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Quelles sont les principales évolutions du marché du travail ?

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1. L’offre et la demande de travail
2. La segmentation du marché du travail
3. Les déséquilibres du marché du travail et la politique de l’emploi

Xerfi Canal, la revue audiovisuelle de l’économie, la stratégie et du management. Les commentaires sur le chômage se limitent le plus souvent aux seules oscillations de la courbe des demandeurs d’emploi de la catégorie A, pour être précis des personnes sans emplois tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (comme le nombre de candidatures envoyées), à la recherche d’un emploi, quel soit le type de contrat, et immédiatement disponibles.

Xerfi Canal, la revue audiovisuelle de l’économie, la stratégie et du management

Selon cette définition stricte, un peu moins de 3,7 millions de chômeurs ont été recensés au 3e trimestre en France métropolitaine. Un chiffre en baisse de 11,5% par rapport aux trois mois précédents, mais nettement en hausse par rapport à la moyenne de 2019. En ayant une vision plus large, c’est-à-dire en intégrant maintenant les personnes qui ont une activité réduite, bref tous ceux qui sont en sous-emploi et qui voudraient travailler plus, le baromètre n’indique plus du tout la même chose. Marie-Claire Villeval, CNRS - Emotion, psychologie : l'économie comportementale du marché du travail - Parole d'auteur éco. Xerfi Canal a reçu Marie-Claire Villeval, Directrice de Recherche au CNRS, dans le cadre de son livre "L’économie comportementale du marché du travail".

Marie-Claire Villeval, CNRS - Emotion, psychologie : l'économie comportementale du marché du travail - Parole d'auteur éco

Une interview menée par Thibault Lieurade. Les dernières vidéos Parole d'auteur éco Recevez gratuitement les émissions Xerfi Canal. Xerfi Canal, la revue audiovisuelle de l’économie, la stratégie et du management. La quête de flexibilité sur le marché du travail est moins assumée aujourd’hui que dans les années 90 ou 2000.

Xerfi Canal, la revue audiovisuelle de l’économie, la stratégie et du management

Le mot s’est fait plus discret, trop associé à l’idée de précarité dans l’esprit des gens. Alexandre Mirlicourtois, Ces pays européens où l’on travaille moins qu’en France. « Les Français ne travaillent pas assez et en moyenne beaucoup moins que leurs voisins européens !

Alexandre Mirlicourtois, Ces pays européens où l’on travaille moins qu’en France

». Un discours récurrent dans la bouche de nombreux politiques et analystes qu’il faut relativiser. Selon Eurostat, le temps de travail hebdomadaire est en France de 37,4 heures. C’est au-dessus de la moyenne européenne (37,1) et surtout plus que la majorité des pays du Nord pourtant souvent considérés comme les plus laborieux. C’est le cas notamment des Allemands où visiblement les 35 heures sont une réalité plus tangible qu’en France, sans même évoquer les Néerlandais qui pointent à peine plus de 30 heures en moyenne par semaine. Olivier Passet, Xerfi - Mutation numérique : petits boulots et baisse de productivité. Partout à travers le monde développé, les performances de productivité se sont affaissées.

Olivier Passet, Xerfi - Mutation numérique : petits boulots et baisse de productivité

C’est un symptôme général et un constat statistique que l’on peut de moins en moins mettre sur le compte de la spécificité de la crise de 2008. De faibles gains de productivité malgré la révolution digitale La violence du choc sur le PIB n’a pas eu fort heureusement des conséquences d’ampleur équivalente sur les capacités de production. Politique monétaire, soutien fiscal aidant, les bilans privés ont encaissé le choc, limitant les faillites et amortissant le choc sur l’emploi. Les Sciences Économiques et Sociales dans l'Académie de Versailles - Offre et demande d'emplois. Que gagnent les salariés ? Just Eat va embaucher des milliers de livreurs à vélo en CDI. À rebours des autres plateformes de livraison de repas à domicile, Just Eat Takeaway veut embaucher ses coursiers.

Just Eat va embaucher des milliers de livreurs à vélo en CDI

L'entreprise a annoncé la création de 4.500 CDI dans toute la France. Depuis le mois de novembre, le groupe britannique Just Eat Takeaway a embauché 350 livreurs en contrat à durée indéterminée en France, et la plateforme ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. L'entreprise a annoncé dans le Journal du Dimanche son intention de créer 4.500 postes de livreurs en CDI dans 30 villes de l'Hexagone.

