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Politique de l'offre

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Taxer les riches ne nuit pas à la croissance, selon le FMI. Le CICE ou le désastre de l'idéologie. Le mythe du ruissellement économique - La Croix. Gaël Giraud, économiste en chef de l’Agence Française de Développement, directeur de recherche CNRS, professeur à l’École Nationale des Ponts et Chaussées. Lorsque, durant les années 1980, Margaret Thatcher et Ronald Reagan réduisirent de manière considérable la fiscalité des plus fortunés, l’argument le plus souvent invoqué par certains économistes tenait en une métaphore : le “ruissellement” de richesse descend des plus favorisés vers les plus pauvres.

Il est certain que ces largesses fiscales ont fortement contribué à l’envol de la dette publique, tant aux États-Unis qu’en Angleterre. Ont-elles alimenté la croissance économique de ces deux pays ? Rien n’est moins sûr car la relative prospérité nord-américaine de cette décennie fut tirée, d’abord, par l’explosion des dépenses publiques orchestrées par le secrétariat d’État à la défense de l’administration Reagan. Épargne, épargne, croissance, emploi… Cette “preuve” est fausse. Une épargne qui alimente diverses bulles La solution ? Pacte de responsabilité : chapeau les... - Guillaume Duval Perso. Deux fois plus de dividendes que d’investissements. Notre confrère Les Echos annonce que les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros de dividendes en 2016. Il y a certes matière à se réjouir de ce résultat car il signifie que dans un environnement de croissance mitigée, nos champions arrivent à tirer leur épingle du jeu. Pourtant, ce niveau est élevé : il atteint presque les 57 milliards de 2007 distribués au plus haut de la bulle financière.

Dans une économie qui croît peu, cela suggère que les détenteurs d’actions reçoivent une part importante de la richesse produite. Surtout, ce niveau est trop élevé au regard des investissements. Guillaume Maujean, éditorialiste aux Echos, indique que si l’on met de côté le versement exceptionnel de Vivendi, nos champions du CAC distribuent la moitié de leurs profits aux actionnaires et conservent l’autre moitié. Pourtant, un regard sur l’ensemble de toutes les entreprises françaises donne une autre image. Source : Insee / Calculs Alternatives Economiques. Pacte de responsabilité : les raisons de l’échec. En zone euro, la flexibilité salariale pourrait être inefficace. Pendant qu'en France, on s'interroge à coups de polémiques sur l'existence d'un « négationnisme économique », la recherche, elle, continue à travailler et à avancer.

Et elle continue à prouver combien la gestion de la crise de la zone euro à partir de 2010 a pu être désastreuse et ses fondements théoriques fragiles. Ainsi, une étude publiée en août 2016 et signé par Jordi Galí, économiste au Centre de Recherche en Economie Internationale (CREI) de Barcelone, et Tommaso Monacelli, de l'université Bocconi de Milan, tend à remettre en cause un des dogmes qui ont présidé aux travaux de la troïka : la flexibilité salariale serait favorable à l'emploi. Difficulté d'ajustement en union monétaire Logique perdante Ceux-ci estiment en effet que, en union monétaire, faute de capacité d'ajustement par la monnaie, le seul ajustement possible de la compétitivité est la flexibilité salariale.

C'est la logique de « dévaluation interne » appliquée avec violence dans les pays « sous programme ». Implantations étrangères : la France décroche encore. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Denis Cosnard Emilian Bera est un homme heureux. « C’est un moment historique pour notre ville », exulte le maire de Jawor, en Pologne, sur le site de la commune. Jusqu’à présent, Jawor n’était connue que pour son église de la Paix, un grand bâtiment à charpente de bois inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Une cathédrale industrielle s’y ajoutera bientôt : le 4 mai, Daimler a choisi cette ville de Silésie pour y implanter sa prochaine usine. Elle produira des moteurs Mercedes dès 2019. Un investissement de 500 millions d’euros, rien que pour la première tranche. A la clé, des centaines d’emplois. Des investissements de ce type, petits ou grands, l’Europe en compte de plus en plus. La moitié des projets provient de groupes européens qui se développent dans un autre pays du continent.

La Grande-Bretagne fait la course en tête Qui profite de cette spectaculaire vague d’investissements ? Une tendance lourde L’emploi ne suit pas. Les très libéraux programmes économiques des candidats de la droite. La France reste dopée à la consommation au détriment du tissu productif - Décryptage éco. Ceux qui ont aimé ont aussi apprécié Les dernières émissions d'Alexandre Mirlicourtois Les dernières émissions Toutes les dernières émissions Xerfi Canal Économie Accéder à Precepta Stratégiques Accéder à Xerfi Business TV Abonnez-vous à la newsletter Les nouvelles émissions Xerfi Canal TV Toutes les dernières émissions Xerfi Canal TV Les incontournables.

