Pensée nom féminin (de penser) Ensemble des processus par lesquels l'être humain au contact de la réalité matérielle et sociale élabore des concepts, les relie entre eux et acquiert de nouvelles connaissances.
Définie comme la représentation des idées et de leurs liaisons par l'esprit, la pensée apparaît comme le propre de l'homme – selon la formule célèbre de Pascal : « L'homme est un roseau pensant. » Elle est donc absolument essentielle, et, pour cette raison, elle fait l'objet de nombreuses analyses et critiques. L'éloge de la pensée Pensée et conscience Au sens large, la pensée est l'opération par laquelle le sujet s'aperçoit de ce qui lui advient : « Par le mot de penser, j'entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l'apercevons immédiatement par nous-mêmes ; c'est pourquoi non seulement entendre, vouloir, imaginer, mais aussi sentir, est la même chose que penser » (Descartes, Principes de la philosophie).
Dans cette mesure, elle est ce par quoi le sujet prend conscience de lui-même. Percer les mystères de la pensée constitue l'un des plus beaux et des plus redoutables défis de la science... Par un curieux paradoxe, la pensée - et plus généralement la cognition, qui intègre non seulement la mémoire, le langage, la résolution de problème, la conscience, mais aussi la perception, l'attention et la maîtrise de l'activité motrice - est la chose la plus commune chez l'être humain, mais aussi la plus difficile à comprendre.
Tout le monde rêve, pense, imagine, s'informe, prend des décisions, résout des problèmes, etc., mais quelles sont les règles qui président à l'élaboration de ces activités mentales ? A l'échelle de l'histoire des sciences, l'exploration du monde mental ne fait que commencer. Comme toutes sciences, les sciences de la cognition ont une histoire ; elles se sont construites à partir de modèles de référence, s'organisent autour de programmes de recherche, comportent des débats et des conflits internes. Les sciences de la cognition - ou sciences cognitives - sont apparues il y a quatre décennies. Entretien avec Mchel Fayol - « Nous avons un devoir d'humilité » Cet encadré est issu de l'article « Sciences cognitives et pédagogie : une alliance difficile » Pour Michel Fayol, ce serait un abus de faire croire que l’ensemble de la pédagogie peut reposer sur les découvertes actuelles des sciences cognitives.
En quoi les sciences cognitives peuvent-elles être utiles à la recherche en éducation ? On attend des sciences qu’elles éclairent les problèmes auxquels on est confronté. De même que l’on a besoin de la biologie pour comprendre le fonctionnement de l’organisme, on a besoin des sciences cognitives pour comprendre celui de l’esprit.A leur début, dans les années 1950, les sciences cognitives se sont peu intéressées à l’apprentissage. Quelles sont toutefois les avancées qui peuvent donner des repères pour enseigner ? Les débats récents sur la lecture ont montré une certaine incompréhension entre les praticiens et les chercheurs… Ce que dit la psychologie cognitive sur la lecture, c’est que certaines activités favorisent son apprentissage. Learning.