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Finlande

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La Finlande, modèle de lutte contre la guerre hybride à la Russe. Visé par des campagnes de désinformation et de déstabilisation menées par Moscou, ce pays, qui partage 1 340 km de frontière avec son voisin, fait preuve d’une résistance singulière, en partie liée à son histoire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Anne-Françoise Hivert (Helsinki, envoyée spéciale) Le 11 mars 2016, Sputnik, l’agence multimédia russe financée par le Kremlin, a annoncé qu’elle suspendait ses activités en finnois, après moins d’un an d’existence. Le concept n’a jamais fonctionné. Il y avait la langue, d’abord, rare et complexe : les éditeurs du site de propagande pro-Poutine ne l’ont jamais vraiment bien maîtrisée, rendant cocasse la lecture des articles. Et puis, les lecteurs n’ont pas accroché. Echaudés par l’histoire, les Finlandais, qui fêtent cette année le centenaire de leur courte indépendance, marquée par deux guerres avec l’encombrant voisin de l’Est, savent, depuis longtemps, se méfier des informations venant de Russie.

Le Monde.fr - Actualité à la Une. En Finlande, le débat sur la sortie de l'euro prend de l'ampleur. Hormis ceux qui s'imaginent encore que cette belle et bonne monnaie est un facilitateur d'amitié entre les peuples et une prémisse à l'installation d'un éternel été en Europe, les autres, ceux qui ont compris - qu'ils s'en réjouissent ou le déplorent - que l'euro est une bête agonisante, tendent encore trop à croire que le vent de la désintégration sera un vent du Sud.

Entre une Espagne sans gouvernement qui retourne au urnes le 26 juin, une Italie malade de ses banques et de sa dette obèse (2.200 milliards d’euros, 132 % du PIB), une crise grecque qui refait surface sur fond de chantage de l'ex-Troïka et d'un début d'asphyxie financière, on sent en effet que l'Europe du Sud a un potentiel cataclysmique certain. Mais question cataclysmie, le Nord de l'eurozone ne sera pas forcément en reste. Contrairement à ce que l'on croit, certains pays, y compris parmi ceux qu'on a l'habitude de considérer comme des modèles de vertu économique et de bien-être des populations, s'y portent mal. La Finlande envisage le lancement d'un revenu universel de 800 euros mensuels. L'expérience fait beaucoup parler dans les pays anglo-saxons. La Finlande envisage de mettre en place un revenu de base de 800 euros à tous ses habitants en remplacement de l'ensemble des allocations versés par l'Etat.

La proposition finale ne sera présentée par le gouvernement qu'en novembre 2016, mais si cette expérience est menée à son terme, le pays nordique serait le premier à se lancer au niveau national dans la réalisation effective de cette vieille idée. Cette proposition dépendra d'une expérimentation qui sera menée en parallèle. L'étude pourrait faire varier le montant final de la somme versée. Le principe du revenu de base repose sur l'aspect généralisé et inconditionnel de ce versement. Il doit également se substituer à toute autre forme de transfert social conditionné ou non, comme l'assurance chômage ou les allocations familiales. L'idée qui préside à ce revenu de base est que les demandeurs d'emploi seront davantage motivés pour chercher des emplois.

Coût ou gain ? En Finlande, l’austérité commence à diviser. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Romain Geoffroy (Helsinki, envoyé spécial) La ligne dure adoptée par la Finlande n’a pas manqué d’être soulignée lors des dernières négociations pour un nouveau plan de sauvetage de la Grèce. En affichant une attitude stricte dans les tractations avec le premier ministre grec Alexis Tsipras, le gouvernement finlandais a rappelé à tous sa position : celle d’une politique budgétaire rigoriste. Avant que le Parlement finlandais donne finalement son feu vert, jeudi 16 juillet, à un financement temporaire de l’Union européenne pour la Grèce et à la négociation d’un nouveau plan d’aide de la zone euro, le ministre des finances finlandais, Alexander Stubb, s’était montré menaçant : « Je ne pense pas que beaucoup de pays aient un mandat pour donner de l’argent sans conditions. » Lire aussi : Sur la crise grecque, la Finlande dure parmi les durs A première vue, la dette publique finlandaise paraît solide comparée à ses voisins de la zone euro.

