«La femme n'est pas un chimpanzé» - Tyrannie de la maternité? En. Dans son nouveau livre «Le Conflit, la femme et la mère» (Flammarion), la philosophe Elisabeth Badinter dénonce l'idéologie de la mère parfaite. A ses yeux, le bébé est devenu le nouveau bras armé du patriarcat. Entretien (c)Ibo/Sipa Pour Elisabeth Badinter, "le bébé est le meilleur allié de la domination masculine". Le Nouvel Observateur. - Réalisez-vous que vous venez d'écrire une sorte de livre noir de la maternité? Elisabeth Badinter. - Non, ce livre est un cri d'inquiétude. N. E. N. E. N. E. N. E. N. E. N. E. (c)Plinio Lepri/AP/Sipa Romulus et Remus... N. E. N. E. N. E. N. E. N. E. (c)Kalvachov Hana/Isifa/Sipa A Prague, en janvier 2009, soixante-huit mères ont allaité leurs enfants en public pour protester contre Facebook, qui avait retiré des photos d'allaitement.
N. E. N. E. N. E. Propos recueillis par Anne Crignon et Sophie des Déserts => Lire la suite de cet entretien avec Elisabeth Badinter => Une chercheuse américaine répond à Elisabeth Badinter => => Toute l'actualité littéraire. Une chercheuse américaine répond à Elisabeth Badinter - «Le comp. Aux Etats-Unis, Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue et primatologue, membre de l'Académie des Sciences, s'est penchée sur les thèses d'Elisabeth Badinter. Pour la chercheuse américaine, réfuter l'existence d'un instinct maternel ne tient pas la route scientifiquement. Interview Il y a dix ans paraissait sous la plume de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue, membre de l'Académie des sciences américaine - et féministe elle-même- 600 pages intitulées « les Instincts maternels » (Payot).
Parce qu'on doit à la France, à travers les thèses de Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter, l'hypothèse de la « mère socialement construite », la chercheuse démolit cette doctrine, en répliquant que chez tous les primates, l'investissement maternel émerge à la suite d'une sorte de réaction en chaine, « interactions complexes entre gènes, tissus, glandes, expériences passées et signes de l'environnement.
(c)Anne Hammersky Sarah Blaffer Hrdy BibliObs. - Elisabeth Badinter et vous êtes toutes deux féministes. Elisabeth Badinter: «Il y a une menace pour la liberté des femme. Vous dénoncez l'idéologie de la mère parfaite. Pourquoi? La mère parfaite est au service de son enfant. C'est celle qui allaite pendant au moins six mois, à la demande. Cette idéologie s'est imposée de façon insidieuse au fil du temps. On est passé du «moi d'abord», des années 1970, au «bébé d'abord». Qui porte cette idéologie? Des mouvements très différents. Les femmes ont-elles renoncé à défendre leurs droits?
En quelque sorte. Vous êtes inquiète pour les jeunes femmes d'aujourd'hui? C'est ce qui m'a poussé à écrire ce livre. Propos recueillis par Charlotte Mannevy. Peut-on être féministe et écolo ? - Eco(lo) - Blog LeMonde.fr. Elisabeth Badinter a provoqué un grand raout médiatique avec la sortie de son dernier livre, Le Conflit. La Femme et la Mère (Flammarion, 270 p.). Allaitement, couches lavables, retour de l'accouchement à la maison ou encore pilule en retrait car considérée comme "artificielle" : la philosophe et essayiste dénonce l'influence du naturalisme, un courant d'écologie pure et dure qui, au nom de Mère Nature, irait à l'encontre de l'émancipation féminine.
Une fausse opposition pour la chercheur Virginie Maris, spécialisée dans la philosophie de l'environnement au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (Cefe), qui a publié un article en octobre 2009 sur l'écoféminisme. Selon elle, écologie et féminisme sont deux combats qui doivent être menés de front. L'écologie a-t-elle sa part de responsabilité dans la régression de la situation des femmes que dénonce Elisabeth Badinter ? Il y a une confusion entre les différents mouvements de pensée autour de l'écologie. Pas plus que pour les hommes. Quelques pistes pour un dialogue féco entre féminisme et écologi. Il est aujourd'hui largement admis que nous faisons face à une crise écologique. La raréfaction des ressources naturelles, la pollution, les changements climatiques ou l'érosion de la biodiversité en sont des manifestations évidentes. Mais si presque tout le monde s'accorde sur les symptômes, les diagnostiques varient et plus encore les prescriptions.
Le remède en vogue que constitue le " développement durable " ne reviendrait-il pas à se contenter de panser des plaies sans rechercher les causes de l'infection? Cette crise ne devrait-elle pas être l'occasion de repenser l'idée même de développement et nous inviter à questionner notre rapport au monde naturel ? Dans ce texte, je présenterai quelques éléments du diagnostic formulé par l'écoféminisme. Ce terme, proposé pour la première fois par la féministe française Françoise d'Eaubonne, raisonna surtout dans le monde anglo-saxon où il baptisa aussi bien un courant philosophique qu'un mouvement militant. Écologie, féminisme et morale.