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Nouvelles écritures journalistiques

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Ecrire pour la presse web : les portes d’entrée de votre article. Les articles sont lus – on peut l’espérer – sur une grande diversité de supports. Et le lecteur y entre par de multiples portes. Quelles en sont les conséquences pour le journaliste ? Voici une première série de réponses. Qu’est-ce qui fait la différence entre écrire pour la presse web ou la presse papier ? L’actualité est la même et le lecteur reste la même personne. Oui, mais les supports changent et ça change tout ! Une multiplicité de supports différents Avant, le lecteur achetait SON journal. Avec l’avènement du numérique, le nombre de supports se multiplie. Presse : papier, papier et web et pure players Les journaux papiers seuls tendent à disparaître.

Je n’aborderai pas ici la question du modèle économique de la presse en ligne qui se cherche encore. Je veux dans cette série d’articles considérer le point de vue du journaliste et voir comment écrire efficacement pour le web. Une multiplicité de portes d’entrée pour votre article Les différentes portes d’entrée vers votre article J'aime : Ecrire pour la presse web : l’importance cruciale de l’habillage. On sent tous de manière intuitive que l’habillage d’un texte a de l’importance. Un bon titre, bien visible. Une mise en page agréable.

Des images cohérentes avec le sujet et des intertitres clairs. Mais l’habillage peut aussi changer dramatiquement la perception qu’un lecteur aura de votre article. Un exemple avec un des mes articles, paru avec des habillages très contrastés dans deux médias différents : MyEurop et Owni. Troisième article de la série "Ecrire pour la presse web" après "les portes d’entrées de votre article" et "le mythe du toujours plus court". L’importance de l’habillage pour un texte de presse en ligne est souvent sous-estimée. Pour illustrer cette hypothèse, j’ai pris un de mes propres articles pour exemple. Sur MyEurop, l’article s’intitulait Des policiers-citoyens pour sécuriser les Néerlandais tandis qu’Owni titrait : Les milices fleurissent aux Pays-Bas ! L’habillage, ce n’est pas que le titre. Un chapeau plus dramatique et personnalisé Owni ne s’est pas arrêté là. Ecrire pour la presse web : le mythe du toujours plus court.

Au secours : les lecteurs ne lisent plus ! Il faut écrire de plus en plus court ! Les gens n’ont plus le temps de lire ! Il faut résumer ! La lecture à l’écran fatigue ! Les rédactions sont comme obnubilées, voire obsédées par ce qui apparaît surtout comme un mythe : le mantra « toujours plus court ! (Suite de ma série sur l’écriture web, entamée avec les portes d’entrée de votre article.) Lorsque j’écris pour la presse en ligne, j’entends ce mantra à longueur de journée : il faut écrire plus court ! Un rédacteur en chef me disait récemment que mes articles étaient trop longs : « le lecteur décroche ! Lorsque je lui demande quels sont les critères objectifs qui lui font dire que le lecteur décroche, il avoue : « je n’ai pas de moyen objectif de le démontrer, mais le lecteur doit décrocher après un article de 7.000 signes !

C’est évident ! J’aime me baser sur des preuves. Je prends l’article le plus long de la série : 9.000 signes ! L’article court : un mythe digital que rien n’étaie.