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RAYMOND MOODY - Conscience Délocalisée

06 août 2014

RAYMOND MOODY - Conscience Délocalisée

PIONNIER de la recherche sur la délocalisation de la conscience, il y a 40 ans environ, on doit à RAYMOND MOODY, le terme de NDE: NEAR DEATH EXPERIENCE.

 

 

En 2012, Il travaille à New York, aux Etats-Unis, il est un des plus grands spécialistes mondiaux du phenomène.

 

Il y consacre chaque année, des dizaines de conférences dans le monde entier.

 

 

Dans les années 70, quand le Dr commence ses travaux, les Expériences de Mort Imminentes (EMI) sont inconnues du grand public.

 

A l'école de Médecine en 1972, il a entendu les cas d'une douzaine de récits de NDE, et étant à la Facultée de Medecine, il avait la possibilité de croiser beaucoup d'autres patients.

Depuis, il a eut la possibilité d'écouter des récits de NDE du monde entier.

 

 

A l'époque, le Dr se penche donc sur les témoignage de ses patients déclarés en mort clinique.

 

A sa grande surprise, plusieurs racontent la même histoire: ils ont continués à vivre alors que leur cerveau ne fonctionnait plus.

Après avoir écouté plusieurs centaines de témoignages similaires et fort de son expérience de psychiatre, Raymond MOODY en vient à la conclusion que ces récits sont crédibles...

Il existe bel et bien une vie après la mort.

 

 

Le docteur Moody va alors faire un parallèle avec l'un de ses auteurs préférés:

 

En 1962, A l'âge de 18 ans, il a étudié à l'université de Virginie, il a débuté par des études d'astronomie, mais la philosophie l'a aussi intéressé pour ses études supérieures, et a donc prit des cours de philosophie.

Dès le premier cours, il s'est mit à lire la REPUBLIQUE de PLATON, et au bout de quelques pages, il a été captivé...

A la fin de ce livre,il y a une histoire d'ER, un guerrier que l'on croît mort, mais qui durant ses funérailles, se réveille et réssuscite.

Il commence alors à raconter à ses proches comment il a vu son corps lorsqu'il était mort, comment il l'a quitté. Ensuite, il est aller dans un tunnel vers un autre monde où là, il a vu défiler sa vie.

Mais même si PLATON donne beaucoup de détails romanesques sur ce récit, ce quio a interpellé R. Moody, c'est qu'il le traitait de façon très sérieuse.

 

 

Le docteur Moody, décide alors de publier un livre qu'il intitule: LA VIE APRES LA VIE.

 

Il ne pensait pas vraiment écrire un livre, pas aussitôt, peut-être plus tard... Mais après une de ses lectures devant le corps médical, un article a été publié dans le journal "Atlantic Constitution".

Un éditeur a lu cet article, a été intrigué et a appelé le Dr Moody pour écrire le livre.

Il a alors prit toutes ses notes, et a retranscrit quelques consultations qu'il avait fait... et a rendu le tout pour publier le livre en SEPTEMBRE 1974.

 

 

Celà a été un engouement absolu planétaire, son livre a été traduit en 88 LANGUES.

 

Le public s'est d'abord trouvé captivé par le livre qui est passinonnant, et ensuite beaucoup de gens se sont reconnus dans les témoignages.

En ce sens, le livre du Dr Moody, a été extrêmement important car il a libéré les paroles des personnes qui avaient vécu une NDE.

Jusqu'à la parution de ce livre, elles ne pouvaient pas en parler, elles avaient peur d'être prises pours des personnes qui avaient des problèmes d'ordre psychique...

 

 

Depuis 1974, le livre s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires dans le monde, dont plus de 2 millions en France.

 

 

 

Les expérienceurs français se souviennent encore de leur émotion en le découvrant:

 

 

 

JEAN MORZELLE (experienceur) :

 

"Un docteur ! un scientifique ! qui parle de NDE !!!, comme quelque chose de possible !!! C'était incroyable, car à l'époque on nous prenait tous pour des fous, des givrés...

