Défense : la France à la foire du drone. Nécessité fait loi. Après un an de réflexion et d’hésitations, le gouvernement de François Hollande s’est résolu à acheter deux drones américains sur étagère - des Reaper, fabriqués par l’entreprise General Atomics. Le Pentagone a donné son accord, dit-on à Paris, lors d’une rencontre vendredi, à Washington, entre Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, et son homologue américain, Chuck Hagel. Reste à obtenir le feu vert du Congrès pour que deux appareils sortant des chaînes de montage et destinés normalement à l’armée américaine soient finalement vendus aux Français. Prise sous la contrainte, cette décision était préconisée par la haute hiérarchie militaire depuis des mois, tant les aéronefs dont dispose le pays sont à bout de souffle.
«Incurie». Achetés dans les années 90, ces drones - des Harfang de fabrication israélienne «francisés» par EADS - sont à bout de souffle. Rivalités. «Grippé». Défense: la France veut se payer des drones. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a justifié dimanche l'achat par la France de deux drones aux USA en expliquant que la France avait "raté le rendez-vous des drones" et confirmé des discussions également avec Israël pour l'achat d'autres appareils. >> Lire aussi: Les drones en question "Il y a aujourd'hui deux pays au monde qui construisent des drones, les USA et Israël, nous sommes entrés en contact avec les uns et les autres pour pouvoir en acquérir immédiatement", a indiqué le ministre de la Défense au "Grand rendez-vous Europe1-Itélé-Le Parisien. La France doit notamment acheter deux drones de surveillance Reaper aux USA pour une livraison avant la fin 2013 afin de soutenir ses opérations au Mali, où "l'après-guerre a déjà commencé", même si "la guerre n'était pas tout à fait terminée".
Interrogé sur le nombre de drones que la France comptait acquérir, le ministre n'a pas souhaité répondre. Paris achète des drones américains pour rattraper son retard. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nathalie Guibert L'affaire est en passe d'être conclue. L'armée française va s'équiper de drones américains. A l'issue d'un interminable feuilleton politico-industriel, Paris a obtenu à Washington, vendredi 17 mai, un feu vert du Pentagone, lors d'une visite du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. Il reste à décrocher un accord du Congrès. La France souhaite acheter d'urgence deux Reaper, le drone de moyenne altitude et de longue endurance (MALE) de General Atomics, cet appareil de surveillance que les Etats-Unis, eux, ont armé en 2003, l'utilisant pour tuer les talibans dans une campagne d'assassinats ciblés controversée. Lire : Des drones militaires tactiques, pré-stratégiques ou armés La France n'en est pas là ; il s'agit officiellement pour l'heure d'une solution "intermédiaire" pour tenter de rattraper une révolution qu'elle a ratée, celle des avions espions sans pilote.
L'affaire est ultrasensible. Un projet modeste. Drones : le coup de semonce du ministre de la Défense à Dassault. Pour sa première conférence de presse en France, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé une série d'actions qu'il compte mener très rapidement. Comme l'écrivait "latribune.fr", ce sera le cas sur le dossier des drones qui a fait couler beaucoup d'encre l'an dernier. Le prédécesseur de Jean-Yves Le Drian, Gérard Longuet, avait confié en juin à Dassault Aviation le programme de drone de reconnaissance français, soit une version francisée de la plate-forme israélienne Heron TP. Un choix qui devait permettre à l'avionneur "de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drone Male franco-britannique".
Tout ceci sera peut être rangé dans un placard. La politique industrielle ? D'une façon plus générale, il a rappelé toute l'importance de l'industrie de défense, qui est "essentielle pour la France", notamment en termes d'emplois (165.000) et de souveraineté nationale. Drone Heron-TP : "un choix raisonnable et cohérent" pour le député PS Jean-Claude Viollet.
Déjà 6 mois de retard pour la version française du drone Heron TP? Choisie pour équiper l’armée de l’Air à l’occasion d’un comité ministériel d’investissement (CMI) en juillet 2011 au détriment du MQ-9 Reaper du constructeur américain General Atomics, la version française du drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), proposée par Dassault Aviation en collaboration avec Israel Aerospace Industries (IAI) accuserait déjà un retard « d’au moins 6 mois » si l’on en croit les informations du quotidien Les Echos.