Des coursiers qui seront mis au service des « 20% d'indépendants et de grandes chaînes de fast-foods » qui n'ont pas leurs livreurs, a décrit Maleyne Rabot, directrice générale de Just Eat en France. Pas question par contre de marcher sur les platebandes du partenaire Stuart, le spécialiste de la livraison du dernier kilomètre, une filiale de La Poste avec laquelle Just Eat a noué un accord. Perspectives d'évolution. « Les Français ne travaillent pas assez et en moyenne beaucoup moins que leurs voisins européens !

». Un discours récurrent dans la bouche de nombreux politiques et analystes qu’il faut relativiser. Selon Eurostat, le temps de travail hebdomadaire est en France de 37,4 heures. C’est au-dessus de la moyenne européenne (37,1) et surtout plus que la majorité des pays du Nord pourtant souvent considérés comme les plus laborieux. C’est le cas notamment des Allemands où visiblement les 35 heures sont une réalité plus tangible qu’en France, sans même évoquer les Néerlandais qui pointent à peine plus de 30 heures en moyenne par semaine. Un président qui tient ses promesses, surtout quand ce sont des promesses de résultat, c’est rare.

Emmanuel Macron avait promis de ramener le taux de chômage à 7% avant la fin du quinquennat, c’est chose faite. Le taux de chômage au sens du BIT a atteint 7,1% en France au deuxième trimestre et même 7% tout rond en France métropolitaine. Et si l’on en croit Eurostat, ce taux serait de 6,9% en juillet. Le chiffre, une construction humaine perfectible Nul ne crie victoire bien entendu.

Les procédés miraculeux pour faire tomber les chiffres du chômage. Ces chômeurs invisibles. Chômage de longue durée. Les députés ont adopté mercredi dernier en première lecture, à l’unanimité, une proposition de loi visant à étendre de 10 à 60 le nombre de territoires bénéficiant de l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée ».

Chômage de longue durée

Lancé en 2017, ce dispositif permet à des entreprises de l’économie sociale et solidaire, dites entreprises à but d’emploi, créées pour l’occasion, de bénéficier de subventions pour embaucher des chômeurs de longue durée. Ces personnes sont employées en CDI, au Smic. Leur salaire est financé par une réaffectation de l’argent utilisé pour les allocations chômage et les prestations sociales (RSA, autres minima sociaux). Les emplois que ces anciens chômeurs occupent sont axés sur des activités considérées utiles socialement, comme l’aide aux personnes âgées ou le soutien scolaire. Ces emplois ne doivent pas entrer en concurrence avec les activités existantes sur le territoire concerné. L’expérimentation était prévue au départ pour cinq ans. Lire l’avis. Portail pédagogique : sciences économiques et sociales - grand angle : Les territoires zéro chômeur de longue durée.

Droit et économie (STMG) en Terminale - Révisions & vidéos. Le micro-travail, un nouveau prolétariat numérique mondialisé. Le travail est une nécessité, il s'agit du moyen de produire ce qui est nécessaire pour vivre.

Le micro-travail, un nouveau prolétariat numérique mondialisé

Mais il permet aussi de satisfaire le besoin d’appartenance à une organisation sociale. L'avenir du travail n'est pas celui qu'on croit. Ubérisation, précarisation, robotisation : selon certains, ces évolutions annonceraient la « fin du salariat ». Et si tout cela n’était qu’illusion ? Si d’autres évolutions, moins bruyantes mais tout aussi fondamentales, étaient en train de changer le travail dans d’autres directions ? Travailler moins et gagner plus : c'est fini ! Travailler plus, pour gagner plus, cela semble frappé du sceau du bon sens. Mais à côté de cela, il y’a les tendances historiques. Et ces tendances ne nous disent pas cela. Le retour du tâcheronnage. Pourquoi retrouver le plein emploi en 2025 c'est possible. Taux de chômage à 7 % à horizon 2022, puis cible de plein emploi à horizon 2025. C’est l’objectif présidentiel. Les français sont habitués aux fausses promesses en la matière depuis 40 ans.

Autant dire qu’ils sont échaudés, et qu’ils n’accordent que très peu de crédit à ce type de déclaration. Pourquoi l'emploi va résister au ralentissement économique. La décélération de la croissance est bien palpable en Europe comme en France. C’est un processus d’érosion lente pour l’instant, entamé début 2018 mais qui place aujourd’hui la progression annuelle du PIB de la zone euro sur une faible orbite de 1,2 % l’an et celle de la France sur 1,4% ou celle de l’Allemagne sur moins de 0,5%. En d’autres temps, cela aurait fait dévisser l’emploi et bondir le chômage.

