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Complotisme, post-vérité, crise de l'information

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Le journal de France 2 caution du complotisme ? Michel Field Directeur exécutif de l'information France Télévision Lundi 6 mars 2017 Objet : édition de 20 h du journal de France 2 / dimanche 5 mars / caution au complotisme Monsieur, Enseignant-es, nous avons regardé l'interview de François Fillon par Laurent Delahousse et David Pujadas, dimanche 5 mars lors de l'édition de 20 h.

Une des difficultés de notre métier est de donner aux élèves les outils pour identifier et déconstruire les scénarios complotistes afin qu'ils prennent leurs distances avec. Ainsi, une question posée par Laurent Delahousse cautionne-t-elle la vision complotiste de « l'affaire Fillon » que le candidat Les Républicains entretient.

De la même façon, François Fillon a affirmé que des chaînes télévisées avaient annoncé mercredi 1er mars le suicide de sa femme. Ainsi donc le service public d'information a-t-il cautionné ce dimanche soir une vision conspirationniste de la justice, des médias et de la politique. Enseignantes et enseignants. Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information. Théorie selon laquelle l'émotion et la croyance comptent désormais plus que les faits Post-truth, en anglais, fut le mot de l'année 2016, selon l'Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion ou aux croyances personnelles ».

Si Ralph Keyes consacrait déjà un livre au sujet en 2004 (The Post-truth Era), c'est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l'expression s'est démocratisée. L'idée ne va pas sans poser de soucis : elle peut laisser croire que la vérité était auparavant chose acquise, au moins comme valeur. . 🔗 Partager cet élément : Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 novembre 2016) Un système qui, le lendemain de l’élection de Donald Trump, fait commenter l’événement par Christine Ockrent — sur France Culture… — et le surlendemain par BHL interviewé par Aphatie, n’est pas seulement aussi absurde qu’un problème qui voudrait donner des solutions : c’est un système mort.

On ne s’étonnera pas que le thème des morts-vivants connaisse un tel regain d’intérêt dans les séries ou dans les films : c’est l’époque qui se représente en eux, et c’est peut-être bien le sentiment confus de cette époque, à la fois déjà morte et encore vivante, qui travaille secrètement les sensibilités pour leur faire apparaître le zombie comme le personnage le plus parlant du moment. Les morts-vivants Lire aussi Miguel Urban, « Crépuscule de l’“extrême centre” », Le Monde diplomatique, novembre 2016. On objectera sans doute que les morts-vivants sont plutôt des trépassés qui reviennent, alors qu’en l’occurrence l’époque, si toute vie s’en est retirée, n’en finit pas de mourir.

L’écroulement ? La «post-vérité», nouvelle grille de lecture du politique - Le Temps. Le terme n’est pas encore entré dans le lexique courant de la langue française, mais pour la vénérable institution du dictionnaire d’Oxford c’est le mot de l’année: post-vérité, «post-truth» en anglais. Inventé par l’auteur américain Ralph Keyes en 2004 («The post-truth era»), il a lentement fait son chemin dans les médias anglo-saxons avant de s’imposer comme une grille de lecture des bouleversements politiques en cours. Les victoires surprises du Brexit au Royaume-Uni, puis de Donald Trump aux Etats-Unis expliquent son succès. L’usage de «post-vérité» a augmenté de 2000% entre 2015 et 2016, note l’Oxford Dictionnary qui ajoute qu’il est devenu un «pilier du commentaire politique» désormais largement compris.

Exemple du Brexit De quoi parle-t-on? Des exemples? Les mensonges de Trump Il en va de même avec Donald Trump qui a multiplié les contre-vérités, affirmant par exemple qu’il n’avait pas soutenu la guerre en Irak en 2003 ou que Barack Obama n’était pas un Américain. Comment résister? (20+) «Qui a peur de la post-vérité ?» Suivez le débat en direct avec Libération. «Qui a peur de la post-vérité ?» Suivez le débat en direct avec Libération l y vt pls d mnd l’nvsttd d’bm q’ cll d Dnld Trmp, c’st n ft. Q’mprt, l nv prsdnt mrcn dmnt, t rffrm s pplrt n vqnt ds «fts ltrntfs». Mrcrd, c’st Mrn L Pn q ccs rp 1 d «fk nw». Srns ns ntrs dns n nvll èr ù l’ntrprttn, l sbjctvt, l mvs f vr l mnsng nt pls d’mprtnc q l rlt ll-mêm? Cmmnt dstngr n vr d’n fss nfrmtn ?

