Le plan de sauvetage de la zone euro entièrement remis en question « Fortune. L’aggravation de la crise depuis l’été a totalement rebattu les cartes. Du coup, le plan de sauvetage du 21 juillet, brandi par les gouvernements comme la seule option possible, paraît de plus en plus décalé. Aujourd’hui, toutes les options de ce plan ou presque sont à nouveau sur la table. Après avoir martelé pendant des semaines que la Grèce ne ferait pas défaut et qu’il suffisait d’appliquer à la lettre le programme du 21 juillet pour calmer les marchés, les dirigeants européens sont apparemment en train de changer d’avis.
Au moins trois raisons à cela : le lobbying des Etats-Unis et du FMI, inquiets du risque de récession que la crise de la zone euro diffuse peu à peu ; la récession qui s’installe en Grèce et nécessitera plus de fonds que prévu pour lui éviter un défaut : enfin, la pression des marchés qui n’ont jamais vraiment cru à l’efficacité des mesures décidées en plein coeur de l’été. Le niveau de participation du secteur privé au financement de la dette grecque Les Echos. Peut-on encore éviter la catastrophe ? - Blogs Jacques Hubert-Rodier.
2012 aurait pu être l’année qui suivait le printemps arabe et où le monde se réorganisait autour d’un nouveau pôle au sud de la Méditerranée. Elle sera celle d’après la catastrophe nucléaire de Fukushima, d’après le début de la crise de la dette en Europe et aux Etats-Unis voire celle d’après l’éclatement de l’euro et avec la monnaie unique, de l’Europe elle-même. Sur la carte politique avec 193 Etats reconnus par les Nations Unies, le monde n’a jamais été depuis le début du 20ème siècle aussi fragmenté. « Le morcellement n’est probablement qu’à ses débuts », a affirmé ainsi Thierry de Montbrial, directeur de l’IFRI (Institut français des relations internationales) qui présentait hier au Cape (Centre d’accueil de la presse étrangère) à Paris, la 30ème édition du Ramses (Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies).
L’indépendance du Kosovo et la division du Soudan en deux Etats, nord et sud, sont probablement des erreurs. Le deuxième acte d’une tragédie par Andreas Höfert. Le deuxième acte d’une tragédie par Andreas Höfert FIN DE PARTIE. Le scénario actuel de la crise de la dette souveraine peut aisément être comparé à une pièce de Samuel Beckett. La crise de la dette souveraine en Europe n’est pas un événement isolé. Il s’agit simplement du deuxième acte d’une tragédie amorcée à la mi-2007, qui a atteint un premier point culminant en septembre 2008 avec la chute de Lehman Brothers.
Prologue: l’insouciance de la cigale Les bulles et crises financières sont vieilles comme le monde. Les mots les plus dangereux dans le monde de la finance nous séduisent inlassablement: «Cette fois, c’est différent». Notre promptitude à croire aux fausses promesses des bulles financières contredit la théorie économique selon laquelle les individus sont rationnels et les marchés efficaces. Tout comme les flammes ont besoin d’oxygène, les bulles financières ont besoin d’argent et de la promesse d’encore plus d’argent – autrement dit, de crédit – pour enfler.
Like this: Le SMI nouveau va-t-il arriver ? La chronique économique de Philippe Jurgensen Philippe Jurgensen aborde ici non pas le FMI, mais une notion plus large : le système monétaire international, SMI. Selon lui, il est possible, en effet, que le désordre monétaire international que nous subissons commence à se réformer à la faveur de la crise. Les caractéristiques de ce qu’il faudrait plus justement appeler le « non-système » actuel sont connues. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les accords de Bretton-Woods avaient organisé un système dit étalon de change-or (« Gold exchange standard »), où toutes les devises étaient définies par un cours fixe par rapport au dollar, avec une marge de variation autorisée de + ou – 1% seulement. . © Canal Académie - Tous droits réservés (moyenne de 0,0 pour un total de 0 vote) Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission, devenez membre du Club pour 23€, soit moins de 2€ par mois. Déjà abonné ? La collision des dettes américaines et européennes est-elle inevitable.
Nanjing, 15 juillet 2011 L’histoire a une manière surprenante de fixer les rendez-vous les plus inattendus. Depuis des mois, les Etats-Unis et l’Europe tentent de gérer une crise budgétaire et de l’endettement. Ce weekend, les échéances coïncident dans ce qui pourrait être une collision frontale dont les conséquences seraient catastrophiques. Leur ampleur serait d’au moins dix fois la crise de Lehman Brothers en 2008. Jamais dans l’histoire de l’après-guerre économique et financière les risques d’explosion systémique de l’économie mondiale n’ont été aussi élevés. C’est une véritable conflagration que nous risquons, si un sursaut de dernière minute des dirigeants politiques du monde occidental ne permet pas d’éviter une collision frontale entre un risque de défaut des Etats-Unis et un risque de défauts en cascade en Europe.
Mais il ne peut accepter une telle reculade que si une partie des réductions ne provient pas des «nantis ». Post global pour laisser vos commentaires ou suggestions de liens. Sauver les banques jusqu'à quand ? Quoique le texte qui suit ait pour propos de développer un argument indépendant (relativement), il est difficile de ne rien dire du plan « de stabilisation » que viennent d’annoncer l’Union européenne et le FMI, à propos duquel se pose immanquablement la question de savoir ce qu’il va stabiliser et pour combien de temps... Le « plan de stabilisation », ou les risques du bootstrapping Le paquet d’ensemble est en trois morceaux : 60 milliards d’euros de concours de l’Union directement mobilisables, 250 milliards du même métal mais par le FMI, et le « gros » morceau d’un fonds de garantie de 440 milliards. C’est bien là que le bât blesse car en son fond, le dispositif aboutit à faire garantir des dettes suspectes par des finances publiques suspectes… Bien sûr l’idée joue de l’hétérogénéité des situations des finances publiques européennes en faisant garantir les moins bonnes par les moins mauvaises.
Sauver la Grèce… ou sauver les banques ? Mais tout de même. L’Edito : Deux ou trois choses que je sais d’elle Par Bruno Bertez. L’Edito : Deux ou trois choses que je sais d’elle Par Bruno Bertez Les marchés sont dans une phase d’indécision. Tout en restant fondamentalement haussier (en nominal) sur les actions, depuis quelques semaines, nous sommes attentistes. Notre conviction haussière de trader a faibli. Nous pensons que la balance risque/récompense a cessé d’être attrayante. Nous sommes dans une période d’indécision et, à ce titre, tout est instable, réversible, fragile.
La conjoncture redevient morose. Le crédit privé, une fois que l’on a retiré les crédits étudiants et les crédits dits de stimulation, le crédit privé ne repart pas. États-Unis: risques pour la repriseL’indice composite des indicateurs économiques américains a reculé en avril pour la première fois depuis juin, signe de turbulences à venir pour la reprise aux Etats-Unis, a indiqué le Conference Board. En Europe, les signes avant-coureurs d’un ralentissement se multiplient, même en Allemagne.
Source Bespoke Nous avons dit transition. Omettre.