Sous-traitance : l’heure de la vigilance ? C’est une surprise. Alors que nombre d’observateurs s’attendaient à un enterrement en catimini, l’Assemblée nationale se saisit, ce mercredi en seconde lecture, d’une proposition de loi qui soumet les grandes entreprises à un «devoir de vigilance» sur le respect, par leurs filiales et lointains fournisseurs, des droits fondamentaux de ceux qui fabriquent, entre autres, des tee-shirts à prix cassés. Le texte a été impulsé par des syndicats et des ONG (CCFD, Amnesty, Sherpa…) mobilisés avant même l’effondrement de l’usine du Rana Plaza au Bangladesh, il y a près de trois ans, qui a tué plus de 1 100 personnes. Porté par le député PS Dominique Potier, soutenu par le groupe socialiste du Palais-Bourbon, il engage de façon inédite la responsabilité civile des «sociétés mères», le tout assorti d’une possibilité de sanctionallant jusqu’à 10 millions d’euros.

Nathalie Raulin. Attractivité de la France : du mieux, mais encore des efforts à faire. Pour sa quatrième réunion depuis sa création en février 2014 par François Hollande, le Conseil stratégique de l’attractivité a réunit, mardi 22 mars à l’Elysée, une vingtaine de patrons de grands groupes internationaux et a vanté la qualité des infrastructures aériennes, portuaires et routières français. Durant cette matinée assombrie par les explosions meurtrières de Bruxelles, l’accent a été mis sur la logistique et les avantages géographiques de la France comme plate-forme d’exportation. Deux investissements ont été mis en avant, la création par DHL d’un hub à l’aéroport de Roissy et l’agrandissement par UPS de sa plate-forme à Lyon, pour des montants de respectivement 130 millions et 95 millions d’euros. Près de la moitié des emplois créés ont été maintenus grâce à la reprise par des investisseurs étrangers de sociétés en difficulté Une manière d’encourager de futurs investissements étrangers, dont le nombre s’est redressé depuis deux ans.

Augmentation du nombre de sièges sociaux. Flexibilité du travail, arnaque néo-libérale (II) Pierre Cahuc. Le patronat n’a pas peur de l’embaucher… Par Michel Husson Il fallait entendre Pierre Cahuc, sur France Culture [16], soutenir le projet de loi, en répétant au passage que les 35 heures n’ont fait que détruire des emplois. C’est depuis longtemps l’une de ses obsessions: dès le lancement du projet des 35 heures, il cherchait à démontrer que la réduction du travail ne pourrait créer que peu d’emplois, voire en détruire (voir la première partie de cet article publiée sur ce site). La morgue de la clique Les modèles utilisés pour cette démonstration sont certes difficiles à décrypter.

La négociation qui accompagne la réduction du temps de travail va déboucher sur des hausses de salaire horaire ;les gains de productivité ne suffiront pas à les compenser, de telle sorte que le coût salarial unitaire va augmenter ;cette hausse de coût exercera un effet défavorable sur l’emploi, par deux canaux: baisse du niveau de l’activité et accélération de la substitution capital-travail. Annexe. Flexibilité du travail, arnaque néo-libérale (I) Pierre Gattaz… «70% des patrons ont peur d’embaucher».Et de licencier? Par Michel Husson Il existe un catéchisme néo-libéral des «réformes» et ses commandements sont les suivants: «• le coût du travail, tu dévalueras • le salaire minimum, tu réduiras • le marché du travail, tu flexibiliseras • les indemnités de chômage, tu abaisseras • les retraites, tu diminueras • les dépenses de santé, tu raboteras» En France, ce catéchisme est appliqué avec beaucoup de foi par le gouvernement socialiste.

Il y a un dénominateur commun à toutes ces réformes», et c’est le suivant: les employeurs ne devraient payer leurs salariés que quand ceux-ci travaillent effectivement pour eux. Bien sûr, il faut détourner l’attention des véritables objectifs de ce catéchisme, et c’est pourquoi il prend très vite la forme d’une novlangue à la Orwell où ce qui est dit est le contraire de ce qui est fait.

Petite économie politique des réformes structurelles Graphique 1. Source: OCDE Le bluff statistique Graphique 2. Notes. La zone euro, les Etats-Unis et le Japon dans la crise. La comparaison de la trajectoire des économies des Etats-Unis, du Japon et de la zone euro (prise dans son ensemble) est sans appel, tant la difficulté à trouver dans cette zone une réponse cohérente aux enjeux macroéconomiques viole la promesse faite d’une prospérité soutenable et d’une mondialisation facilitée.

Plusieurs données esquissent une situation macroéconomique de la zone euro dominée par le risque de déflation et un chômage persistant. C'est le cas du PIB par tête. Cet indicateur retrace la croissance des évolutions démographiques et déroule le film depuis 2007. La première phase de la crise a frappé de façon proche les Etats-Unis et la zone euro. La première reprise, à partir de la fin de l’année 2009, consécutive aux plans de relance, a produit des résultats comparables aux Etats-Unis ou au Japon.

La divergence s’est installée à partir de la fin de l’année 2011, avec le déclenchement de la crise des dettes souveraines en zone euro. Pacte de responsabilité: Manuel Valls menace de "conditionner" les aides aux entreprises. Le Premier ministre Manuel Valls arrivant au Palais de l'Elysée, le 15 février 2016 ( AFP / JACQUES DEMARTHON ) Depuis le lancement en janvier 2014 du pacte, dispositif phare du quinquennat de François Hollande destiné à inciter les entreprises à investir et embaucher, le bilan en matière d'emploi n'est toujours pas chiffré.

