SENEGAL. "La colère de la rue peut faire reculer Wade" Après examen des recours, le Conseil constitutionnel, dont les cinq membres ont été nommés par le président Abdoulaye Wade, a confirmé, lundi 30 janvier, son verdict qui avait provoqué des émeutes dès vendredi, à Dakar et dans des villes de province : il valide la candidature du président sortant en l'autorisant à briguer un troisième mandat, mais rejette celle du chanteur Youssou Ndour.
Pour Antoine Glaser, ancien rédacteur en chef de "La lettre du Continent", spécialiste de l'Afrique, Wade prend le risque d'un bras de fer avec la rue, dont il n'est pas dit qu'il sortira vainqueur. La décision du Conseil constitutionnel vous a-t-elle surpris ? - C'est la chronique d'une histoire annoncée. Personne n'imaginait qu'Abdoulaye Wade ne pourrait pas se représenter. Il était décidé coûte que coûte à s'accrocher au pouvoir. Et pour Youssou Ndour ? Sénégal: Youssou Ndour appelle la communauté internationale à exprimer son désaccord. Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a appelé ce matin la communauté internationale à exprimer son désaccord après la confirmation, dans la nuit, par le Conseil constitutionnel du Sénégal de la liste des candidats à la présidentielle de février qu'il avait publiée vendredi.
"Le Sénégal a honte. Le Sénégal est meurtri. Le processus de coup d'Etat constitutionnel est consommé. 52 ans de construction démocratique viennent d'être balayés", a déclaré Youssou Ndour interrogé par la radio française RFI. "Le Sénégal et son peuple ont mal. Nous avons été trahis par cette décision honteuse. Le Sénégal peut-il se passer d’Abdoulaye Wade ?
"Au cours de ses mandats, les priorités ont été mal établies" Guejopalgnane est professeur de philosophie à Dakar.
Cet homme a lui même écrit la dernière Constitution [adoptée à la suite d’un référendum le 7 janvier 2001], il en connaît chaque mot. Lorsqu’il a déclaré en 2007, qu’il ne se représenterait pas et qu’il avait verrouillé la Constitution afin qu’il n’y ait pas d’abus, il était parfaitement lucide. Mais aujourd’hui, quelque chose le pousse à revenir sur ses paroles. [Abdoulaye Wade a affirmé que ses anciennes déclarations n’avaient "pas de valeur juridique"]. "S’il est candidat, tout sera fait pour que des résultats préfabriqués puissent être finalement annoncés" La validation de la candidature de Wade, serait l’invalidation de tous nos acquis démocratiques car je n’imagine pas que lui et son camp puissent assumer l’humiliation d’une défaite. Sénégal: Youssou Ndour se dit menacé - Le Nouvel Observateur. Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été "malmené" par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.
"Ceux à qui on demande de respecter la loi et de faire en sorte que la loi soit respectée par tout le monde n'y parviennent plus", a déclaré M. Ndour lors d'un point de presse après le dépôt de son recours contre le rejet par le Conseil constitutionnel de sa candidature à l'élection présidentielle du 26 février. Il y a "des menaces qu'on entend aujourd'hui pour attaquer ma personne physiquement", a-t-il dit, sans autres détails. Auparavant, un de ses porte-parole, Doudou Sarr, avait affirmé que M. SENEGAL. Après les violences, l'opposition lance "la résistance" L'opposition a lancé samedi 28 janvier "la résistance" contre le président sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes du Sénégal.
Les tenants de cette "résistance", dont les modalités restent à préciser, s'opposent d'ores et déjà à une vague d'arrestations de responsables et partisans du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la candidature de Wade. "Nous nous organisons pour faire face par une résistance contre l'oppression, et nous avons lancé un mot d'ordre à l'ensemble des Sénégalais de se tenir prêts à (y) faire face", a expliqué à la presse Macky Sall, un des dirigeants du M23, candidat à la présidentielle, à l'issue d'une réunion avec d'autres leaders du mouvement.
Des militants arrêtés Youssou Ndour se dit "menacé" L'UE appelle à clarifier les règles électorales au Sénégal. DAKAR (Reuters) - Une mission de l'Union européenne chargée d'observer les élections au Sénégal a demandé dimanche à la plus haute instance juridique du pays d'expliquer pourquoi elle avait accepté certaines candidatures à la présidentielle et en avait rejeté d'autres.
Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la candidature du président Abdoulaye Wade, 85 ans, ainsi que celles de 13 rivaux pour le vote du 26 février mais a refusé celle de Youssou N'Dour, vedette internationale de la chanson, au motif qu'il n'avait pas réuni les 10.000 signatures de soutien requises. Cette décision a déclenché de violentes émeutes dans la nuit de vendredi à samedi et un policier a succombé à des blessures à la tête.
Thijs Berman, le chef de la mission d'observation des élections de l'UE, a appelé le Conseil, qui se réunit dimanche pour entendre les recours en appel, à rendre publiques les raisons de ses décisions, tant pour les candidatures validées que pour celles qui ont été refusées. SENEGAL. Candidature de Wade validée, ses opposants écartés. Le Conseil constitutionnel du Sénégal a confirmé dans la nuit de dimanche au lundi 30 janvier la liste des candidats à la présidentielle de février qu'il avait publiée vendredi, sur laquelle figure le chef de l'Etat Abdoulaye Wade, ce qui avait provoqué des violences.