De savoir qu'il y avait plein de gens en quantitée qui avaient vécu ce genre d'évènement... On était plus seuls, c'est çà qui est fabuleux"

 

 

NICOLE DRON (experienceuse) :

 

" Je me rappellerait toujours... J'était à la maison de la presse de la ville, de bonne heure le matin, son livre m'est tombé dans les mains... Je l'ai ouvert... Je n'en revenait pas que d'autres personnes aient vécu ce genre d'experience... Je me trouvait toute seule au monde... Je l'ai acheté en sanglotant, il était 9h du matin... A 12h, j'ouvrait une boite de cassoulet, mais j'avais lu mon livre...

 

 

A plus de 40 ans d'intervalles, depuis les premières recherches effectuées sur les NDE, surtout depuis la parution lu livre LA VIE APRES LA VIE, de Raymond MOODY, en 1974, les récits actuels recueillis sont quasiment identiques, à ceux rapportés par le Dr Moody dans les années 70.

 

 

 

Mais si le livre a pu rassurer des patients et mettre des mots sur un tabou, la COMMUNITE SCIENTIFIQUE, elle, EST DIVISEE :

 

 

 

Un grand nombre de sceptiques rejettent les conclusions du docteur MOODY, le disant fou...

 

Mais une partie de cette communauté va commencer à le suivre quelques années plus tard, à cause d'un CAS MEDICAL RARISSIME, qui va bousculer les esprits :

 

 

PAMELA REYNOLDS

 

(experienceuse, Atlanta, aux ETATS-UNIS)

En 1991, elle a 35 ans, lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'un anévrisme artériel.

Le pronostic des médecins est terrible, il ne lui reste que quelques semaines à vivre.

Sa seule chance de survie est une opération complexe.

Grâce à un procédé novateur, son cerveau ne va plus être irrigué pendant plus d'une heure.

Elle est plongée dans un état de mort clinique passager, aussi inconsciente qu'il est possible de l'être.

Pourtant, à son réveil, Pamela Reynolds décrit les détails de son intervention dans les moindres détails:

 

 

- les objets chirurgicaux qui ont été utilisés pour l'opérer

 

- la conversation qui a eu lieu entre le cardiologue et le chirurgien

Tout celà a été consigné sur un cahier de bloc, et celà a fait l'objet d'une publication dans une revue à comité de lecture qui s'appelle "THE LANCET", avec des professeurs de médecine qui ont signés.

Cet exemple suffit pour dire que lorsque le cerveau arrête de fonctionner, la conscience continue.

On est capable de voire quelque chose avec autre chose que ses yeux, d'entendre quelque chose avec autre chose que ses oreilles, de comprendre, d'intégrer tout celà, de cette condition avec autre chose que son cerveau.

Ce cas est la démonstration absolue.

 

 

L'étude du cas de Pamela Reynolds va faire le tour de la communité scientifique et motiver de nouvelles recherches.

 

 

 

Raymond MOODY est heureux de constater que la brèche est ouverte.

 

Depuis son livre et le cas de Pamela Reynolds, un nouveau courant est né.

Les scientifiques cherchent à comprendre et à expliquer les NDE

 

 

Un de ceux-là était l'ami de Raymond Moody: le docteur MICHAEL SABOM, il ne le connaissait pas à l'époque.

 

Il était cardiologue à l'université de FLORIDE.

Et un de ses amis lui a donné le livre de R. Moody à lire, et il a répondu: "non, ce n'est que pure fiction... Je ramène des patients à la vie tout le temps, et je n'ai jamais entendu parler de celà."

Son ami lui a demandé "Mais... Les as-tu déjà questionné?"

Il a répondu que non. Alors, il a commencé à poser des questions, et au bout de 2 semaines, il avait 11 cas d'expérienceurs parmi ses propres patients.

Au départ virulent détracteur, le DR MICHAEL SABOM devient l'un des plus grands défenseurs avec Raymond Moody, de cette nouvelle approche de la mort, remettant en cause les fondements même de la science.

Les EMI sont en train de devenir un sujet de recherche sérieux pour des dizaines de chercheurs dans le monde.

