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Royaume-Uni

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Royaume-Uni : le projet de budget provoque une crise gouvernementale. David Cameron, déjà soumis à des sondages très serrés sur la question de l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, n'avait certainement pas besoin de cela. La présentation du projet de budget 2016-2017 jeudi dernier a provoqué une fronde inédite au sein même du gouvernement de Sa Majesté, déjà divisé entre pro- et anti-UE. Vendredi soir, le secrétaire (ministre) à l'Emploi et aux Retraites, Iain Duncan Smith, a annoncé sa démission dans une lettre cinglante envoyé au Premier ministre. La lettre de démission : un réquisitoire contre la politique du gouvernement Dans cette lettre, « IDS » dénonce les choix budgétaires du gouvernement. Une stratégie budgétaire contestée Iain Duncan Smith a frappé juste.

Le projet de budget a provoqué en effet une levée de boucliers. Duncan Smith plus à gauche que Corbyn ? Iain Duncan Smith n'est pas n'importe qui. Le journal conservateur est sans doute un peu dur. Affaiblir le vote contre le Brexit. Le Royaume-Uni abaisse son impôt sur les sociétés à 17 % George Osborne était dans une situation difficile, mercredi 16 mars, à l’occasion de la présentation de son budget annuel (avril 2016-mars 2017). Avec le ralentissement de la croissance mondiale et les soubresauts sur les marchés financiers, le chancelier de l’Echiquier britannique savait qu’il n’avait aucune marge de manœuvre financière. Lire aussi : La Banque d’Angleterre toujours pas pressée d’augmenter ses taux Il n’a d’ailleurs pas hésité à noircir le tableau, jouant sur son image de chancelier responsable. « Les marchés financiers sont turbulents, a-t-il expliqué devant la Chambre des communes.

La croissance de la productivité de l’Occident est trop faible. Les perspectives pour l’économie mondiale sont médiocres. Cela donne un cocktail de risques dangereux. » Ralentissement confirmé Face à ces nuages, il a revu la croissance britannique à la baisse : 2 % pour 2016, au lieu de 2,4 % prévus en novembre.

Un « impôt Google » Enfin, M. Londres durcit sa fiscalité sur les riches étrangers. LE MONDE ECONOMIE | | Par Eric Albert (Londres, correspondance) Vendredi 11 mars, Roger Holman, un avocat fiscaliste du cabinet Cripps, déjeunait avec un de ses clients à Londres. « Il m’a annoncé qu’il allait quitter le Royaume-Uni. Il va partir à Monaco, probablement pour quatre ou cinq ans. » Pour ce multimillionnaire, l’addition fiscale est tout simplement devenue trop salée. « De toute façon, il n’a pas beaucoup d’attaches au Royaume-Uni, et il a déjà un logement à Monaco.

Il aimait bien Londres, mais ça ne lui coûte pas grand-chose de déménager. » La scène aurait été inimaginable il y a encore quelques années. Le Royaume-Uni, traditionnel paradis des grandes fortunes mondiales au système fiscal particulièrement généreux, est pourtant en train de changer. Depuis presque une décennie, le régime se durcit. Les changements ont d’abord été imperceptibles, mais ils commencent à se multiplier. Bien sûr, on est encore très loin d’un exode. Le prochain président français doit-il s'inspirer de David Cameron ? Gauche au Royaume-Uni : un réveil partisan et intellectuel. L’élection de Jeremy Corbyn à la tête du Labour Party (le Parti travailliste du Royaume-Uni) est un événement majeur pour la vie politique britannique et l’ensemble des gauches européennes. Dans le cadre d’une primaire ouverte différant des précédents modes de sélection, comme nous l’expliquions sur Slate au mois d’août, le candidat le plus à gauche pour le leadership travailliste est sorti largement vainqueur dès le premier tour de scrutin.

