ROMANTISME. FAUVISME. IMPRESSIONNISME. L'Histoire par l'image - Recherche chronologique - 1789-1799. Les artistes femmes au début du XIXe siècle. Contexte historique Vers 1800, de plus en plus de femmes participent à la vie artistique française, mues par le désir commun de tenir un rôle en dehors de la sphère familiale et d’échapper au statut restreint voulu par la misogynie des révolutionnaires. Malgré l’action de certaines personnalités politiques tels que le marquis de Condorcet ou Olympe de Gouges, la Révolution ne donne pas de droits civiques substantiels à la femme, et celle-ci n’est encore l’égale des hommes ni devant la loi, ni devant la société. Pourtant, à la fin du XVIIIe siècle, Élisabeth Vigée-Le Brun, Anne Vallayer-Coster, Adélaïde Labille-Guiard en France avaient réussi à entrer dans certaines académies de peinture et avaient acquis une indépendance ainsi qu’une gloire liée à leur nom propre et non à celui de leurs maris – ces trois femmes portent leur nom de jeune fille suivi de leur nom marital.
Les artistes du début du XIXe siècle désirent marcher dans leurs pas afin d’exposer au-delà de la sphère privée. Exposition Edvard Munch - Centre Pompidou. Edvard Munch était pleinement «moderne», c’est la thèse que défend l’exposition que lui consacre le Centre Pompidou, à travers près de cent quarante œuvres, dont une soixantaine de peintures, cinquante photographies en tirages d’époque, une trentaine d’œuvres sur papier, des films et l’une des rares sculptures de l’artiste.
À travers cet ensemble, l’exposition Edvard Munch, l’œil moderne éclaire l’œuvre du célèbre peintre norvégien (1863-1944) sous un jour nouveau en montrant comment la curiosité de l’artiste pour toutes les formes de représentation de son époque a nourri et transformé son inspiration et son travail. Son expérience de la photographie, du cinéma, ses lectures de la presse illustrée ou encore ses travaux pour le théâtre ont en effet profondément inspiré une œuvre dont l’exposition dévoile la fulgurante modernité. Dossier Schiele. C'est à partir des années 1910 qu'il commence donc à affirmer ce style plus personnel caractérisé par le dépouillement de la forme, la sobriété du contenu, l'utilisation d' arrière plans sans ornement, sur lequel le personnage ou le sujet se détache. De plus, Schiele attache un très grande importance aux autoportraits. Il ne cherche pas à représenter sa condition sociale ni son état émotionnel, mais il cherche à transcrire l'intériorité angoissée du moi, par les positions excentriques du corps ou des mains qu'il peint.
Ces positions non conventionnelles, les poses extrêmes, les traits déformés et grimaçants, créent une distance avec le spectateur et lui cause une gêne, voire une tension. Egon Schiele "Autoportrait debout " 1910 Crayon, gouache, aquarelle 55,8 x36,9 cm © Graphische Sammlung, Albertina -Vienne. XIXe siècle. 1804 sacre de Napoléon Ier 1815 défaite de Waterloo 1824 première "photographie" de Niépce 1831 Victor Hugo, Notre-Dame de Paris 1848 proclamation de la IIe République 1851 construction du Crystal Palace 1856 Gustave Flaubert, Madame Bovary 1857 Baudelaire condamné pour Les Fleurs du mal 1863 création du salon des Refusés 1886 Rimbaud, Les Illuminations 1895 première production des frères Lumière 1900 première ligne de métro à Paris La France vit au rythme des secousses politiques : révolution, épopée napoléonienne, insurrections.
MOUVEMENTS ET PEINTRES. Le scandale de la réalité. Contexte historique En 1863, Victorine Meurent, modèle préféré de Manet dans les années 1860, pose pour ce nu jugé à l’époque comme le plus scandaleux des nus féminins jamais peints. Si l’œuvre est acceptée au Salon de 1865, c’est que le jury craint l’organisation d’un nouveau « Salon des refusés », comme en 1863. Mais elle fut ridiculisée et injuriée avec une rare violence, ce qui affecta Manet, qui cherchait à s’inscrire dans la suite des maîtres du passé. Certains pourtant, comme Zola, surent déceler la modernité de cette œuvre offerte à l’Etat en 1890 grâce à une souscription publique organisée par Claude Monet. Analyse de l'image Cette œuvre a choqué par son sujet comme par son traitement.
Le traitement du corps a été une autre cause de scandale. Enfin, l’assurance de cette femme, son regard droit et franc ont été ressentis comme une provocation supplémentaire de la part de l’artiste ; d’aucuns ont cru y voir l’influence évidente des photographies de prostituées de l’époque. Edgar Degas La classe de danse.