Bettencourt-Woerth, succession César : où est la justice ? La succession de révélations concernant les interventions réelles ou non d’Eric Woerth en faveur des donateurs de l’UMP et/ou adhérents du Premier cercle démontrent, à l’évidence, le dysfonctionnement de la justice française.
Les accusations sont très graves. Elles relèvent, si elles sont fausses, de la dénonciation calomnieuse puisqu’est imputée à une personne la commission d’un délit : le trafic d’influence, voire pire. Comment se fait-il qu’aucune plainte n’est déposée par la « victime » de ces imputations ? Comment se fait-il que les « bénéficiaires » du cadeau fiscal de 27 millions d’euros dans l’affaire César se contentent de parler de « bidouillage » de lettre ? Si ce bidouillage existe, c’est un usage de faux qui justifierait une plainte.
Quand Woerth effaçait l'ardoise fiscale de la succession César. La passation de pouvoir a été discrète.
Sans poignée de mains. Le 30 juillet, le ministre du Travail Eric Woerth a finalement transmis ses fonctions de trésorier de l’UMP à Xavier Bertrand, secrétaire général du parti. Cette démission voulue par Nicolas Sarkozy est, pour l’heure, la seule conséquence politique tirée de l’affaire Bettencourt. En démissionnant, Eric Woerth a contesté une nouvelle fois tout conflit d’intérêt entre ses fonctions passées de trésorier et de ministre du budget.