les élections du 6 mai. C'était pour l'ensemble de la population un moment fort, l'occasion de changer par les urnes un système illégitime, après deux ans passés à lutter sans le moindre succès.

Quiconque vit en Grèce peut constater un scepticisme envers la démocratie, ou du moins envers le système démocratique tel qu'il existe actuellement. Cette aggravation provient tout d'abord des actes du PASOK, qui lors du dernier moment électoral, en 2009, avait mis en avant un programme ambitieux, promettant, selon la phrase de Georgos Papandréou maintenant tristement célébre qu'il y (avait) de l'argent ("Λεφτά υπάρχουν"). Le peuple ne s'est pas laissé faire pour autant. Alexis Tsipras (Syriza) met la Troïka au défi. « Allez-y, lâchez-nous, pour voir, qu’on rigole... » Voilà en gros ce qu’Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, vient de signifier à la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI) dans un entretien publié vendredi 18 mai par le Wall Street Journal. Donnant-donnant Alexis Tsipras en est convaincu : l’Union européenne (UE) ne peut lâcher la Grèce.

Pour une raison très simple : elle a tout à y perdre. A commencer par les précieux sous qu’elle y a investis. Parce que, défie Tsipras, donnant-donnant, si l’UE lâche la Grèce, la Grèce cesse de payer ses dettes. Ça ne sera facile pour personne, concède le leader de Syriza. Alexis Tsipras ne doit évidemment pas ignorer qu’un tel lâchage, s’il s’avérait qu’il favorisait un redressement à l’islandaise de son pays, donnerait sans doute de fâcheuses idées à quelques mastodontes européens en grosses difficultés. Pas d’autres solutions que de s’entendre Dans le camp d’en face, on essaie de tempérer et de faire le beau. Gauche Unitaire En Grèce : percée de la gauche de gauche sur fond de crise plus violente que jamais. En Grèce, une seule solution : dissoudre le peuple.