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Twenty-seven perspectives

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Maud Le Pladec - Centre Chorégraphique National d'Orléans. Après avoir suivi la formation exerce au Centre chorégraphique national de Montpellier, Maud Le Pladec est interprète pour plusieurs chorégraphes comme Georges Appaix, Loïc Touzé, Mathilde Monnier, Mette Ingvartsen ou encore Boris Charmatz. En 2010, elle crée sa première pièce Professor (prix de la Révélation Chorégraphique du Syndicat de la Critique), premier volet d’un diptyque autour de la musique de Fausto Romitelli puis en 2011, elle créé le second volet : Poetry. En 2013, Maud Le Pladec est lauréate du programme Hors les Murs de l’Institut français et effectue une recherche à New York sur le courant de la musique post-minimaliste américaine qui donnera naissance à Democracy avec l’Ensemble TaCtuS et Concrete avec l’Ensemble Ictus.

En 2015, elle initie un nouveau cycle de créations autour de la parole donnée aux femmes en co-créant Hunted avec la performeuse new-yorkaise Okwui Okpokwasili. . © Julie Pareau. Dossier Twenty-seven perspectives. Twenty-seven perspectives - Teaser. Entretien avec Maud Le Pladec - Twenty-seven perspectives.

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Affiche Twenty seven perspectives. La Terrasse. Avec Twenty-seven perspectives, Maud Le Pladec signe une superbe symphonie chorégraphique. Twenty-seven perspectives, première pièce créée par Maud Le Pladec depuis qu’elle dirige le CCN d’Orléans, tire son titre des 27 esquisses perspectives par lesquelles Rémy Zaugg analysait une seule et même toile de Cézanne. À l’instar de l’artiste suisse, la chorégraphe et son compositeur Pete Harden tentent, en retravaillant la Symphonie inachevée de Franz Schubert de façon méthodique et sérielle, de dévoiler l’invisible, d’en dégager les différentes perceptions. De ce travail complexe et rigoureux, d’une abstraction toute mathématique, naît un spectacle en deux parties où la musicalité éclate et l’émotion affleure. Emotion et musicalité Dix interprètes, d’abord, sur un plateau blanc immaculé dont les bords latéraux remontent comme une feuille de dessin que l’on aurait roulée, exécutent une danse aussi déstructurée que l’est la symphonie de Schubert.

Delphine Baffour. Télérama. Libération. On a déjà vu cette scène, il y a dix secondes à peine, ou dix minutes, ou peut-être deux cents ans. C’est une sensation ténue comme celles que l’on conserve d’un sommeil paradoxal, mais c’est comme si l’on voyait désormais les danseurs non plus depuis la salle, mais depuis le fond de scène, ou dans l’envers du plateau.

Plus tard encore, on aura l’impression de revoir à nouveau la même phrase chorégraphique, non plus sous un soleil éclatant mais à la lueur du crépuscule, ou comme sur le négatif d’une pellicule photo. Souvenir. Et d’ailleurs est-ce tout à fait la même scène ? Feuilleté. La chorégraphie, en effet, n’est jamais narrative, et c’est pourtant comme si elle contenait une histoire cachée - qui nous est aussi contée par les costumes sportswear aux couleurs flashy d’Alexandra Bertaud et les lumières cinématographiques sublimes d’Eric Soyer (le créateur lumières des pièces de Joël Pommerat). Ève Beauvallet. Sceneweb. Danse: "Twenty-seven perspectives", Maud Le Pladec dénude Schubert. Pièce pour dix danseurs, Twenty-seven perspectives (2018), de la chorégraphe Maud Le Pladec, possède au moins deux colonnes vertébrales.

La première s’ancre dans l’art contemporain, avec l’œuvre de l’artiste Remy Zaugg, 27 esquisses perceptives (1963-1968). La deuxième dans la Symphonie Inachevée (1822-…), de Franz Schubert. En tant que chorégraphe, Maud Le Pladec fait se rencontrer les mondes. Sa pièce Moto-Cross (2017), par exemple, rendait notamment hommage à son père. Twenty-seven perspectives de Maud Le Pladec : 27 variations autour de Schubert Peintre conceptuel suisse, Remy Zaugg a voulu décortiquer La Maison du pendu (1873) de Paul Cézanne.

Obsessions et persistances : dénuder la structure de la musique jusqu’à la danse Travail de lumière, d’espace, de chorégraphie et de composition musicale, le silence est également à l’œuvre dans Twenty-seven perspectives.