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Lectures personnelles

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Celle que vous croyez, de Camille Laurens - Les mots sont, les mots font, les mots disent Les mots coulent, les mots roulent sur un fil. Rien ne prédestinait Claire Millecam, quarante-huit ans, divorcée et enseignante à l'université, à basculer dans la sphère virtuelle pour y entretenir une relation factice.

Celle que vous croyez, de Camille Laurens - Les mots sont, les mots font, les mots disent Les mots coulent, les mots roulent sur un fil

Au départ, elle voulait se venger de son ex et a choisi de créer un profil bidon pour l'espionner sur Facebook. Empruntant la photo de sa nièce, elle devient la jeune et ravissante Claire Anuntès, vingt-quatre ans, timide, fragile et vulnérable. Sa cible a pour nom KissChris - un photographe amateur qui connaît son ex comme sa poche. TRIBULATIONS D'UN BÂTARD À BEYROUTH - Roman, Ramy Zein. Roman Ramy ZeinAmarante LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES MAGHREB, MOYEN ORIENT Liban Situé au croisement du roman picaresque et du conte philosophique, Tribulations d'un bâtard à Beyrouth explore les symptômes d'une folie collective sur un ton à la fois grave et caustique.

TRIBULATIONS D'UN BÂTARD À BEYROUTH - Roman, Ramy Zein

Son héros malgré lui, Yad Mandour, se retrouve dans des situations absurdes qui s'enchaînent au rythme trépidant d'un pays possédé par les démons du communautarisme. Derrière ce récit grinçant, pétri d'humour amer, se profilent les questions essentielles du rapport à l'autre et de la liberté individuelle. La Ballade de Lila K - Blandine Le Callet - Babelio. Je suis complètement bouleversée par cette lecture, un énorme, énorme coup de coeur !

La Ballade de Lila K - Blandine Le Callet - Babelio

Je suis impressionnée par cette auteure. Blandine le Callet a un talent immense, que ce soit dans la valeur de l'histoire, la richesse d'écriture, la transmission des émotions, la fluidité et la subtilité dans l'avancement du récit, la faculté de maintenir un attrait, un « suspens ».Privée de sa mère et ayant petit à petit complètement régressée avant d'arriver au Centre, Lila K reste prostrée, sans parler, ne supportant pas la lumière du jour : « ils me gardaient la plupart du temps dans une pièce close maintenue dans la pénombre. Comment Baptiste est mort. Il faut beaucoup aimer les hommes - Marie Darrieussecq. Une femme rencontre un homme.

Il faut beaucoup aimer les hommes - Marie Darrieussecq

Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. « C’est quoi, un Noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ? Au commencement du septième jour, Luc Lang. Crue, Philippe Forest. Écoutez nos défaites. Le soleil des Scorta (2004) - Laurent Gaude, écrivain français, prix goncourt 2004. Parce qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre.

Le soleil des Scorta (2004) - Laurent Gaude, écrivain français, prix goncourt 2004

A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.

Eldorado (2006) - Laurent Gaude, écrivain français, prix goncourt 2004. {Lecture} L'histoire de Pi de Yann Martel - The Daydreameuse - Blog Voyage & LifestyleThe Daydreameuse – Blog Voyage & Lifestyle. La Porte des enfers. Au lendemain d’une fusillade à Naples, Matteo voit s’effondrer toute raison d’être.

La Porte des enfers

Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s’enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville. Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Villa des femmes, Charif Majdalani, Littérature française - Seuil. Tout sourit à Skandar Hayek.

Villa des femmes, Charif Majdalani, Littérature française - Seuil

À la tête d'un négoce de tissu, il règne sur son usine, sur ses terres et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le Liban en ce milieu des années 1960, malgré aussi les disputes incessantes entre Mado, son acariâtre de sœur, Marie, son épouse, et Karine, sa fille chérie. Quant au successeur, il sera bien temps, le moment venu, de le choisir, entre Noula, ce fils aîné qui ne doute de rien et surtout pas de lui-même, et Hareth, le cadet, épris de livres ...

En attendant Bojangles - Olivier Bourdeaut - SensCritique. "Syngué Sabour (Pierre de patience)" : parler en femme libre dans le vacarme éreintant de la guerre. Adaptant son propre roman (prix Goncourt 2008), Atiq Rahimi dessine magnifiquement la naissance de la parole libre d'une femme au crépuscule du monde qui lui imposait de se taire.

"Syngué Sabour (Pierre de patience)" : parler en femme libre dans le vacarme éreintant de la guerre

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Noémie Luciani Kaboul est sous les bombes. Rue des voleurs de Mathias Enard. Au moment du printemps arabe, deux pieds nickelés quittent Tanger pour Barcelone, symbole à leurs yeux d'une Europe libre et fortunée.

Rue des voleurs de Mathias Enard

Osons un rapprochement rapide: ce nouveau roman de Mathias Enard a des airs d'Attrape-cœurss par la forme et d'un récit du grand écrivain arabe Naguib Mahfouz pour le fond. Le jeune Lakhdar n'est pas si éloigné du petit Holden Caulfield, même s'il est plus âgé (18 ans au début de l'histoire), il a le même âge mental et les mêmes rêves. Dans la première partie du livre, Lakhdar, qui vit à Tanger, est chassé de chez lui parce qu'il a couché avec sa cousine (pas parce que c'est sa cousine, mais parce qu'il a couché). S'ensuit alors une sorte de road movie qui part de Tanger et le conduit à Barcelone où se trouve la rue des voleurs, une sorte de cour des Miracles et de rendez-vous du quart-monde.

Zeruya Shalev: «Un remède à tous nos malheurs» Zeruya Shalev fait confiance à ses lecteurs.

Zeruya Shalev: «Un remède à tous nos malheurs»

Elle commence par les planter au chevet d’une vieille dame dont l’esprit divague mais qui se fait assez peu d’illusions sur ses relations avec ses enfants («Suis-je davantage dégoûtée de vous que vous de moi ?»). Elle présente ensuite lesdits enfants : Avner, le fils, et Dina, la fille, quadragénaires ordinairement névrosés et plus ou moins mal mariés. C’est dense, sombre, parfois même drôle, quand, à quelques dizaines de pages du début, il y a cette scène dont Avner est témoin, puis le souvenir lumineux d’un coup de foudre de Dina… l’émotion vous prend totalement par surprise, le roman vous emmène ailleurs.

Pour la première fois chez Zeruya Shalev, le récit est à la troisième personne, même si c’est une troisième personne très intime. Les quatre précédents romans de l’Israélienne (lire Libération du 19 avril 2007) parlaient du couple, ou plutôt de son impossibilité.