Accusé de "bidonnage", un journaliste du Point veut "attaquer un certain nombre de médias" - LePost.fr (18:17) Médias.
Après le Point, Bondy Blog piégé par la banlieue. La banlieue, un vrai défi pour le journalisme français. ( dessin - Louison ) Décidément, notre métier a mal tourné (1).
Mercredi 29 septembre, Marianne2 revenait sur le documentaire d'Arte la Cité du mâle, objet de polémique entre une journaliste considérée comme « fixeuse » (c'est le nom donné aux personnes qui aident les journalistes sur le théâtres opérationnels de guerre) et le producteur du film. Daniel Leconte, souvent apprécié, a voulu faire un film sur le machisme en banlieue. Un sujet sérieux, peu abordé et évidemment sensible comme tout ce qui touche aux banlieues dans le climat politique actuel. Mais il suffisait de voir le documentaire pour découvrir comment la télévision pouvait bâcler un sujet en jouant sur l'émotionnel et la mise en scène : gros plans insistants sur le visage brulé (par son ex-mari) de Chahrazad Belayni, vice-présidente d'honneur de Ni putes Ni soumises, boursouflures sémantiques (deux jeunes caïds sont désignés comme une milice de quartier, la voix off évoque un fascisme ordinaire…), etc. .
Journaliste en banlieue et correspondant de guerre, même combat ? Le 3 octobre dernier, je postais ce billet en m'étonnant (pour ne pas écrire plus) de l'utilisation du mot "fixeur" dans le cadre du piège dans lequel un confrère du Point était tombé lors d'un reportage sur la polygamie en banlieue.
Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir trouvé cela pour le moins étrange. Dans son dernier numéro, Télérama semble partager ce point de vue sous la plume de Sophie Lherm : «La Cité du mâle» et la dérive du documentaire. Avec la programmation (le 29 septembre) de la Cité du mâle, Arte, oui Arte, semble avoir atteint un sommet dans cette longue dérive qui a vu d’abord les chaînes privées, puis l’ensemble de la télévision, réduire les diversités de notre société au statut de catégories fractionnées : «eux» pas «nous», si ce n’est contre nous.
Ainsi donc la banlieue (comme s’il y avait une seule et unique banlieue) et particulièrement les jeunes qui y vivent, la jeunesse populaire en quelque sorte, se trouvent-ils constamment mis au ban. Ce documentaire se proposait de revenir dans la cité même où la jeune Sohane avait été brûlée vive par son amoureux éconduit en 2004 pour poser la question des rapports entre les sexes : très bien. En place et lieu d’un travail de réflexion, le spectateur s’est vu assailli par le spectacle de jeunes hommes débitant les pires monstruosités machistes, agrémentées de quelques références à la culture du Maghreb. Denis GHEERBRANT Cinéaste. Pourquoi la Cité du mâle fait polémique. Après avoir déprogrammé le documentaire La cité du mâle par peur de représailles envers une intervenante, Arte a décidé de le reprogrammer.
La thema "Femmes: pourquoi tant de haine? " sera diffusée ce soir sur Arte à 21h35. Pourquoi ce documentaire a-t-il provoqué tant d'émoi? Quatre liens pour faire le point. Accusations de bidonnage L'une des raisons de l'engouement des journaux pour ce documentaire, c'est les soupçons de bidonnage. Elle explique aux médias son malaise face à l'utilisation de la matière de l'enquête qu'elle a aidée à mener.
Producteur en colère Daniel Leconte, le producteur du documentaire, réagit ce mercredi 29 septembre sur France Info. “La Cité du mâle” déprogrammé par Arte : Nabila Laïb accuse la production de “bidonnage” Ladji Real : “En voyant les dégâts provoqués par ‘La Cité du mâle’, j’ai senti la nécessité d’une contre-enquête” Le documentaire a été diffusé le mercredi 29 septembre sur Arte. J’arrive le samedi suivant à Vitry-sur-Seine. Les premiers habitants que j’entends oscillent entre le fou rire et la colère : d’un côté, ils savent que les « cas sociaux », comme ils disent, qui sont interviewés dans le film ont raconté n’importe quoi devant la caméra pour faire les malins et se mettre en scène. Le doc les fait rire tellement il est caricatural. De l’autre côté, ils sont révoltés, parce que le film présente ces propos machistes, violents et provocants comme un discours normal qu’on entendrait dans les banlieues.
Sortir la banlieue de la rubrique “Faits divers” - Le monde bouge. L'émission "Appel d'urgence" accusée de bidonnage: TF1 en colère. La diffusion de deux courtes séquences provenant des Etats-Unis pour illustrer un reportage consacré à une unité de la police à Paris mardi sur TF1, a été jugée "inacceptable" par la chaîne vendredi, qui a affirmé avoir demandé des explications à l'agence de presse qui l'a réalisé.
Comme vous l'a raconté jeanmarcmorandini.com , mardi en deuxième partie de soirée, l'émission "Appels d'urgence" présentée par Carole Rousseau et intitulée "Vols, agressions: brigade d'élite contre jeunes délinquants", proposait un reportage de 90 minutes narrant le quotidien d'une unité de police spécialisée contre les violences urbaines à Paris. Mercredi, le "Petit Journal" de Canal+ révélait que deux courtes séquences du reportage destinées à illustrer la violence dataient en fait de 2005 et 2008 et provenaient de caméras de vidéo surveillance à Washington et New York.
La cité du mâle : bidonnage, ou censure ? Polygamie : le Point en flagrant délit de bidonnage. "Microscopie" : 47 minutes de trop pour les "banlieues" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Rokhaya Diallo, Jean-Pierre Dubois, Claire Rodier, Claude Dilain, Laurent Mucchielli, Henri Leclerc, Eric Fassin, Nordine Nabili, Guillaume Brunero… Le 27 octobre marquait le cinquième anniversaire de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, à Clichy sous Bois, et le point de départ de révoltes dans les quartiers populaires.
Trois jours après, le 30 octobre, la radio RFI mettait fin sans ménagement à l'émission "Microscopie" d'Edouard Zambeaux : pour la direction "les banlieues françaises ne méritent pas 47 minutes hebdomadaires sur l'antenne de RFI". L'émission reposait sur des enquêtes minutieuses, alternait analyses et illustrations sonores de qualité, avec un point fort : le temps. Le temps d'échanger, le temps de développer, le temps de considérer ces populations habituellement circonscrites aux sordides faits divers. Quarante-sept minutes pourtant dépourvues d'intérêt aux yeux de la direction de la radio publique RFI.