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Revenu universel

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Ebook 03 2017. Le revenu universel n’est pas la réponse à une supposée “fin du travail” (billet invité de Jean-Eric Hyafil) J’ai proposé à Jean-Eric Hyafil, bon connaisseur du revenu universel, de poster comme billet invité ses remarques en forme de réponses à l’un de mes billets précédents (et à d’autres si besoin). Doctorant en économie à la Sorbonne, il a co-réalisé une série de mini-films pédagogiques et coordonné deux livres sur le revenu de base (publiés chez Yves Michel ) . Voici son texte. J’aurai par la suite l’occasion d’exprimer de petits désaccords avec certains de ses arguments, mais chaque chose en son temps.

Jean Gadrey a ouvert depuis plusieurs mois une réflexion sur le revenu universel ─ ou revenu de base ─ qui a fait l’objet de plusieurs posts sur son blog. Encore sceptique sur cette proposition, ses avis permettent d’alimenter le débat. Remarque n°1 : “Le revenu de base pourrait bien devenir un outil de précarisation de l’emploi et de subventionnement indirect des employeurs qui abusent des petits boulots” (voir ce billet) Je ne peux qu’être d’accord avec Jean Gadrey. Le revenu de base début 2017 : une bulle et un leurre. Je développe dans ce billet trois idées faisant suite à ma série de posts sur le revenu de base (RB) : 1) c’est malheureusement devenu une bulle politico-médiatique qui va éclater d’ici peu ; 2) on peut en expliquer la formation, et 3) cette bulle fonctionne comme un leurre masquant d’autres enjeux cruciaux auxquels il faut revenir.

Sans pour autant remiser le débat sur le RB, mais sans en faire un cache-sexe ou un cache-misère politique. [Billet mis en ligne le 13 janvier mais qui est resté invisible en raison d’une lourde reconfiguration du site d’AlterEco et de sa page des blogs. Je ne l’ai pas modifié pour cette seconde mise en ligne] 1) Depuis quelques mois, le revenu de base fait l’objet d’une bulle politico-médiatique. Elle va éclater après ou avant les élections de 2017, et ce n’est pas forcément bon pour une réflexion sereine et de long terme sur les qualités et les défauts du RB. Pourquoi cette bulle va-t-elle éclater dans quelques mois ?

Le revenu universel au risque de la précarisation de l’emploi et du renforcement des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes. [Billet mis en ligne le 11 janvier mais qui est ensuite resté invisible en raison d’une lourde reconfiguration du site d’AlterEco et de sa page des blogs, soit près deux semaines d’interruption. Il semble que ce soit réparé. Bien que le débat sur ce thème ait enflé ces derniers temps, je n’ai rien changé au texte pour cette seconde mise en ligne] C’est mon quatrième billet consécutif sur le revenu de base (RB), après une quinzaine d’autres publiés depuis deux ans (liste et liens en annexe). J’y reviens sur la question des impacts possibles sur la précarité et les inégalités. Indépendamment de l’actualité récente où c’est surtout à Benoît Hamon que l’on doit la vive résurgence de ce thème dans les médias et les débats publics, la question du RB m’intéresse depuis des années.

Je participe régulièrement à des débats pacifiques et contradictoires sur le sujet, le prochain étant demain à Lille avec Virginie Deleu, une bonne avocate du RB (voir sa vidéo très récente). 2) B. Le revenu d'existence : une nouvelle régulation sociale | Fondation Jean-Jaurès. Depuis près d’un an, la Fondation Jean-Jaurès se penche sur la question du revenu d’existence, par différents moyens : expérimentation en partenariat avec le conseil départemental de Gironde, simulations chiffrées avec le Cepremap de Daniel Cohen et l’IPP d’Antoine Bozio, publication de travaux sur le sujet.