 

 

La problématique à l'heure actuelle, est de savoir pourquoi et comment ces personnes arrivent à perçevoire et à mémoriser des détails précis de la réanimation, alors qu'elles sont dans un état d'inconscience totale, considérées comme mortes cliniquement.

 

 

 

30 ans plus tard, les preuves d'une vie après la mort sont loins d'être établies.

 

Mais un médecin suisse a réussi à prouver que la décorporation était possible.

Le professeur OLAF BLANKE, neurologue à l'hôpital de Genêve, s'est attelé à chercher des preuves, reproductibles en laboratoire.

Il a envoyé de faibles ondes électriques dans certaines parties du cerveau, grâce à des électrodes, et il est parvenu à provoquer chez des patients en bonne santé le phénomène de décorporation.

 

 

Des applications de faibles courants de 2,3 Milliampère ont déclenchés une décorporation surprenante pour la patiente, pour l'équipe du DR Blanke.

 

Ils étaient 3 investigateurs dans la salle, le patient complètement réveillé, et puis c'était reproductible chaque fois qu'ils appliquaient un petit courant de 2 secondes, il y avait une décorporation, pendant cette période là:

 

 

La patiente avait une forte sensation de n'être plus localisée dans son corps, le "moi" n'était plus dans son corps, il était en élevation, au plafond avec le dos presque en flottement avec le plafond.

 

Elle avait l'impression de regarder vers le bas, et puis de voire son propre corps et les 3 investigateurs, autour de son lit.

Donc, on pourrait spéculer, c'est une hypothèse émise à l'époque, sur un trouble d'intégration des informations corporelles.

 

 

Si les informations du professeurs BLANKE prouvent que ce phénomène peut-être provoqué, ce n'est pas suffisant pour affirmer que la conscience survit à la mort.

 

 

 

Mais d'autres chercheurs poursuivent leur quête de vérité.

 

 

 

En HOLLANDE, une sommité de la cardiologie s'est penchée sur la question.

 

Après plusieurs années de recherche, le docteur PIM VAN LOMMEL pense avoir trouvé une explication.

 

 

En 1988, lui et son équipe, ont commencés à faire une étude pilote dans 10 hôpitaux hollandais, avec 344 patients qui ont survécu à des infarctus.

 

Les résultats de cette étude publiés dans la revue THE LANCET en 2001, montrent que 18 ./° de ces personnes ont véritablement vécu une EMI:

 

 

Il n'y a aucune explication de

 

 

 

- manque d'oxygène dans le cerveau

 

- prise de médicament

- stress post-traumatiques

- ou d'autres facteurs

 

 

Cette publication dans THE LANCET, une prestigieuse revue médicale, fait l'effet d'un coup de tonerre, car le docteur Van Lommel, affirme ni plus ni moins que la conscience serait indépendante du cerveau, et qu'elle pourrait donc persister après la mort.

 

 

 

Pour ce Docteur, la conscience n'est pas locale, lorsque les gens racontent ce qui leur est arrivé, ils sont en dehors de leur corps.

 

Il ne parle pas de quelque chose après la mort, il parle d'une conscience hypertrophiée, qui survit lorsque le coeur est à l'arrêt et que le cerveau ne fonctionne plus.

La fonction du cerveau peut être comparée à une radio.

A son avis, elle sert de récepteur.

C'est une interface, comme celle d'un ordinateur.

Les données ne sont pas reproduites par notre ordinateur, elles sont reçues par lui.

Et bien la conscience est reçue par notre cerveau.

Notre corps et notre cerveau reçoit des informations par notre conscience.

Notre conscience dépend de notre cerveau, mais celui-ci n'est qu'un récepteur.

Il n'est pas à l'origine de la conscience.

Nous avons besoin de notre cerveau pour faire vivre notre CONSCIENCE (1), mais notre CONSCIENCE NON-LOCALISEE (2) existe, et vit sans avoir besoin de notre cerveau...

 

 

Une conscience indépendante du corps...

 

Faut-il parler d'une âme?