En cause, la liaison par satellite de l’appareil qui, en l’état actuel des choses ne serait pas assez performante pour les besoins de l’armée de l’Air. Et tant qu’une solution satisfaisante à ce problème ne sera pas trouvée, le contrat ne devrait pas être conclu en avril, comme prévu, mais au mieux, à l’automne prochain. Cela étant, le journal économique indique qu’il seraint question d’adapter le système de transmission par satellite qui équipe les actuels drones Harfang, censés être remplacés par les Heron TP au premier semestre 2014.
Drones Dassault-IAI : le coup de gueule du Sénat. Un coup de pied dans la fourmilière. C’est bien l’impression qui prévaut deux jours après le vote par la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat d’un amendement au projet de loi de finances 2012 qui annule une bonne partie du financement du drone Heron TP (photo IAI) choisi par le ministère de la défense en juillet dernier. Concrètement, l’amendement annule 109 millions d’euros sur les 318 millions prévus de ce drone développé par le tandem entre Dassault et l’industriel israélien IAI. Pourquoi 109 millions ? C’est la différence avec l’offre de drones Reaper de l’américain General Atomics, estimée à 209 millions d’euros, qui emportait largement l’adhésion de l’armée de l’air et des forces en Afghanistan mais avait été retoquée par le ministère. Le choix du ministère n'a cessé de faire débat depuis.
Le rapport sur l’équipement des forces consacre à la question seize pages solidement argumentées. Et maintenant ? Le Sénat dézingue le drone de Dassault. Cette fois, la guerre des drones est déclarée. La commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat a donné ce matin un coup de pied dans la fourmilière militaro-industrielle en annulant une grande partie des crédits alloués au futur drone MALE (moyenne altitude longue endurance) de l’armée de l’air, pour lequel Dassault Aviation et l’industriel israélien IAI sont en négociations exclusives avec le ministère de la Défense. Concrètement, la commission a fait passer les crédits alloués à ce programme, un drone israélien Heron TP "francisé" par Dassault, de 318 millions d’euros à 209 millions d’euros sur le projet de loi de finances 2012. Ce qui rend ainsi mathématiquement impossible l’achat de drones Heron TP, en attendant le vote de l’Assemblée nationale et l’éventuelle commission mixte paritaire.
Pourquoi cette coupe de 109 millions d’euros ? 33 voix pour, 2 voix contre La décision de Gérard Longuet ne passe pas Les députés sauveront-ils la mise de Dassault Vincent Lamigeon. Notes de l'Ifri - Les drones MALE : Quelles options pour l'Europe ? Les pays européens, France en tête, doivent prendre sans tarder une décision en matière de développement et d’acquisition de drones MALE. Leurs choix seront cruciaux non seulement pour préserver la souveraineté opérationnelle des Européens au plan militaire, mais aussi pour garantir l’avenir de l’industrie aéronautique européenne. Les différentes options explorées se fondent soit sur une politique d’achats à court terme, soit sur des programmes nationaux conduisant à des impasses stratégiques, soit sur des programmes en coopération.
Cette dernière option, favorisant la convergence des besoins des pays européens, devrait permettre d’optimiser leurs ressources financières. Un engagement en faveur d’une politique industrielle européenne ambitieuse en matière de drones MALE représente un investissement important. Version allemande / deutsche Fassung L'Ifri a mené en 2010 une réflexion sur les enjeux de l'acquisition de drones MALE en Europe. La France près d'acheter des drones américains. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, semble s'acheminer vers un achat d'un drone américain, ce qui serait dans son esprit une solution intérimaire. "Il n? Y a pas actuellement d? Offre nationale ou européenne disponible sur le marché en matière de drones. Il faut faire des choix et préparer des alternatives, avec des perspectives européennes", a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense.
Jean-Yves Le Drian prépare visiblement les esprits à un achat sur étagère de drones américains. Le ministre avait annoncé le 30 mai une remise à plat le dossier du drone de surveillance intérimaire Male (Moyenne Altitude, Longue Endurance) "sans pression mais avec pragmatisme". "Je vais faire vite", avait-il promis, une décision sera prise "avant le 14 juillet". Du retard dans les drones Male "Nous avons pris du retard. L? Drones : Le drian relance la piste américaine , Industrie. Achat en urgence operationelle vs. programmation (Clouet)