Sans a priori, elle explore ainsi les potentiels mais aussi les limites d’une proposition au cœur du débat d’idées dans notre pays. C’est dans ce cadre que s’inscrit la contribution de David Djaïz et Julien Dourgnon. I - Le revenu d’existence ne saurait se réduire à un exercice de simplification du système socio-fiscal Une idée ancienne II - La digitalisation va polariser le marché du travail et menacer gravement les emplois intermédiaires III - L’échec des régulations salariales traditionnelles IV - Le revenu d’existence : une rétribution et non une allocation V - Ne pas se substituer à la protection sociale existante X - La proposition LIBER est robuste XII - Un chemin en deux étapes.

Faut-il un revenu universel et comment le financer ? | Alternatives economiques. Les propositions de revenu universel ou revenu de base (RB) se sont multipliées ces dernières années, et plus encore dans le cadre de la campagne électorale de 2016/2017. A gauche surtout, mais aussi chez quelques personnalités politiques de droite. Union sacrée pour le revenu universel ? Non, si l’on tient compte de la diversité contradictoire des projets. L’idée d’un revenu universel est assez ancienne, mais elle a pris son essor avec la montée de la pauvreté, de la précarité et du chômage de masse.

Certains projets de revenu de base sont d’inspiration très libérale, d’autres sont nettement plus solidaires En simplifiant, on peut distinguer une version « basique » du revenu de base, dont le montant serait proche de l’actuel revenu de solidarité active (RSA), une version plus ambitieuse autour de 600 à 800 euros par mois, et une version encore plus généreuse, autour ou au-dessus de 1000 euros. Quel serait le coût du revenu de base ? Comment le financer ?

Faut-il un revenu universel et comment le financer ? | Alternatives economiques. Taxer le travail des robots : quand l’Europe rejoint Hamon sur le revenu universel. Le rapport de l’eurodéputée Mady Delvaux concernant les règles de droit civil sur la robotique a été adopté par la commission juridique du Parlement européen le 12 janvier dernier. Taxer le travail des robots et de leur offrir un statut légal, le débat est maintenant lancé. Le droit de la robotique harmonisé en Europe Ce rapport est une invitation à légiférer formulée par la commission juridique du Parlement européen. Il s’agit donc d’initier le processus législatif : le texte s’adresse à la Commission pour qu’elle se saisisse du sujet et propose une directive européenne (art. 46 du règlement, ici le projet de rapport). Une taxe robot pour financer le revenu universel de base Le spectre de la suppression de millions d’emplois, faute de maîtriser l’invasion des machines, est brandi pour accélérer la procédure législative.

Le Parlement européen pour une personnalité juridique des robots Pour une éthique by design. Theconversation. Ce texte a été co-rédigé avec Genevieve Shanahan. « Money for nothing » (« de l’argent pour rien ! »), au-delà d’une simple chanson des Dire Straits sortie en 1985, l’expression court actuellement sur toutes les lèvres, au cœur des débats politiques et des programmes proposant d’instituer des salaires de base aux citoyens, quelle que soit leur activité économique.

Ainsi, à travers le monde, des expérimentations du revenu universel sont mises en place, les gouvernements explorant la possibilité de verser un salaire aux personnes à taux forfaitaire, indépendamment de leur participation au marché du travail. Inconcevable ? Au premier abord, on pourrait penser que les bénéficiaires resteront chez eux à regarder la télévision toute la journée. Une réponse à l’économie des « marges » Une solution partielle contre un tel désenchantement pourrait donc être une redistribution qui prenne en compte les méthodes de travail modernes, dont l’économie des petits boulots ou l’économie collaborative. Alain Godard » Blog Archive » PARTAGE DU TRAVAIL ET REVENU UNIVERSEL : PREPARER LE LONG TERME PLUTÔT QU’EN FAIRE UN PROGRAMME POUR LE QUINQUENNAT.(Remise en ligne de ce billet initialement publié mi- janvier) Le débat qui s’est ouvert à l’occasion de la primaire de la gauche sur le revenu universel me parait mal parti : l’aspect politicien qui pousse les uns à vouloir le mettre en place à court terme et les autres à le rejeter en bloc pose un risque majeur quant à l’indispensable réflexion dont ce sujet, en liaison avec le partage du travail, devrait être l’objet.