Serions-nous de pures esprits enfermés momentanément dans une enveloppe charnelle, mais libérée ensuite par la mort?

Aucun scientifique n'oserait aller jusque là...

 

 

Mais le cas d'IRENE BADINI (experienceuse), survenu en 1972, semble le prouver.

 

A lâge de 20 ans, suite à un accident, un choc terrible l'amène à l'hôpital de PERIGUEUX.

Victime d'un traumatisme crânien, qui la plonge dans le coma, et la fait souffrir de graves lésions aux yeux.

Irène est donc à la fois inconsciente et aveugle.

 

 

Pourtant, elle perçoit les moindres gestes du personnel soignant.

 

 

 

Elle raconte :

 

"Ils n'avaient pas conscience que je souffrais et que j'étais vivante.

Donc, ils m'ont déshabillée, et ils ont pris mes bijoux.

Et il y a un homme qui a dit à l'autre: je prends les bijoux et je les mets dans la poche de la blouse"

 

 

Le DR JEAN PIERRE POSTEL dit:

 

 

 

"Elle a été victime d'un accident très violent avec des lésions des yeux dont on a pu prouver, consultation d'ophtalmologiste à l'appui, qu'il était impossible qu'elle puisse pour elle de voire."

 

 

 

 

 

Alors que le cas d'IRENE BADINI semble sans espoir, les médecins réussissent inextrémistes à la ramener à la vie.

 

 

A son réveil, Irène Badini à des choses à dire :

 

 

"Donc, j'ai raconté ce qu'il s'était passé, qu'ils m'avaient fait tombé par terre, qu'ils m'avaient pris mes bijoux.

 

Et j'ai dit, dans les 2, il y en a un qui est Antillais, parce que je l'ai vu, j'ai vu qu'il avait la peau brûne.

Quand j'ai parlé de ces bijoux, j'ai expliqué, et donc le responsable de l'hôpital les a convoqué.

Et ils ont récupéré les bijoux tout de suite qui étaient bien dans la blouse d'un des deux, qui attendait que je meurs.

Et là, çà a créé un grand malaise dans tout l'hôpital.

 

 

Apporter la preuve scientifique que la conscience se délocalise au moment de la mort est une entreprise diffcile.

 

 

 

Pourtant aux ETATS-UNIS, des protocoles sont mis en place dans différents hôpitaux.

 

Le docteur PETER FENWICK, et le docteur SAM PARNIA, de l'hôpital de NEW-YORK, ont été les premiers à vouloir absolument traquer la conscience, lui tendre un piège.

Le docteur Sam PARNIA se souvient de ce que lui avait dit à l'époque son confrère Peter FENWICK.

Il avait une enveloppe où il avait écrit quelque chose dessus, ou dessiné...

Puis, il a soulevé vers le plafons, et m'a demandé: que voyez-vous maintenant?

J'ai dit que je ne voyais qu'une surface blanche...

Alors il a dit: Et si vous étiez là-haut? Que verriez-vous?

Et j'ai dit que je pourrai voire ce qui est écrit...

Il a dit: C'est ainsi que nous devrions procéder..."

 

 

Leur idée: Cacher des messages dans les salles d'hôpitaux.

 

Des CIBLES, comme ils disent, en hauteur, de manière à ce qu'ils ne puissent être vus que par des patients en phase de décorporation.

Ce protocole n'a pas encore donné de résultats probant (2012), mais il a fait des émules dans le monde entier.

 

 

En FRANCE aussi, des chercheurs essayent de traquer la conscience.

 

 

 

En DORDOGNE, à l'hôpital de SARLAT, le docteur JEAN-PIERRE POSTEL, anesthésiste réanimateur, a mît en place son propre protocole.

 

 

 

Le docteur dit:

 

 

 

"Le lieu où vont avoir lieu ces expériences de NDE, ce sont globalement des endroits où peuvent survenir, à plus grande fréquence les arrêtes cardiaques.

 

Il y a le service d'urgences, le service de réanimation, de soins continus, où il arrive que des patients en très mauvais état, fassent un arêt cardiaque et qui récupèrent, heureusement! Tous les arrêts cardiaques ne sont pas iréversibles...

