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Léo Thiers-Vidal

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Thiers-Vidal, Léo. / CV - traductions Parcours Léo Thiers-Vidal, qui venait de soutenir sa thèse à l’Ens-Lsh, s’est donné la mort dans la nuit du dimanche 12 novembre 2007.

Thiers-Vidal, Léo

Il allait avoir 37 ans le 15 décembre 2007. Léo était un chercheur engagé de longue date dans la cause féministe ; il laisse de nombreux travaux sur le mouvement masculiniste et une thèse importante sur la conscience de domination des hommes, effectuée sous la direction de Christine Delphy. Ses premiers écrits, qui datent des années 1990, sont des traductions : ils montrent que Léo s’est d’abord pensé comme un être humain soucieux de ne pas tirer profit de la faiblesse des animaux pour se nourrir de leur chair. Anne Verjus Bibliographie sélective 2010, De "l’ennemi principal" aux principaux ennemis : position vécue, subjectivité et conscience masculines de domination , l’Harmattan, 374 p.

Liens. Pour un regard féministe matérialiste sur le queer. Voici un dialogue inhabituel dans lequel questionneur et questionné ne cessent d’interchanger leurs rôles.

Pour un regard féministe matérialiste sur le queer.

Conclusion de la femme comme de l’homme, la pensée dite « queer » les interpelle, mais aussi les dérange et ils en expliquent ici les raisons. Léo Thiers-Vidal : Pour toi, est-ce que le queer se définit contre le féminisme ? Sabine Masson : Je vois vraiment au centre du queer une nouvelle manière de rejeter les catégories binaires de sexe, de même qu’une nouvelle problématisation des sexualités qui mettent ces catégories au défi. Le queer renvoie à « un ensemble de discours et pratiques associés à la transgression des frontières de la différence des sexes et de l’hétéronormativité. […] Être queer […] c’est mélanger les genres [1][1] C. Saint-Hilaire, « Crise et mutation du dispositif... ». L. S. S. Rupture anarchiste et trahison proféministe. En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur.

Rupture anarchiste et trahison proféministe

Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Qu’il l’admette ou non. Je l’ai appris à mes dépens, après des années de discussions affectueuses mais infructueuses auprès de mes camarades et compagnons. Au départ, je voulais tenter de changer les choses en faisant appel, avec le plus de pédagogie possible, à leur cohérence, amour et amitié. Car nous sommes dressées à nous excuser lorsque l’on nous coince les doigts dans la porte. Pas par gentillesse ou grandeur d’âme, comme si l’on nous accordait un luxe, une cerise sur le gâteau, non, mais parce que nous avons le droit et nous exigeons de vivre autrement que comme des bêtes, à hanter la cuisine comme les rats hantent les égouts, autrement que comme des balais à chiotte, des trous ou des ventres sur pattes.

Ou : divertissement-corvée. Braquer la lampe sur ce que certains voudraient maintenir dans l’ombre. « Toutes les femmes sont discriminées sauf la mienne » Une lecture : en hommage à Christine Delphy, à toutes les militantes féministes côtoyées, pour M.

« Toutes les femmes sont discriminées sauf la mienne »

Qu’en est-il des hommes, non en tant qu’être humains, mais « en tant qu’individus genrés » ? « Quel rapport y a-t-il entre une structure sociale oppressive et des agents oppressifs ? De quelle façon ces deux éléments peuvent-ils être pensés simultanément ? » Dès son introduction, l’auteur prend soin d’assumer une rupture décisive avec une conception norminative de thèse universitaire « partie intégrante de l’exercice scientifique » : « l’oblitération de soi » et affirme qu’il n’a pas« choisi d’organiser ce produit de telle façon à ce qu’il rende invisible cette dimension expérientielle. » Je vais essayer de présenter une partie des multiples dimensions de ce livre, en fonction de mes connaissances et de mes ressentis (projections en retour d’interrogations ou de vécus), sans toutefois parler des expériences de l’auteur. . « les agents ne sont ni entièrement agis ni entièrement agissants. De la masculinité à l’anti-masculinisme : Penser les rapports sociaux de sexe à partir d’une position sociale oppressive.

Origine : Dans cet article, je propose une réflexion sur la manière dont les chercheurs-hommes engagés dans la lutte contre l’oppression des femmes par les hommes peuvent optimiser leur efficacité politique et scientifique dans l’analyse des rapports sociaux de sexe[1].

De la masculinité à l’anti-masculinisme : Penser les rapports sociaux de sexe à partir d’une position sociale oppressive.

En effet, lorsqu’ils prétendent produire des analyses non-biaisées et pertinentes, ils sont confrontés à une double difficulté : d’une part comprendre pleinement des analyses féministes qui désignent leur existence comme source permanente d’oppression des femmes ; d’autre part apprendre à gérer les conflits intérieurs qui en découlent de façon à leur permettre un regard productif, impliqué autant que distancié, sur leur construction et leur action oppressives. Analyse des rapports sociaux de sexe : le décalage genré Plusieurs chercheures féministes ont pensé le lien entre la position sociale des femmes et l’analyse féministe des rapports sociaux de sexe.