Mais la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a relevé, à l'issue d'une réunion du comité de suivi avec les partenaires sociaux présidée par Manuel Valls, que seules 16 branches professionnelles sur les 50 plus importantes avaient à ce jour signé un accord dans le cadre de ce pacte. "Nous avons souligné avec la ministre que ça n'était pas satisfaisant, que les engagements n'étaient pas respectés", a déclaré M.

Valls. "Nous avons toujours dit que nous respecterions l'engagement financier" de 41 milliards d'euros au total de baisse du coût du travail en France, a-t-il dit. - Une 'erreur majeure', selon le Medef - Copyright © 2016 AFP. Chômage : une baisse au forceps. Va-t-il réussir son pari ? François Hollande, qui a conditionné sa candidature à la présidentielle de 2017 à une baisse «crédible» du nombre de demandeurs d’emploi, va-t-il - enfin - parvenir à inverser la courbe du chômage ? Au moins d’ici la fin décembre, le chef de l’Etat ayant lui-même mentionné 2016 comme l’année où «cette baisse […] doit apparaître». Au regard de la légère amélioration de l’activité attendue cette année, mais aussi des nouvelles mesures qui doivent être annoncées ce lundi par le président de la République, il semblerait que oui.

Sauf que cette baisse devrait rester limitée. Et donc fragile, en cas de grippage - même léger - de l’économie dans les mois qui viennent. Premier - et principal - allié du gouvernement pour remporter son pari : le retour de la croissance. Après un peu plus de 1 % en 2015, elle devrait accélérer, pour atteindre 1,5 % en 2016, selon l’exécutif. Panier Sur le papier, donc, «ça passe». «Irréaliste» Bouchées doubles. WP2015 29.

Que nous apprennent les données macro-sectorielles sur les premiers effets du CICE ? Evaluation pour la période 2014-2015t2. Par Bruno Ducoudré, Eric Heyer et Mathieu Plane A la suite de la remise du Rapport Gallois sur le Pacte de compétitivité pour l’industrie française, le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) a été instauré par la loi du 29 décembre 2012. Il s’agit d’un crédit d’impôt qui permet à une entreprise de déduire de son impôt sur les bénéfices une somme égale à 6 % des salaires bruts (hors cotisations sociales patronales) versés aux salariés dont la rémunération est inférieure ou égale à 2,5 fois le SMIC. Dans une étude que nous venons de publier (Document de travail OFCE, n° 2015-29), nous utilisons l’information contenue dans les comptes nationaux trimestriels jusqu’au deuxième trimestre 2015 pour 16 branches de l’économie française afin d’obtenir une première analyse des effets du CICE sur l’économie.

Les premiers résultats indiquent que le CICE contribuerait depuis sa mise en place à deux effets significatifs concernant les salaires et l’emploi. L’effet surprise du CICE sur les salaires. C’est un travail hautement sensible. Deux ans après son lancement, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), la mesure phare (avec le pacte de responsabilité) de la politique économique du quinquennat Hollande, vient enfin de faire l’objet d’une première véritable évaluation de son efficacité.

Dans une étude publiée jeudi 17 décembre, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) détaille les effets de ce crédit d’impôt sur la masse salariale, de 4 % au titre de 2013 et de 6 % ensuite, qui cible les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic, pour un coût total de près 20 milliards d’euros annuels en rythme de croisière. Il en ressort trois effets principaux du CICE sur l’économie hexagonale : la création ou la sauvegarde de 120 000 emplois, un recul des prix de vente des entreprises de 0,6 % à 0,7 % – qui a pu soutenir leur compétitivité, estime l’OFCE –, mais, surtout, pour un « gros tiers », indiquent les chercheurs, une hausse des salaires de 1,1 %.

Pour l'instant, la politique de l'offre est un flop ! L'enthousiasme du début d'année est douché : Lors de la première enquête de conjoncture dans l'industrie, les chefs d'entreprises étaient tout feu tout flamme. Ils tablaient alors sur une augmentation de 7% de leurs investissements. Dans la foulée, le gouvernement se réjouissait, expliquant que cet allant était le fruit de la politique de l'offre menée depuis janvier 2014 et symbolisée par le lancement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE).

Une politique renforcée par les allégements de cotisations patronales contenues dans les Pacte de responsabilité entrés en vigueur le 1er janvier 2015. Las, depuis le début d'année, les anticipations des chefs d'entreprises ont été abaissées à plusieurs reprises. Désormais, selon l'enquête de l'Insee publiée ce vendredi, ils n'envisagent d'augmenter leurs investissements que de 1%, en dépit du plan gouvernemental en faveur de l'investissement lancé en avril par Manuel Valls, le Premier ministre ! Photos du journal - Guillaume Duval Perso. La modération salariale en Allemagne à l'origine des difficultés économiques françaises. Flushdoc. Flushdoc. L’économie de l’offre? On a essayé et ça ne marche pas... La mutation entrepreneuriale cachée de la France.

Bonnes nouvelles des entreprises.