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La polémique du moment: festival d'Angoulême

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Pour ou contre un sexe des bulles ? Pourquoi inventer une «bande dessinée féminine» ? Je ne vais pas me faire que des ami.e.s. Il y a vingt ans, j’avais interviewé Julie Doucet (dont j’adore le travail) pour un fanzine. Je me rappelle que cette auteure au trait sombre, proche d’une certaine forme d’art brut et qui n’hésitait pas à représenter, dans ses BD autobiographiques, des fantasmes de transition sexuelle, était lasse que les journalistes fassent référence à son genre. La polémique qui a récemment agité le microcosme de la bande dessinée à propos de l’absence de femme dans la sélection des auteurs éligibles au Grand Prix du festival d’Angoulême me paraît ridicule.

Je m’étonne qu’en 2016, près d’un demi-siècle après la révolution sexuelle, tandis que les gender studies ont fait bouger les lignes, des gens s’insurgent en invoquant le sexe des bulles. Les femmes sont de plus en plus présentes dans le milieu de la bande dessinée, auteures, lectrices ou éditrices, et c’est tant mieux. De quoi parle-t-on ? BD: Chloé Cruchaudet, Julie Maroh, Tanxxx et Aurélie Neyret dénoncent la récup politique de Fleur Pellerin. BANDE-DESSINÉE - La résistance s'organise chez les auteures de bande-dessinée. Quatre d'entre elles ont annoncé, lundi 1er et mardi 2 février, qu'elles refuseraient de recevoir le titre de Chevalier de l’ordre des arts et des lettres.

Elles dénoncent une tentative de "récupération politique" après la polémique, début janvier, sur l'absence de femmes dans la première version de la liste des nommés au grand prix du festival d'Angoulême. "Je souhaite être retirée de cette liste", écrit ainsi l'auteure Chloé Cruchaudet dans une note publiée sur son compte Facebook et supprimée depuis, que Rue89 retranscrit. "Les promus sont tous signataires de la charte contre le sexisme, on dirait qu’ils ont pioché, un peu au hasard, dans le tas", s'émeut l'auteure de Mauvais genre. Les symboles d'une "bande dessinée engagée" selon Fleur Pellerin "Chevalier mon cul" Tanxxx est la quatrième auteure, sur les cinq femmes promues, à refuser la distinction. » À voir également sur le Huffpost :

Accueil. Florence Cestac remplace Franck Bondoux à la direction du Festival d’Angoulême. Répondu par tsoc le 1er avril à 10:46 : Un vrai faux débat. Le problème de la bande dessinée n’est pas la parité des sexes, mais la justice sociale : la grande majorité des auteurs gagnent très mal leur vie. Plutôt que de s’occuper de mettre autant de femmes que d’hommes dans les institutions de la BD, les pouvoirs publics devraient s’occuper de faire en sorte que tous les auteurs qui ont un minimum de talent puissent vivre correctement. Et ce serait cela, justement, être "féministe". Car en quoi est-il une avancée de mettre des femmes à la tête du festival d’Angoulême, si de leur côté les auteurs femmes, pas plus que les hommes, ne peuvent vivre de leur travail ?

C’est la même imposture, au final, que de faire croire qu’élire un Noir à la tête des Etats-Unis va changer quoi que ce soit au sort des Noirs aux Etats-Unis... Le vrai féminisme, le vrai antiracisme, la vraie égalité ne peuvent venir que de la lutte sociale pour tous les travailleurs, hommes et femmes sans distinction ! Les femmes et la BD | 28 minutes. Florence Cestac : "beaucoup de femmes méritent le Grand Prix d’Angoulême"

Le Festival d’Angoulême a fini par revoir sa copie. Face à la polémique sur l’absence de femmes de la sélection du Grand Prix, les organisateurs ont annoncé mercredi après-midi qu’ils allaient finalement intégrer des auteures à leur liste. Florence Cestac, seule femme Grand Prix du Festival d’Angoulême en 2000, espère que les choses changeront dans le monde de la bande dessinée. "Ça a mis les points sur les i. Il y a beaucoup de femmes qui font de la BD et il ne faut pas les ignorer. Et je pense que beaucoup de femmes méritent le Grand Prix d’Angoulême", a-t-elle estimé au micro d’Europe 1, mercredi soir. "Un monde extrêmement masculin". "Quand j’étais petite, on offrait des BD à mon petit frère et jamais à moi.