A ce stade, pourtant, alors même que la décélération est bien palpable depuis 6 trimestres, il n’en n’est rien. L’emploi européen est juste en léger ralentissement. Quant au taux de chômage, il prolonge son mouvement baissier entamé il y a 4 ans. Le chômage chez les seniors inquiète la Cour des comptes. La difficulté pour les seniors de trouver un emploi après 50 ans pousse la Cour des comptes à demander au gouvernement de prendre ses dispositions. Un tiers des personnes de plus de 50 ans au chômage depuis plus de 2 ans C’est un sujet qui pourrait faire de l’ombre au projet de réforme des retraites.

La Cour des comptes alerte sur la situation des plus de 50 ans ayant perdu leur emploi. La durée sans activité augmente dans cette catégorie de population, à tel point que 37,8% des demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus sont depuis deux ans au chômage, contre 22,3% parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi. Denis Ferrand, Rexecode - Chômage et difficultés de recrutement : l'exception française. Pourquoi retrouver le plein emploi en 2025 c'est possible. Les 5 mutations majeures de l'emploi depuis 30 ans. Christian Chavagneux, Alternatives Economiques - Créations d'emplois et politique de la demande.

Pourquoi les inégalités de revenus augmentent. Bonus-malus sur les contrats courts : les effets pervers. La réforme de l’assurance chômage change profondément la donne pour l’emploi précaire. Les 5 mutations majeures de l'emploi depuis 30 ans. Jean-Marie Pernot, Ires - Le syndicalisme européen. Farid Toubal, CEPII - La polarisation de l'emploi s'aggrave en France. Mieux comprendre les chiffres du chômage de l'INSEE. L'INSEE a révélé jeudi 16 mai ses chiffres trimestriels du chômage en France. Au-delà du pourcentage global de 8,7% annoncé, les statistiques de l’INSEE permettent de mieux appréhender les facteurs économiques impliqués dans la dynamique de l’emploi en France, si tant est qu’on en connaisse les différentes nuances. Denis Ferrand, Rexecode - Chômage et difficultés de recrutement : l'exception française.

Productivité - PIB par heure travaillée. Faut-il travailler plus ou être plus nombreux à travailler ? Ubérisation : définition, exemples. Le chômage et l'emploi. Faut-il "remettre la France au travail" ? « J’ai besoin de remettre la France au travail », cette petite phrase d’Emmanuel Macron a fait mouche, même s’il a tenté de l’effacer par « Il y’a trop de gens aujourd’hui, qui travaillant dur, ne gagnent pas suffisamment ». Attardons nous néanmoins sur la première formulation : Ce procès latent concernant l’économie hexagonale, qui veut que le cœur du problème, soit le peu d’appétence des français à travailler.

Débat fiscal/social : l'impasse de la fléxisécurité. Olivier Passet, Xerfi - Les fonctionnaires sont-ils vraiment si avantagés ? Olivier Passet, Xerfi - La France de l'emploi bloqué : chômage et postes vacants. Olivier Passet, Xerfi - Réformes sociales : Macron avance masqué. Macron a beaucoup communiqué, voire sur-communiqué, sur son audace réformatrice, sur sa révolution, sur le rythme qu’il voulait imposer contre vents et marées. Cathy Alegria, Xerfi - Le travail en free-lance est stimulé par les plateformes digitales. Coup de pouce du Smic : une occasion (encore) manquée ! Olivier Passet, Xerfi - Le numérique détruit l'emploi : c'est faux - Décryptage éco. Le marché du travail - Economie : krach, boum, mue ? Christian Chavagneux, Alternatives Economiques - Le baratin de la théorie du capital humain - Libre propos.

Même si vous n’êtes pas économiste, vous avez entendu parler de la théorie du capital humain : plus on fait des études, plus on est productif et mieux on est payé. Dans une contribution très décapante, l’économiste Blair Fix remet en cause ces liens de causalité et invite à se débarrasser de cette théorie. La base de la théorie du capital humain se trouve dans les premiers travaux des économistes néoclassiques de la fin du XIXe siècle comme Philip Wicksteed (1894) et John Bates Clark (1899).

On connaît leur idée qui s’est imposée comme l’un des piliers de la théorie économique dominante actuelle : dans une économie de marché, les facteurs de production sont rémunérés au niveau de leur productivité marginale. La fin du salariat : mythe ou réalité.