Détroit, catastrophe du rêve. La crise automobile : une énième crise économique du capitalisme Depuis un an, les États-Unis ont perdu quelque 3 millions d’emplois. La récession de l’économie américaine touche de plein fouet l’État du Michigan : son taux de chômage, de 9,6%, est le plus élevé des États-Unis et 113000 emplois ont été perdus depuis novembre 2007, dont 60000 dans les deux seuls derniers mois de l’année 2008.
On estime qu’entre mi-2005 et 2010 l’État du Michigan devrait perdre environ 674000 emplois, soit une chute de 14,4%. Parmi les 113000 emplois perdus l’année dernière, 38000 concernaient le secteur industriel. Berceau de Chrysler, General Motors et Ford, la métropole de Détroit est fortement touchée par la crise automobile parce que la spécialisation fonctionnelle la rend vulnérable. Après plusieurs rebondissements, l’État fédéral a finalement consenti à accorder 17,4 milliards de dollars – dont 13,4 d’aide immédiate – à General Motors et à Chrysler, menacés de faillite.
Shrinking City. L'énigme de la <em>Homeland Security</em> pour l'Administration Obama : quel scénario pour la sécurité et l'administration des frontières ? Barack Obama est devenu le 44e président des États-Unis le 20 janvier 2009. En même temps, il a pris le contrôle d’une Administration fédérale profondément transformée par les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et par la réforme de son organisation interne qui suivit ces événements tragiques.
Au cœur de cette transformation se trouve ce que l’on nomme « Homeland Security », une construction doctrinaire encore incomplètement définie qui a comme objectif primordial la protection du territoire américain (états-unien) contre toute menace en général (all-hazards approach) et contre la menace du terrorisme transfrontalier en particulier. Barack Obama est le premier président issu du Parti démocrate qui assume le contrôle du département de la Homeland Security, énorme appareil bureaucratique essentiellement consacré à la sanctuarisation du territoire.
Il a ainsi « hérité » de la doctrine de la Homeland Security et des représentations géopolitiques qui lui sont liées. Saisies immobilières et prêts à taux variables dans les quartiers : quelques exemples américains. Tout observateur qui s’intéresse au marché du logement américain peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles toutes les failles de ce système ont craqué précisément durant l’année 2008. Après tout, les experts en matière de logement ont récemment salué la capacité du marché du crédit américain à apporter des bénéfices aux propriétaires et de la stabilité à l’économie [Green et Watcher 2005, p. 94]. Et pourtant la situation est bien là : les saisies connaissent leurs niveaux les plus élevés depuis la Grande Dépression des années 1930. Les ventes immobilières ont chuté de près de 10% alors que leurs prix moyens ont diminué de 18% en moyenne. Les banques, les compagnies d’investissement ainsi que Fannie Mae et Freddie Mac, les jumeaux géants de l’industrie du prêt aux États-Unis, ont soit fait faillite soit fortement vacillé près du gouffre, avant de s’appuyer sur l’argent du contribuable pour renflouer leurs caisses.
Les prêts subprimes et prédateurs. Los Angeles et San Francisco bien des différences, mais aussi des ressemblances. Revue Hérodote 2006/3, Ghettos américains, banlieues françaises. Durant l’automne 2005, une partie des banlieues françaises s’est embrasée sous l’effet d’une vague de violences urbaines sans précédent. La France est-elle en train de voir émerger un phénomène comparable à celui des ghettos américains ? La ségrégation ethnique prenant le relais ou se combinant avec la ségrégation socio-spatiale, jamais la comparaison entre les situations américaines et françaises n’a paru aussi nécessaire. Assiste-t-on à une américanisation au moins partielle de la question des banlieues ?
Au travers d’études de cas précises - New York, villes californiennes, banlieue nord de Paris, région lyonnaise et nord de la France -, les auteurs de ce numéro d’Hérodote (qui reprend les communications d’un colloque franco-américain à l’université de Cergy-Pontoise en décembre 2005) analysent les similarités et les différences des processus de ségrégation aux États-Unis et en France. Page 3 à 9 Ghettos américains, banlieues françaises Page 10 à 24 Page 25 à 43 Page 44 à 65 Page 66 à 91. Zonage et mixité urbaine : la question de la requalification des zones industrielles à travers les exemples new-yorkais du Far West Side à Manhattan et des Atlantic Yards à Brooklyn.
Il pourrait être vain de poursuivre une comparaison des politiques urbaines en matière de dynamiques ségrégatives aux États-Unis et en France sans avoir au préalable pleinement évalué le poids de l’histoire urbaine. Les États-Unis s’inscrivent en effet dans une tradition qui donne au politique une intervention essentiellement réactive par rapport au fonctionnement du marché et qui a laissé la plus grande latitude aux investisseurs privés. Ceux-ci ont dans une large mesure façonné la configuration spatiale des villes et déterminé la division sociale et fonctionnelle des espaces.
Dans cette perspective, la mixité urbaine a été considérée comme un facteur de dépréciation du foncier et pourfendue par l’adoption, au cours de la première moitié du XXe siècle, de règlements de zonage qui ont mis en œuvre la spécialisation des espaces urbains dans des quartiers homogènes. Aux États-Unis en effet, le zonage a fonctionné historiquement comme un instrument de ségrégation spatiale. Comment les arts et la culture peuvent-ils participer à la lutte contre les phénomènes de ségrégation dans les quartiers en crise ?
Dans cet article, je propose d’examiner la manière dont les politiques culturelles peuvent participer au développement social des quartiers et contribuer plus particulièrement à la lutte contre les phénomènes de ségrégation dans les territoires urbains en difficulté, ou du moins contre les effets de cette ségrégation. Je ne reviendrai pas sur la mesure et l’analyse des phénomènes de ségrégation, lesquels ont été largement étudiés dans les autres articles, mais je vais montrer à quelles conditions les politiques culturelles peuvent, non pas régler l’ensemble des problèmes, mais contribuer à fournir des solutions. Depuis une vingtaine d’années déjà, l’action culturelle est régulièrement associée aux interventions urbaines et aux activités sociales, éducatives menées notamment dans le cadre de la politique de la ville.
Le rôle particulier des arts et de la culture dans les processus de transformation sociale et de revalorisation des quartiers a fréquemment été souligné [Auclair, 2003]. Mexique - Etats-Unis : frontière, immigration et inégalités sociales. Rappels historiques sur l'évolution de la frontière L'histoire de cette partie du monde est particulièrement ancienne.
Sans entrer dans les détails, car ce n'est pas ce qui nous occupe ici, il me faut rappeler qu'avant l’arrivée des espagnols, le nord du Mexique n’appartenait pas à l’ensemble mésoaméricain. C’était un espace peuplé par les indiens Chichimèques, peuples nomades qui s’opposaient aux paysans sédentaires du sud du Mexique actuel. Avec l’arrivée des espagnols, toute cette organisation a été bouleversée notamment par la mise en valeur de nombreuses terres arides, où vivaient des tribus d’indiens souvent hostiles à la présence espagnole. Ces terres étaient également riches en différents minerais, notamment d’argent. C’est donc après la chute de la capitale de l’empire aztèque, Tenochtitlan en 1521, sous les coups de boutoirs de l’avancée espagnole que le nord du continent a été peu à peu colonisé, transformé, exploité. Haut de page Immigration mexicaine et sud américaine G.