Le Festival d'Angoulême ne trouvait pas d'auteures de BD à honorer, voilà notre liste. Le 43e Festival d'Angoulême aura lieu fin janvier. Le Grand Prix, qui récompense un auteur de BD pour l'ensemble de son œuvre, n'a sélectionné que des hommes cette année (avant de revenir sur sa décision). Nous proposons donc des noms de femmes qui le méritent aussi. [Mise à jour du 7 janvier à 13h] Face aux critiques, la façon de voter pour nommer le Grand Prix du festival d'Angoulême est modifiée, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

Tous les auteur(e)s qui votent n'auront plus à choisir parmi une liste déterminée mais en donnant les noms des dessinateurs qu'ils souhaitent. Quand la liste des trente noms d'auteurs sélectionnés –que des hommes– pour le Grand Prix du 43e festival d'Angoulême a été révélée le 5 janvier, les réactions ne se sont pas fait attendre. À l'image de celle de la dessinatrice Lisa Mandel: Puis certains des auteurs sélectionnés ont annoncé vouloir se retirer. Mais quelles sont donc les raisons de cette absence de femmes parmi les sélectionnés en 2016? Le festival de BD d’Angoulême accusé de sexisme après une sélection 100 % masculine. Un collectif d’auteures a appelé au boycott du vote, suivi de plusieurs auteurs nommés. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Trente noms, et beaucoup de « grands » de la bande dessinée mondiale : Frank Miller, Chris Ware, Alan Moore, Milo Manara, Stan Lee, Emmanuel Guibert, Quino, Jirô Taniguchi, Joann Sfar… Trente noms incontestables, mais uniquement d’hommes, aucun de femme.

L’annonce de la liste des auteurs éligibles au Grand Prix du prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (28-31 janvier) a suscité un certain émoi dans le milieu du 9e art, mardi 5 janvier, au point qu’un collectif d’auteures a appelé au boycott du vote, censé désigner les trois finalistes de ce scrutin réservé aux professionnels du secteur sur son blog. « Nous nous élevons contre cette discrimination évidente, cette négation totale de notre représentativité dans un médium qui compte de plus en plus de femmes. » Les femmes sont encore très minoritaires dans le métier aujourd’hui. Festival BD d'Angoulême : les dessinatrices contre-attaquent.

Alors que la polémique sur l'absence de femme en lice pour le prix du Festival international de la bande dessinée enfle, les premières concernées ont répliqué sur les réseaux sociaux, publiant des dessins sur Twitter sous le hashtag #WomenDoBD. Les dessinatrices ont naturellement rejoint le mouvement d'indignation qui enfle depuis hier, s'insurgeant du fait que parmi les 30 auteurs en compétition pour le grand Prix du festival international de bande-dessinée qui se déroulera à Angoulême le dernier week-end de janvier, aucune femme ne soit en lice.

Celles-ci se sont exprimées sur Twitter, sous le hashtag #WomenDoBD . Publiant des dessins tantôt humoristiques tantôt graves, les dessinatrices amatrices et professionnelles ont dénoncé ce sexisme ordinaire, qu'une poignée d'entre elles avaient déjà dénoncé quelques mois plus tôt. Des grands noms féminins du neuvième art comme comme Béatrice Tillier ou Pénélope Bagieu se sont jointes à ce mouvement de contestation pour exprimer leur colère.

Sexisme à Angoulême: des auteures regrettent l'absence de "mea culpa" du festival. Suite et fin de la querelle? Accusée de sexisme, la direction du Festival de la BD d'Angoulême, qui doit se tenir du 28 au 31 janvier, supprime la liste des nominés pour son Grand Prix, laissant un vote ouvert pour désigner le, ou la lauréate. Retour en six actes sur ce mauvais feuilleton à rebondissements. Acte 1. Une liste exclusivement masculine Le Festival de la BD d'Angoulême 2016 publie, comme chaque année, la liste des nominés de son Grand Prix mardi. Acte 2. Sur Facebook, l'auteur Riad Sattouf se désolidarise de cette sélection. Acte 3. Le Festival d'Angoulême fait la Une de la presse internationale mercredi.

Après Riad Sattouf, d'autres auteurs lui emboîtent le pas et rejoignent le boycott. "Aucun auteur ne peut souhaiter figurer sur une liste entièrement masculine", assène Joann Sfar. Acte 4. Acte 5. Ultime retournement de situation? Acte 6. Des auteures sont aussi montées au créneau. Polémique au Festival d'Angoulême : “La réalité historique de la BD, c'est que les créateurs masculins y sont dominants.

Dans la liste initiale des 30 nommés pour le Grand Prix du Festival d'Angoulême, aucune femme. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, s'en est expliqué. Rendue publique mardi 5 janvier, la liste des nommés au Grand Prix du Festival international de la BD d’Angoulême (décerné l’année dernière à Katsuhiro Otomo) fait polémique : parmi les trente artistes sélectionnés, pas une seule femme. Indigné, le Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme, récemment créé, rappelle qu’en quarante-trois ans, Florence Cestac est la seule femme à avoir reçu cette distinction – précisant que « Claire Bretécher, pilier du neuvième art, n'a elle-même jamais reçu le Grand Prix ».

Franck Bondoux, délégué général du Festival, revient sur cette situation pour le moins étonnante. Qui établit la liste des nommés au Grand Prix d’Angoulême ? Comment est-il possible qu’elle ne comporte, cette année, aucune femme ? Le Grand Prix récompense un auteur pour l’ensemble de son oeuvre.