Ils peuvent également se produire au bloc opératoire.

Ce sont ces endroits où les patients sont les plus fragiles."

 

 

Le docteur POSTEL a donc imaginé des cibles placées à différents endroits stratégiques dans son service.

 

Le protocole du docteur n'a lui aussi jamais fonctionné...

 

 

Mais celà prouve-t-il que les EMI ne sont que le fruit de l'imagination?

 

Peut-être qu'en réalitée, le principe de la cible cachée dans une chambre d'hôpital, n'est pas la bonne méthode...

Le propre des chercheurs est de chercher et d'essayer de trouver, de prouver,..

Là nous sommes dans un type d'experience où il est plus difficile de trouver des preuves...

Dans cet état là, la dernière chose qui interesse les experienceurs, est de regarder une cible, pour prouver après qu'ils ont quitté leur corps physique...

Comment une personne peut avoir envie d'aller voire spécifiquement quelque chose à ce moment là?

Est-ce qu'elle va savoir que peut-être il faut qu'elle aille voire la cible, à moins qu'on lui ai déjà dit, ce qui serait assez utopique....

 

 

Si les médecins spécialistes des NDE restent encore dans l'incertitude sur bien des points, ils ont en revanche tous constaté que les récits des expérienceurs varient selon la durée de leur coma ou de leur mort clinique.

 

 

 

PLUS LONGTEMPS LES EXPERIENCEURS RESTENT COUPES DU MONDE, PLUS LOIN ILS VONT DANS LEUR VOYAGE.

 

 

 

Fait troublant, les descriptions livrées par ces expérienceurs, rappellent étrangement certaines oeuvres du passé...

 

Comme certaines toiles peintent au seizième siècle par JERÔME BOSCH.

Sur une toile, Bosch a peint exactement un tunnel dont parle les expérienceurs, avec au bout la lumière aveuglante.

Finalement, la représentation de la vie après la mort ne nous accompagne-t-elle pas depuis des siècles?

Ces images... Nous les avons tous en tête.

Elles font parties de notre inconscient collectif.

Alors comment penser que les expérienceurs sont en partie influencés par notre éducation judéo-chrétienne?

 

 

EVELYN ELSAEESER-VALARINO, spécialiste en Thanatologie, dit:

 

"Je ne suis pas sûre qu'il y ai un lien avec la religion qui nous parle effectivement de l'âme qui quitte le corps au moment de la mort, d'accord.

Mais on peut aussi le voire de l'autre côté, enfin dans le sens inverse, on peu dire qu'il y a eu des EMI depuis toujours.

Il y a eu des visions au moment de la mort depuis toujours.

Et les religions l'ont après, dans leur cadre idéologique, l'on interprété à leur manière, mais en fait l'expérience, elle est là"...

 

 

PERE FRANCOIS BRUNE, prêtre reconnu pour ses expériences de TCI, dit:

 

"Un des grands intérêt de ces expériences de mort provisoire, c'est qu'elles dépassent toute les divisions, tous les clivages, selon les opinions philosophiques, métaphysiques, les religions, les langues etc."...

 

 

Quelque soit leur religion, ou leur contexte socio-culturel, les expérienceurs feraient donc les mêmes récits.

 

Plus troublant encore, quelque soit leur âge, les^mêmes descriptions reviennent, y compris chez les très jeunes expérienceurs.

 

 

Aux ETATS-UNIS, les recherches du docteur MELVIN MORSE, pédiatre et neurologue à l'hôpital de SEATTLE, ont marquées la recherche en matière d'Expérience de Mort Imminente.

 

 

 

Depuis plus de 30 ans, il se consacre aux EMI vécues par des ENFANTS parfois très jeunes.

 

Tous dessinent et racontent parfois avec la même précision que des adultes, la vie après la mort.

La décorporation, le tunnel, la lumière...

 

 

La grande spécialité du dr MORSE est d'avoir concentré ses recherches sur les enfants qui avaient fait ce genre d'expérience.