Ce succès coïncide avec un retour des réflexions et des productions théoriques sur ce que devrait être une gauche de transformation adaptée à la société contemporaine. De nouvelles revues et des think tanks progressistes reprennent ainsi le fil tissé dès les années 1970-80 par des intellectuels britanniques de renom, dont les travaux ont été détournés par les néo-travaillistes sous les gouvernements Tony Blair et Gordon Brown. La revanche de la gauche travailliste Ceci n’est pas un retour aux années 1980. Royaume-Uni : pourquoi Jeremy Corbyn a séduit les Travaillistes. Le parti travailliste britannique s'apprête à vivre un tremblement de terre. Depuis lundi, 600.000 sympathisants du Labour sont appelés à élire leur nouveau dirigeant pour remplacer Ed Milliband, qui avait démissionné après la défaite aux élections générales de mai dernier.

Et l'issue de ce vote qui sera connue samedi devrait, sauf surprise, déboucher sur l'élection d'un outsider : Jeremy Corbyn, député d'Islington North, banlieue nord de Londres, et représentant de l'aile gauche du parti. Enthousiasme Certes, rien n'est encore inscrit dans le marbre, mais les signes ne trompent pas. Un sondage Yougov le donnait à 53 % des intentions de vote en août. Bien sûr, cette enquête est sujette à bien des cautions compte tenu du caractère mouvant de la base électorale.

En revanche, il est des signes qui ne trompent pas. Député depuis 1983, opposé en 2003 à la guerre Qui est Jeremy Corbyn ? Comment Corbyn a séduit les sympathisants du Labour Epouvantail Démagogue ? Réponse à de vraies inquiétudes. Grande-Bretagne : Cameron s'attaque au droit de grève - 16/07/2015 - ladepeche.fr. Profitant de la faiblesse des syndicats, le gouvernement britannique conservateur a l'intention de limiter le droit de grève. Selon les plans de l'exécutif de David Cameron, au moins la moitié du personnel devra participer au vote d'une action de grève pour que celle-ci soit jugée légitime. Actuellement, une grève peut avoir lieu si la moitié des votants se prononcent en sa faveur.

Le nouveau plan prévoit que la moitié du personnel devra prendre part au vote. Les employeurs devraient aussi recevoir la possibilité d'engager temporairement des travailleurs afin de remplacer les grévistes. Dans ce projet de loi, les conditions préalables à la grève sont encore plus durcies dans certains «secteurs publics essentiels», a précisé le ministère des Entreprises. Les analystes estiment qu'il pourrait s'agir de la plus importante réforme du droit du travail depuis celles adoptées sous le gouvernement de Margaret Tatcher dans les années 1980. La victoire de David Cameron est-elle la victoire de l'austérité ? L'occasion était trop belle. A peine connue la victoire des Conservateurs aux élections générales britanniques du 7 mai, les partisans des « réformes » en ont fait leurs choux gras, voyant dans ce résultat, comme un éminent éditorialiste libéral, « la victoire de l'austérité. » Même le chef des députés socialistes Bruno Le Roux, qu'il faut donc classer dans la catégorie susnommée, a proclamé que la victoire de David Cameron était le fruit de « son courage à réformer. » C'est de bonne guerre, car les partisans de l'austérité budgétaire avaient, il est vrai, dû faire profil bas, le 25 janvier dernier, lorsque les Grecs avaient balayé le gouvernement Samaras malgré les cris d'orfraies de l'Europe.

Londres efface donc Athènes et prouve que l'austérité peut payer électoralement. Victoire conservatrice Sauf que tout n'est peut-être pas si simple. Evidemment, le succès de David Cameron est incontestable. Miroir déformant du système électoral Effondrement libéral Poussée eurosceptique. La Tribune - Edition Quotidienne du 08-05-2015 - Croissance britannique : miracle ou mirage ? Croissance britannique : le modèle précaire. La Tribune - Edition Quotidienne du 11-04-2015 - Croissance britannique : miracle ou mirage ? Les nationalistes écossais au centre du jeu électoral britannique. La campagne électorale britannique de 2010 avait été marquée par une « Cleggmania », du nom du leader du parti libéral-démocrate Nick Clegg.