Dans son arrêt, le Conseil stipule que les requêtes présentées par des opposants pour l'annulation de la candidature d'Abdoulaye Wade et celle de ce dernier contre trois de ces opposants sont "recevables", mais "non fondées". Le Conseil constitutionnel devait se pronocer sur les recours en annulation de la candidature Wade déposés par sept candidats d'opposition qui la jugeaient non conforme à la Constitution, affirmant qu'élu en 2000, réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, a épuisé ses deux mandats légaux. Le camp du chef de l'Etat récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter.
Candidatures invalidées "Le Sénégal et son peuple ont mal. Sénégal : Youssou N'Dour « n'a pas de diplôme » mais il est populaire. (De Dakar) Youssou N’Dour est chanteur. « Seven seconds » (avec Neneh Cherry), « Kirikou et la sorcière »...
C’est aussi un homme d’affaires. Désormais, il sera homme politique. Il s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle au Sénégal, qui aura lieu le 26 février prochain. A Dakar : « Wade, il vous arrivera ce qui arrive à un dictateur » Manifestation d’opposants au président Wade à Dakar vendredi (Julien Tack)
«Le président risque de tout gâcher» Alors que la présidentielle sénégalaise du 26 février s’annoncait déjà tendue, le Conseil constitutionnel a annoncé dans la soirée de vendredi que le président sortant, Abdoulaye Wade, qui a pourtant déjà accompli deux mandats, était éligible.
Dans la foulée, les Sages expliquaient que la candidature du chanteur Youssou Ndour était, elle, irrecevable. Quelques heures auparavant, le célèbre musicien, également à la tête d’un groupe de médias dans son pays, avait accordé à Libération sa première longue interview depuis l’annonce de sa candidature au début du mois. Est-ce le rôle d’un artiste d’être candidat à une élection présidentielle ? L’important aujourd’hui, ce n’est pas d’être un politicien professionnel. Moi, ma conscience, ce sont d’abord mes chansons : elles évoquent l’Afrique, et mon pays, le Sénégal. N’avez-vous pas craint que votre candidature morcelle encore plus l’opposition qui affronte le président Wade en ordre dispersé ? L’opposition s’est affaiblie toute seule. Sénégal: Wade en lice une 3e fois. Les cinq Sages du Conseil constitutionnel ont annoncé vendredi soir la liste des candidats autorisés à se présenter à l’élection présidentielle du 26 février.
Choc à Dakar. Ils ont autorisé le président Abdoulaye Wade à briguer un troisième mandat, au risque d’embraser le pays. La question de la légalité de la candidature du chef de l’Etat cristallisait, depuis des mois, le débat politique au Sénégal. Un enjeu devenu primordial en juin, quand des milliers de Sénégalais sont descendus dans les rues pour empêcher une modification de la Constitution proposée en catimini par le pouvoir et autorisant le Président à être élu au premier tour avec seulement 25% des voix. Juriste. Forte de ces arguments, l’opposition réfutait la thèsedu pouvoir selon laquelle le président Abdoulaye Wade, ayant exercé son premier mandat sous la constitution précédente, n’en a fait qu’un sous la réglementation actuelle et est donc autorisé à se représenter.
Menace. Sénégal: les candidats à la présidentielle initialement retenus confirmés. Sénégal: l'opposition dépose des recours contre Wade. L'opposition et la société civile sénégalaises faisaient front, dimanche, contre le chef de l'Etat, Abdoulaye Wade, dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel sur les recours contre la validation de sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle de février. Après les graves violences - un policier tué - qui se sont produites dans la nuit de vendredi à samedi à la suite de l'annonce de la validation de la candidature de Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans, le calme était revenu à Dakar et en province.
Le Mouvement du 23 juin - M23, opposition politique et société civile -, qui a appelé à «la résistance» contre cette candidature «n'a pas prévu de manifestation avant mardi», a déclaré à l'AFP un de ses dirigents, Abdoul Aziz Diop. Le camp du chef de l'Etat récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Le Sénégal de Senegalaisement.com. Qui sont les candidats à la présidence du Sénégal ? A Dakar, colère contre un président obstiné. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Châtelot - Dakar, envoyé spécial La charge des groupes mobiles d'intervention (GMI) de la gendarmerie sénégalaise a dispersé, vendredi 27 janvier, dans un nuage lacrymogène, un rassemblement pacifique de quelques milliers de militants du Mouvement du 23 juin 2011 (M23) opposés à la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, réunis autour de l'obélisque de la place du Peuple à Dakar.
Puis, jusqu'à une heure avancée de la nuit, les forces de l'ordre ont joué à cache-cache avec de jeunes lanceurs de pierres jaillissant furtivement des ruelles sombres de la capitale. Sénégal : après les violences, Paris appelle à l'impartialité sur les candidatures. Sénégal : le Conseil constitutionnel valide la candidature de Wade.
"Il faut sauver le soldat Wade..et le Sénégal !"