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Edgar Morin : « Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe » Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ? La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides.

Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Tout cela est corrélatif par le fait de la multiplication des activités et rend les gens de plus en plus pressés. Cela est-il donc si nouveau ? Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ? En quelque sorte si. Pourquoi ? La gendarmerie s’équipe pour le tout-mobile. La gendarmerie nationale rentre dans le XXIe siècle et vient de passer commande à la société Cellebrite d'appareils UFED qui permettent d'extraire absolument toutes les données contenues dans les téléphones, les smartphones et les GPS.

En gros cet appareil est compatible avec plus de 4 000 terminaux différents (soit 95% du parc français), qu'ils soient sur iOS, Android, BlackBerry, Symbian, PalmOS et sur des OS proprio. L'appareil est capable de sortir aussi bien les contacts, l'historique des appels, les données web (dont celles des réseaux sociaux), les vidéos, les SMS/MMS, les photos, les emails, l'historique des WiFi, du GPS...etc, même si cela a été supprimé avant. Ne pensez pas non plus qu'il résiste à un mot de passe... (Par contre, une partition chiffrée, ça ne doit pas passer). Bon, je ne sais pas combien coûte un de ces appareils, mais je pense que pour un particulier, ce n'est pas donné. Donc vous avez encore un peu de temps avant que vos proches ne sachent tout de vous. Une tour Eiffel végétale, rêve ou réalité ? La génération Y bien intégrée dans le monde. L'Assemblée vote la limitation du droit de grève dans le transport aérien.

Les funérailles d'Agnès dans la plus stricte intimité. La colocation, un choix de vie. C'est une maison qu'ils appellent "le lavomatic". A une époque, ils accueillaient, le temps d'une lessive, des amis en panne de machine à laver. Le nom est resté. Dans cette maison de plain-pied du quartier de Figuerolles, à Montpellier, vivent deux filles et deux garçons âgés de 23 à 30 ans. Il y a Sarah, qui travaille dans une association de vulgarisation scientifique, Pauline, employée d'une association culturelle, Jérôme, infirmier, et Simon, le dernier venu, qui étudie le journalisme à Montpellier.

Ils ont chacun leur chambre à l'étage et se partagent le rez-de-chaussée et la courette qu'on imagine comme une agréable extension du salon à la belle saison. De haut en bas, de g. à d. : Sarah, Jérôme, Pauline, Simon. © Elodie Ratsimbazafy Quand on arrive, un soir de semaine, une compote de pommes — format familial — mijote dans la cuisine ouverte sur le séjour. S'ils ont choisi de vivre ensemble, c'est évidemment pour des raisons économiques. Ici on partage tout. Jérôme est rentré.