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Varoufakis

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Athènes-Bruxelles, le conflit raconté de l'intérieur. Athènes-Bruxelles, le bras de fer de 2015 revisité par Varoufakis. BALLAST Yanis Varoufakis : « Que voulons-nous faire de l’Europe ? » Entretien inédit pour le site de Ballast À la suite de la dramatique séquence politique qui s’est déroulée ces derniers mois en Grèce et qui a mené à la signature d’un nouveau mémorandum, le Premier ministre Alexis Tsipras a décidé, n’ayant pas respecté son mandat populaire, de présenter sa démission et de convoquer de nouvelles élections. L’aile gauche de Syriza s’est désolidarisée pour créer un nouveau parti, Unité Populaire, ouvertement positionné en faveur de la sortie de la zone euro. S’étant refusé à céder aux institutions européennes et à cautionner un assouplissement de la ligne grecque, Yanis Varoufakis avait, pour sa part, renoncé à ses fonctions de ministre des Finances le soir du référendum du 5 juillet.

L'homme qui a vécu durant des mois de négociations acharnées la violence de l’eurogroupe et de la Troïka est alors progressivement devenu un symbole : celui du « non » face aux exigences des créanciers. Bonne question ! « Pourquoi la Troïka, en Grèce, au Portugal ? Oui ! 1. « Frangy-en-Grèce », théâtre d’un plaidoyer contre l’austérité aux airs de déjà-vu.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bastien Bonnefous (Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) Envoyé spécial) La cuvée 2015 de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) avait, cette année, un goût de bouchon. Annoncé comme l’événement majeur de la rentrée politique à gauche, le numéro anti-austérité des duettistes Arnaud Montebourg et Yanis Varoufakis, dimanche 23 août, n’a pas été à la hauteur de l’attente. Invité d’honneur de la traditionnelle Fête de la rose, organisée par l’ancien ministre de l’économie dans son fief électoral, l’ex-ministre des finances du gouvernement d’Alexis Tsipras n’a pas réussi à marquer les esprits. Accueilli comme une superstar médiatique – plusieurs médias étrangers s’étaient déplacés dans le petit village bressan rien que pour lui –, M. Varoufakis a livré un (trop) long discours en anglais, massacré par une traduction ratée, qui n’a pas soulevé la foule, réunie sur la pelouse du stade communal battue par la pluie.

Yanis Varoufakis : « La véritable cible du docteur Schäuble est la France et son Etat-providence » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Marie Charrel (Athènes, envoyée spéciale) Provocateur, idéaliste, arrogant. Yanis Varoufakis, ex-ministre des finances grec, fascine autant qu’il agace. Quatre jours avant son passage en France, à la fête de la Rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dimanche 23 août, l’économiste trublion a reçu Le Monde le 19 août sur l’île grecque d’Égine, où il a une maison. Le troisième plan d’aide à la Grèce, qu’il définit comme une « capitulation » face aux créanciers d’Athènes, conduira son pays dans l’abîme, explique-t-il.

Il dénonce l’opacité de l’Eurogroupe, qui, selon lui, prend des décisions majeures pour l’avenir de la zone euro sans que les citoyens en soient informés. Arnaud Montebourg vous a invité à la fête de la Rose, dimanche 23 août. Où en est la gauche européenne ? Elle a du travail. Une nouvelle approche de la dette souveraine de la zone euro. La dette publique de la Grèce a été remise à l’ordre du jour de l’Europe. Cela est en effet peut-être la principale réussite du gouvernement grec durant son bras de fer de cinq mois face à ses créanciers.

Après des années « à faire semblant », presque tout le monde s’accorde à dire à présent que la restructuration de dette est essentielle. Fait plus important encore, cela n’est pas seulement vrai pour la Grèce. En février, j’ai présenté à l’Eurogroupe (qui réunit les ministres des Finances des Etats membres de la zone euro), un menu d’options comprenant les obligations indexées sur le PIB, que Charles Goodhart a récemment approuvé dans le Financial Times, des obligations perpétuelles pour régler la dette héritée des bilans de la Banque centrale européenne et ainsi de suite. Il est à espérer que le terrain soit à présent mieux préparé pour que de telles propositions puissent prendre forme, avant que la Grèce ne s’enfonce davantage dans les sables mouvants de l’insolvabilité. Quand Varoufakis concevait un « système bancaire parallèle » en Grèce.

L’ex-ministre des finances avait un plan B en cas de faillite du pays. Le référendum du 5 juillet a mis un terme à ce projet qui aurait consisté à pirater la plate-forme de l’administration fiscale. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) C’est une polémique dont le premier ministre grec, Alexis Tsipras se serait bien passé et qu’il tente d’ignorer, mais qui défraie la chronique en Grèce depuis 48 heures. Le quotidien conservateur Kathimerini a révélé, ce week-end, que l’ancien ministre des finances, Yanis Varoufakis avait, avant les élections de janvier et avec l’accord de M.

M. . « Cela aurait créé un système bancaire parallèle au moment où les banques étaient fermées à cause de l’action agressive de la Banque centrale européenne (BCE) visant à nous étrangler », aurait expliqué l’ex-ministre. Lire aussi La nuit où la zone euro a évité le « Grexit » « C’était là le prix de la liberté » M. M. Réquisition des liquidités de la Banque centrale M. M. Yanis Varoufakis : « La véritable cible du docteur Schäuble est la France et son Etat-providence »