Je ne suis pas d’accord avec les candidats qui d’un revers de manche excluent sans discussion l’idée du partage du travail et de son possible corollaire, le revenu universel. Je ne suis pas plus d’accord avec ceux qui veulent faire de ce concept encore balbutiant un programme électoral pour une mise en place immédiate, même si elle est progressive. J’ai par contre beaucoup apprécié ce matin l’intervention de l’économiste Daniel Cohen sur ce sujet du revenu universel dans le 7/9 de France Inter. La Finlande envisage le lancement d'un revenu universel de 800 euros mensuels. L'expérience fait beaucoup parler dans les pays anglo-saxons. La Finlande envisage de mettre en place un revenu de base de 800 euros à tous ses habitants en remplacement de l'ensemble des allocations versés par l'Etat. La proposition finale ne sera présentée par le gouvernement qu'en novembre 2016, mais si cette expérience est menée à son terme, le pays nordique serait le premier à se lancer au niveau national dans la réalisation effective de cette vieille idée.

Cette proposition dépendra d'une expérimentation qui sera menée en parallèle. L'étude pourrait faire varier le montant final de la somme versée. Le principe du revenu de base repose sur l'aspect généralisé et inconditionnel de ce versement. Les trois buts visés par le gouvernement L'ambition du gouvernement de droite finlandais est triple, selon Olli Kangas, un des scientifiques qui travaillent sur le projet. Deuxième objectif : supprimer les « découragements » à la recherche du travail. Coût ou gain ? Grave crise. Le revenu de base (2/3) : comment l'appliquer ? Le revenu de base n'est pas seulement une utopie, c'est aussi un projet économique, fondé sur des calculs rigoureux qui respectent deux principes chers au mouvement : l'universalité et l'inconditionnalité.

Et pour répondre à ces deux exigences, les partisans du revenu de base n'hésitent pas à travailler sur des mesures préexistantes. Avant le revenu de base, le RSA A cet égard, la France fait figure d'exemple. Si l'affaire a été assez peu médiatisée, c'est qu'elle est encore au stade embryonnaire : en Aquitaine, le conseil régional a voté un budget pour réaliser une étude sur la viabilité d'un "RSA inconditionnel". Une façon de se différencier de la terminologie des partisans du revenu de base, tout en reprenant ses principes. Car s'il est bien un dispositif qui inspire les militants du revenu de base, c'est le revenu de solidarité active (RSA). Revenu minimum: en France, 68% des éligibles ne le touchent pas La bataille du montant du revenu de base Un financement qui rebute. Le revenu de base (1/3) : les fondements. A l'origine rien ne pouvait laisser présager que l'idée réunirait libéraux et socialistes.

Pourtant c'est bien la spécificité du revenu de base : il séduit tous les camps politiques, à quelques exceptions près. Réunis dans plusieurs associations, à l'échelle française, européenne et mondiale, des individus œuvrent activement à la réalisation du revenu de base, persuadés qu'avec lui, une nouvelle société est possible. Si le concept a de quoi séduire, c'est qu'il porte en lui le rêve d'une société plus juste, qui parviendrait à éradiquer la pauvreté. Un problème de fond, pour des pays riches où la misère a toujours sa place à côté de l'opulence. L'idée du revenu de base ne date pas d'hier. La convergence de mouvements opposés Le spectre des défenseurs du revenu de base est en effet très large : difficile, voire impossible, de répertorier l'ensemble des penseurs qui se sont ralliés au mouvement ou qui y ont été associés.