Ce dernier avait si bien réussi sa campagne qu'il était devenu, selon les sondages, l'homme politique le plus populaire du Royaume-Uni depuis Winston Churchill. Cette « Cleggmania » qui n'avait pas empêché les « Lib-Dems » de perdre cinq sièges lors du scrutin appartient désormais à l'histoire. Devenu vice-premier ministre après son alliance avec les Conservateurs de David Cameron, Nick Clegg, n'est plus guère populaire et son parti devrait lutter pour atteindre 10 % des voix, le pire score de l'histoire du parti.

Il faudra remonter aux élections de février 1974 pour voir un parti libéral britannique faire un pire score. Sic transit gloria mundi. Sturgeon Mania Et il est vrai que cette « Sturgeon-Mania » a de quoi surprendre. Pourquoi le SNP fait le plein Raz-de-marée nationaliste en Ecosse Pas de majorité à droite Des divergences entre SNP et Labour. Royaume-Uni : les limites du dopage. Elections britanniques : vers un blocage politique ? Qui est Ed Miliband, futur possible Premier ministre britannique? A la tête du parti travailliste britannique, Ed Miliband affrontera le 7 mai prochain le conservateur David Cameron. Une élection décisive qui peut changer l’histoire du Royaume-Uni et celle de l’Europe.

Portrait. Des livres. Des centaines de livres. A l’étage où je me rends pour le retrouver, au Center for European Studies, à Harvard, Miliband a accumulé dans son bureau des ouvrages d’économie, des essais politiques, des livres d’histoire. Alors les lettres de rappels se sont multipliées. Arrogant, Ed Miliband? Ed Miliband affrontera le 7 mai prochain David Cameron dans l’une des élections les plus imprévisibles qu’ait connu la Grande-Bretagne depuis longtemps. Entre 2002 et 2004, lorsque ce proche de Gordon Brown fut invité pendant plus d’une année à Harvard –entre l’exil volontaire et la traversée du désert–, j’ai eu l’occasion de le fréquenter régulièrement. Un intellectuel marxiste nommé Ralph Miliband Au commencement: le père. Ce qui est vrai: Ralph est marxiste.

Cain et Abel. Royaume-Uni : croissance 2015. Ceux qui ont aimé ont aussi apprécié Les dernières émissions d'Alexandre Mirlicourtois Les dernières émissions Toutes les dernières émissions Xerfi Canal Économie Accéder à Precepta Stratégiques Accéder à Xerfi Business TV Abonnez-vous à la newsletter Les nouvelles émissions Xerfi Canal TV Toutes les dernières émissions Xerfi Canal TV Les incontournables. Malgré la reprise, le déficit public britannique s’accroît. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Eric Albert (Londres, correspondance) L’économie britannique fait face à un étrange paradoxe : malgré une croissance très solide, autour de 3 % cette année, le déficit public ne se réduit pas. Il est même en hausse sur les sept premiers mois de l’année fiscale (avril à octobre), a révélé, vendredi 21 novembre, l’Office national des statistiques.

Sur cette période, le déficit atteint 64,1 milliards de livres (81 milliards d’euros), soit 6 % de plus que l’année précédente à la même période. Du coup, un nouveau dérapage des finances publiques est désormais presque inévitable. Sur l’exercice passé 2013-2014, le déficit était de 5,9 % du PIB. L’explication tient à la hausse du nombre des travailleurs pauvres. Lire aussi : Au Royaume-Uni, les damnés des « zero hour contracts » Celles-ci ne progressent que de 1,1 % sur les sept premiers mois de l’année, à un rythme bien inférieur à la croissance.

Les objectifs 2014-2015 ne seront pas atteints. Le jugement sévère de la City sur l’état de la France. Victoire du "non" en Ecosse : les leçons pour l'Europe. Ce sera donc « non, merci. » Les électeurs écossais ont en effet, avec une majorité assez nette, rejeté l'option de l'indépendance. Ce résultat a dû provoquer un large soupir de soulagement dans la plupart des chancelleries européennes et à Bruxelles, où l'on s'était presque ouvertement déclaré en faveur du maintien du Royaume-Uni dans sa forme actuelle. Mais il se pourrait que ce soulagement ne soit que passager. Que l'affaire écossaise, plus qu'une fin ne soit qu'un début. Les conséquences de la tenue de ce référendum ouvrent en effet de nouveaux défis. Le Royaume-Uni va devoir changer Pour le Royaume-Uni, d'abord. Une chose est sûre : si les autorités britanniques refusent plus de dévolution à l'Ecosse, alors la question de l'indépendance reviendra.

