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Genres et sexualités

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Pedagogie : lexiques genres et transidentités. (avec tweets) · Elle_sa_ Compte-rendu de "Corps en tous genres" (d'Anne Fausto-Sterling) A.

Compte-rendu de "Corps en tous genres" (d'Anne Fausto-Sterling)

Fausto-Sterling, Corps en tous genres. La dualité des sexes à l'épreuve de la science, traduction d'Oristelle Bonis et de Françoise Bouillot, Paris, La Découverte, "Genre & Sexualité", Paris, 2012, 391 pages. Douze ans après sa parution originale aux États-Unis, cet ouvrage majeur de la biologiste et féministe Anne Fausto-Sterling est enfin rendu accessible aux lectrices et lecteurs de langue française. A la fois traité d'histoire de la biologie et manifeste pour une science non sexiste et non homophobe, ce livre se propose d’étudier comment les biologistes ont historiquement construit et continuent à structurer la dualité des sexes (masculin/féminin).

L'idée centrale de l'ouvrage est que l'opération de catégorisation homme/femme n'est jamais qu'une pure question physique, même (et surtout) lorsque celle-ci est réalisée par des biologistes. De la protection de l’enfance. Partie précédente : « On est pas des nordiques !

De la protection de l’enfance

» On peut le regretter mais ne jouons pas aux idiots : nous savons toutes et tous très bien que nous vivons depuis des lustres dans une société où tous les enfants, dès l’école primaire, et sans avoir besoin pour cela d’aucun « ABCD de l’égalité », d’aucun cours d’études de genre, d’aucune projection du film Tomboy, connaissent les mots pédé, homosexuel, enculé, travelo, gonzesse et quelques autres, parce qu’ils les entendent dans leur environnement – dans la bouche soit de leurs parents, soit de leurs grands frères, soit de leurs voisins, soit à la télévision, soit tout cela ensemble – et qu’ils les répètent à leur tour, toujours de la même manière : comme injure.

La réponse est dans la question : ce n’est pas un véritable silence qu’on protège, ce n’est pas une véritable absence des « questions de genre, d’identité ou d’orientation sexuelle », puisque ce silence n’existe pas et ne peut pas exister. Des images et des mots. Le discours de quoi ? Entente Féminine. Un billet écrit pendant une période forte difficile pour moi – n’oubliez pas de lire la suite plus nuancée après… Existe aussi en anglais Récemment, une jeune femme de 21 ans est venue me consulter par rapport à ses règles.

Entente Féminine

Un entretien typique a suivi, rien de très marquant, jusqu’aux dix dernières minutes quand le vrai motif de sa visite a émergé. Il n’était pas question de son cycle féminin avec ses hauts et ses bas, normal donc, mais du plus intime de sa féminité où là, les choses ne tournaient pas rond. Entre sanglots, cette belle femme en fleur, m’a parlé de sa crainte devant une relation intime, de sa peur d’être jugée et rejetée. Elle n’avait plus de confiance en elle-même, ni sur le plan relationnel, ni sur le plan sexuel parce que son sexe n’était pas ‘normal’ car les lèvres intérieures dépassaient les lèvres extérieures de deux centimètres. Ce ne serait pas la première femme de se retrouver devant un homme inculte. Pour la suite de l’article… © Jacqueline Riquez. Le darwinisme et l'inquiétante normalité du viol.

".

Le darwinisme et l'inquiétante normalité du viol

Son objet est de partir de l'affaire DSK et des réactions à celle-ci pour montrer que ces événements peuvent être expliqués à l'aide du darwinisme et de la sélection sexuelle. quant aux travaux qui entendent appliquer les théories de l'évolution au monde social. Causes et actions: Wittgenstein. L'invention de l'hétérosexualité.

La culture hétérosexuelle n’est qu’une construction parmi d’autres.

L'invention de l'hétérosexualité

Si elle domine dans les représentations des sociétés occidentales, elle n’est ni forcément naturelle ni universelle. Depuis des siècles, des milliers d’ouvrages ont été consacrés au mariage, à la famille, à l’amour ou à la sexualité des hétérosexuels. Moi, ça va. J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. Ce sera un billet énervé.

J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire.

Très énervé. Fatigué aussi. Fatigué d'entendre des ignares et des incompétents baver de haine sur quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Enervé de voir qu'on les laisse faire et que, pire encore, on leur donne raison. Enervé d'apprendre que je fais le mal. J'enseigne le genre parce que c'est ce que mon programme de Sciences économiques et sociales me demande de faire, n'en déplaise à Vincent Peillon qui double son ignorance crasse des sciences sociales - déjà étonnante pour un philosophe de profession... - d'une méconnaissance absolue de ce qui se passe dans l'administration dont il est le ministre.

On étudiera les processus par lesquels l'enfant construit sa personnalité par l'intériorisation/ incorporation de manières de penser et d'agir socialement situées. De quelque façon qu'on le prenne, "la construction sociale des rôles associés au sexe", c'est le genre. J'enseigne le genre parce que c'est un fait.