Une réaction à l'industrialisation Un concept né avec le chômage. La Finlande prête à expérimenter la fin du travail? Une première en Europe, la Finlande veut expérimenter une forme de revenu universel. Le nouveau gouvernement de centre droit évoque une allocation de base pour tous les citoyens. Si son montant devait atteindre les 1000 euros mensuels, le travail deviendrait alors «un choix de vie». La Finlande en a peut-être les moyens (voir en bas de p.) mais certains hésitent devant cette révolution culturelle. On ne connaît pas encore les détails de ce projet de loi annoncé au Parlement par le nouveau Premier ministre Juha Sipilä, mais tous les citoyens finlandais, quel que soit leur âge ou leur situation sociale, auraient le droit à un revenu de base garanti.

Ce revenu universel, versé sans contrepartie, serait suffisant pour vivre modestement. Les citoyens qui souhaitent avoir un niveau de vie plus élevé pourront bien sûr compléter ce revenu de base en étant salarié, artisan ou entrepreneur. D’autres en Europe, ceux qui ne croient plus au plein emploi, vont suivre de près cette expérimentation.

Le revenu universel, rémunération du bien commun. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jean-Eric Hyafil (Mouvement français pour un revenu de base) Jean-Marie Harribey, maître de conférences en économie à l'université Montesquieu - Bordeaux 4, a publié Le 20 octobre sur lemonde.fr une tribune intitulée Le revenu d’existence ou l’impensé sur le travail, marquant son opposition au revenu universel ou revenu d'existence européen proné par Yves Zoberman dans une tribune publiée elle-même le 9 octobre. Lire aussi Le revenu d’existence ou l’impensé sur le travail Lire aussi Pour un revenu d’existence européen ! Rappelons ici l’origine de cette idée, et en quoi elle permettrait de répondre à certains enjeux contemporains.

C’est dans les écrits du révolutionnaire américain et français Thomas Paine (1736-1809) que l’on trouve les origines du revenu universel. Aujourd’hui avec l’automatisation de plus en plus poussée des tâches, c’est à une nouvelle forme d’« enclosure« que nous assistons. Le revenu d’existence ou l’impensé sur le travail. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jean-Marie Harribey (économiste, maître de conférences à l'université Montesquieu - Bordeaux 4) Dans le Monde daté du 11 octobre, Yves Zoberman propose un « Plaidoyer pour un revenu d’existence européen ! » Impossible de lui contester la réalité de la crise qui plombe le social, l’économie, l’écologie et par dessus tout, pourrait-on ajouter, la démocratie. Mais les arguments en faveur de cette proposition afin de sortir de cette situation sont tous très contestables, voire carrément faux. Lire aussi : Pour un revenu d’existence européen ! Nos sociétés connaissent, nous dit-il, la fin de la rareté. Le monde regorge certes de marchandises (une immense accumulation, disait déjà Marx), mais la base matérielle de leur production est en train de s’amenuiser à grands pas, ainsi en est-il des combustibles fossiles, des métaux rares, et de quelques autres ressources.

La croissance économique éternelle n’est pas possible. Les deux faces de la même erreur. Pour un revenu d’existence européen ! LE MONDE | • Mis à jour le | Par Yves Zoberman (Historien, auteur de L'Histoire du chômage, de l'Antiquité à nos jours, Perrin, 2011) Inverser la courbe du chômage ? Chaque mois, comme un mauvais feuilleton, les médias annoncent que la courbe ne diminue toujours pas. Plus encore, les enquêtes d’opinion successives montrent que les citoyens n’y croient plus. Les experts, eux, répètent à l’envi que les 3 424 400 citoyens au chômage et totalement disponibles (catégorie A), « tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi », et les près de 5 000 000 de citoyens qui « ont une activité professionnelle réduite ou en formation » sont inadaptés à la flexibilité du monde moderne et donc en partie responsables de leur situation.

Inadaptés à quoi ? Sans doute à l’absurdité d’un monde où l’on favorise comme jamais l’accumulation d’un capital de rentiers, où les profits d’aujourd’hui ne sont plus les investissements de demain et encore moins les emplois d’après-demain.