Finland tells 900,000 reservists their roles 'in the event of war' The letter tells the reservists which regiment or unit to report to in the event of hostilities. “Attached you will find your personal details as well as your role in the event of war,” it reads. One Finnish reservist, who received the letter, said: “The timing was not random. It is clearly due to a more aggressive stance by the Russians.

I’ve been in the reserves for 15 years and this is the first time I’ve received something like this. They send out letters like this very rarely.” Finland’s army has 16,000 soldiers, but it could expand to 285,000 if reserves were to be called up. The government has denied that the letters are connected to the crisis in Ukraine or tension with Russia, saying that plans for the mass delivery began two years ago. “The reservist letter is associated with our intention to develop communications with our reservists, and not the prevailing security situation,” said Mika Kalliomaa, a spokesman for the Finnish Defence Forces.

Le nouveau gouvernement finlandais : un obstacle de plus pour la Grèce ? Et si la crise grecque se jouait finalement... à Helsinki ? Après les élections législatives du 19 avril, trois partis ont entamé en Finlande des négociations en vue de la formation d'un gouvernement. Outre le parti du Centre, de Juhä Sipilä, grand vainqueur du scrutin et pressenti pour devenir le prochain premier ministre, la coalition pourrait également intégrer les Conservateurs de la Nouvelle Coalition (Kokoomus) du premier ministre sortant Alexander Stubb et enfin les Eurosceptiques de droite du parti des « Finnois », ex-« vrais Finnois » de Timo Soini. Timo Soini, l'adversaire de l'aide à la Grèce Ce dernier est de plus en plus pressenti pour devenir le ministre des Finances du prochain gouvernement finlandais.

Son arrivée dans l'Eurogroupe risque de causer une détonation aussi notable que celle de son homologue grec Yanis Varoufakis. Mercredi, les trois partis ont présenté des « positions » communes en vue de la constitution d'un programme gouvernemental. Finlande : victoire des centristes, défaite du premier ministre. Sportif, polyglotte, souriant, mais... battu ! Chef du gouvernement et du premier parti du pays, le Parti conservateur de la coalition nationale (Kokoomus) depuis le départ voici un an à Bruxelles de son prédécesseur et mentor Jyrki Katainen, devenu commissaire européen, le fringant Alexander Stubb a dû concéder sa défaite lors des législatives ce dimanche 19 avril. Selon les résultats définitifs, le Kokoomus obtiendrait 18,2 % des voix, soit 2,2 points de moins qu'en 2011. Mais en Finlande, les lignes bougent peu et il faudra remonter à 1995 pour voir le parti conservateur à un niveau plus faible.

En termes de sièges, le parti conservateur obtiendrait 37 des 200 députés de l'Eduskunta, le parlement finlandais, soit 7 de moins qu'en 2011. Il sera le troisième groupe au parlement. La victoire du parti du Centre Le grand vainqueur de la soirée, c'est le parti du Centre qui progresse de 5,3 points par rapport à 2011, à 21,1 %. L'échec de la "grande coalition" La gauche sanctionné. Malgré la crise, la Finlande devrait persister dans l'austérité après les élections.

Dans un peu moins d'un mois, les Finlandais renouvelleront leur parlement, l'Eduskunta, dans une ambiance des plus moroses. Le pays a, en effet, l'an dernier, conclut sa troisième année consécutive de récession. Le PIB a reculé de 0,1 % en 2014 après un recul de 1,2 % et 1,5 % respectivement en 2013 et 2012. Cette année, la Commission européenne prévoit une reprise de 0,8 % de la richesse nationale, mais de nombreux économistes, comme ceux de Nordea, ne prévoient qu'une stagnation de l'économie du pays. Bref, la Finlande est en passe de devenir officiellement « l'homme malade de la zone euro. » Depuis 2008, le PIB a perdu 5 % de sa valeur environ.

Les trois piliers disparus de la croissance finlandaise Le coup est rude pour une économie qui a affiché entre 1995 et 2010 un taux de croissance annuel moyen de 2,9 %, et qui était alors si fière de son modèle basé sur une subtile alchimie entre innovation, protection sociale et compétitivité. Désinvestissement Perte de compétitivité relative.