Q pvnt fr ls jrnlsts ? Post-vérité : «Les gens vont devoir commencer à traiter les contenus numériques avec plus de scepticisme» Will Davies (photo DR) est professeur agrégé en économie politique à l’université Goldsmiths, à Londres. Il est notamment l’auteur de L’industrie du bonheur : Comment le gouvernement et les grandes entreprises nous ont vendu le bien-être. Comment définiriez-vous brièvement le concept de post-vérité ? Le terme s’est imposé en 2016 [C’est le mot de l’année, selon le dictionnaire britannique d’Oxford ndlr], dans le cadre de divers mouvements populaires, tel que la campagne de Donald Trump ou celle pour le Brexit.

Il fait généralement référence à l’idée que les experts et les médias libéraux de masse ne sont pas dignes de confiance et ne sont pas neutres. Dès lors, quand les économistes, les statisticiens, la BBC ou CNN, rapportent un fait, cela doit être considéré avec suspicion, car ils ont leur propre programme. Dans quelle mesure la post-vérité a-t-elle joué un rôle dans l’élection présidentielle américaine ? Non, je pense que ça serait une lecture pessimiste de la situation. Tolly Taylor. Les risques de la société « post-vérité » Editorial. En 2016, plusieurs personnalités ont annoncé sciemment des fausses nouvelles. Un défi pour les médias, les personnalités politiques et les entreprises technologiques. Editorial du « Monde ». Le très respectable dictionnaire d’Oxford a choisi comme mot de l’année 2016 l’adjectif « post-truth » – en français, « post-vérité ». Cette expression qui signifie « relatif aux circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence sur la formation de l’opinion que l’appel aux émotions et aux croyances personnelles », n’est pas nouvelle.

Apparue il y a une douzaine d’années, elle s’est cependant imposée en 2016 à la faveur de deux scrutins qui ont secoué le monde : le référendum du 23 juin sur le Brexit, qui a décidé de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, puis l’élection présidentielle américaine, dont Donald Trump est sorti vainqueur, le 8 novembre. Phénomène de l’année électorale 2016, l’information post-vérité nous concerne tous. Conversation avec Gérald Bronner : ce n’est pas la post-vérité qui nous menace, mais l’extension de notre crédulité. Entretien avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot, auteur de plusieurs ouvrages sur les croyances collectives et la cognition dont notamment « L’empire des croyances » (PUF, 2003), « La pensée extrême : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques » (Denoël 2009) et « La démocratie des crédules » (PUF, 2013). M.H. : Le mot « post-vérité », en anglais post-truth, a été désigné par Oxford Dictionaries comme mot de l’année 2016.

Cela veut-il dire que nous vivons dans des sociétés où la distinction entre le vrai et le faux n’a plus d’importance ? G.B. : Ce terme de « post-vérité » me semble mal choisi. Je préfère parler, comme je l’ai déjà fait, de « démocratie des crédules », car cette expression permet de souligner le rapport étroit et paradoxal entre le développement de la crédulité et celui de la liberté d’expression.

Il en va de même pour le marché cognitif. G.B. : C’est effectivement ce qu’il nous faut admettre. Un complot mondial serait à l’origine de nombreuses théories du complot. L’information est venue se répandre sur internet et les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. De nombreuses théories du complot seraient en fait orchestrées par une conspiration encore plus importante et d’envergure internationale.

La vérité est ici C’est le site Hoaxbuilder.fr, spécialisé dans la diffusion de rumeurs sur la toile qui a en premier relayé un article détaillant les rouages de cette nouvelle conspiration. « Depuis plus de 50 ans, ce sont les mêmes personnes qui créent et entretiennent toutes les théories du complot, dans le but de cacher la vraie vérité » affirme David Bani, le créateur du site. Pour David Bani, trop de questions et d’incohérences laissent à penser que les versions officielles d’événements tels que l’assassinat de Kennedy ou le 11 septembre pourraient avoir été mises en place dans le but de répandre ces théories conspirationnistes. « Ceux qui tirent les ficelles s’arrangent pour que ces versions soient trop plausibles pour qu’on puisse y croire.