Inconséquence européenne Pour l'Europe, ce référendum écossais est lourd d'enseignements. La contagion stoppée ? Le seul moteur de l'attitude de l'UE a été la crainte de la contagion. Le pouvoir par la peur ? L'Écosse indépendante ne deviendra pas une oasis social-démocrate. Le nationalisme «de gauche» des partisans de l'indépendance est rassurant, mais un avenir social-démocrate sous les auspices du Scottish National Party a tout d’un mirage. La résurrection du projet social-démocrate hante la campagne référendaire pour l’indépendance de l’Ecosse, déjà tendue par des sondages récents indiquant une dynamique favorable au «oui», lequel avait un fort retard à rattraper avant l’été. Pour les uns, ce statut est indispensable face à l’ultralibéralisme de «Westminster». Pour les autres, l’indépendance ne fera que réduire davantage les chances d’une politique de gauche dans une Grande-Bretagne amputée.

Assez singulièrement, le nationalisme qui inspire la campagne des indépendantistes a en effet pour propriété d’être fort inclusif, très peu identitaire et coloré d’une dimension sociale-démocrate. En cela, le nationalisme rassurant du SNP diffère de ceux que l’on retrouve en Catalogne, en Flandre et en Italie du Nord. Les conséquences attendues du scrutin. Les leçons pour l'Europe du succès du "oui" à l'indépendance écossaise.

Le premier sondage qui, samedi 6 septembre, a donné vainqueur du référendum du 18 septembre, le « oui » à l'indépendance de l'Ecosse, a sidéré les observateurs. Car il était de bon ton jusqu'ici de nier toute possibilité de voir les indépendantistes l'emporter au nord des Borders. A Bruxelles et sur le continent, notamment, on s'est contenté d'attendre la victoire du « non », sans véritablement anticiper un succès du « oui. » Cette sidération, ainsi que la forme d'hystérie panique qui s'est emparée ce lundi des marchés et des observateurs sur ce sujet amènent naturellement à tirer quelques leçons de cet événement inattendu, non seulement pour l'Ecosse, mais aussi pour l'Europe. Aveuglement du passé L'aveuglement devant cet impensable traduit une confiance aveugle dans des « experts » qui ne savent en réalité que justifier une certaine forme de continuité.

Jusqu'à ce 6 septembre, tous les sondages donnaient le « non » gagnant. L'UE et les marchés débordés Argument épuisé. Pourquoi les grands de ce monde ont peur de l'indépendance écossaise. Il ne manque guère plus que le Vatican et la Confrérie du Fromage de Tête ! A deux jours du référendum écossais sur l'indépendance et alors que les sondages peinent à donner un résultat sûr, les grands de ce monde se sont mobilisés pour faire barrage au « oui. » La Reine Elisabeth II, que les Ecossais veulent pourtant conserver comme souveraine en cas d'indépendance, a appelé ce week-end les électeurs à « bien réfléchir » avant de voter. Washington et Pékin ont fait savoir leur préférence pour le maintien de l'Union. Paris et Madrid ne s'en cachent guère. La Royal Bank of Scotland a prévenu qu'elle quitterait Edimbourg pour Londres en cas de « oui » et les investisseurs se montrent nerveux.Pourquoi une telle angoisse ? Pourquoi ces gouvernements se rangent-ils tous dans le camp du « non » ?

Et leurs craintes sont-elles justifiées ? 1. Un des principaux dangers mis en avant, c'est que l'indépendance écossaise ne donne des idées à d'autres régions et ne créé un précédent. 2. 3. 4. Etats-Unis et Royaume-Uni : par ici la croissance ! Croissance britannique : une victoire de l'austérité ?