 

L'intérêt des enfants, c'est que ils n'avaient fait aucune lecture de témoignages de cette sorte, et qu'ils sont absolument sincères.

 

 

Il y a une petite différence pour les enfants qui font des EMI.

 

Normalement, ils n'ont pas l'étape de la revue de la vie.

 

 

Aujourd'hui, certains médecins ont pris conscience des risques post-traumatiques pour ces patients revenus d'une EMI, et ils décidés d'agir.

 

 

 

Le dr JJ CHARBONIER dit:

 

"Il faut absolument que nous, les médecins, on puisse les écouter, parce que si on n'arrive pas à écouter sans se moquer d'eux, sans les psychiatriser, quelqu'un qui a vécu une expérience, qui est devenue une expérience de sa vie, cette personne, elle ne va pas se reconnaître dans ce monde.

Elle va se dire, ce monde ne m'appartiens plus, moi je sais quelle est la réalitée.

Donc çà va pouvoir les faire décoller dans des névroses, dans des psychoses obséssionelles, et là pour le coup ces personnes vont être vraiment maginalisées.

Donc, il faut que nous, on puisse les écouter attentivement sans se moquer d'elle, et sans les psychiatriser, sans les bourrer de médicaments en disant: Oui, ce sont des schizophrènes, c'est une hallucination, on va les guérir jusqu'à ce qu'elles nous racontent plus cette expérience là, elles sont malades...

Non, ce n'est pas du tout comme celà qu'il faut se comporter."...

 

 

Le docteur JP POSTEL dit:

 

"Mon but, c'est d'aider des gens qui vivent des expériences totalement bouleversantes pour eux, qui n'osent pas la raconter, et qui la transforme en état de stress post-traumatique jusqu'à penser qu'ils sont fous...

Et n'en parler à personne, et s'enfermer, et développer des troubles mentaux...

Et bien de dire à ces gens là: Non, vous n'êtes pas fous, l'expérience que vous avez vécu existe, vous l'avez bien vécu...

Mais, déjà reconnaitre leur expérience est un grand pas vers... je ne dirais pas la guérison, ce n'est pas une maladie d'avoir vécu une EMI, même si les conséquences peuvent être pathologiques"

 

 

Le docteur POSTEL reçoit régulièrement des expérienceurs au sein de son hôpital.

 

Aujourd'hui, il a rendez-vous avec Isabelle, une expérienceuse qui en 2009, est tombée dans le coma pendant l'accouchement de son deuxième enfant.

Même si Isabelle n'a pas vécu toutes les étapes d'une EMI, elle se souvient de chaque détails de son expérience :

 

 

"Lors de l'opération, j'ai atterri dans le tunnel blanc.

 

Donc, au départ, il était sombre.

Après il s'est éclairci.

Plus je marchais, plus la lumière devenais blanche intense, voilà.

Donc, je marchais, et arrivée aubout, donc: c'est là que j'ai eu la rencontre.

Et puis, au bout de ce tunnel, une femme m'a reçu.

Elle est grande, mince, des cheveux mi-longs, frisée.

Elle n'avait pas de visage, elle était vêtue de blanc.

Donc, elle m'a dit: Il te faut repartir d'où tu viens, ce n'est pas ton heure.

Et puis là, je me suis réveillée"...

 

 

Dans les milieux médicaux, ce type de consultations s'est développé, mais la démarche est nouvelle.

 

Il y a encore quelques années, il était encore difficle aux expérienceurs de savoir à qui s'adresser.

 

 

L'association IANDS, qui réunit une centaine de scientifiques de part le monde, a pour objectif de recueillir et de faire partager, non seulement les récits des expérienceurs, mais aussi les découvertes des chercheurs.

 

 

 

En France, c'est à ORAISON, dans le sud, que se trouve le siège de l'association.

 

 

 

Le docteur JEAN-PIERRE JOURDAN, directeur de recherche médicale y participe depuis 25 ans.

 

 

 

Selon lui, le travail d'accueil et d'écoute que l'association a mit en place, procure pour les expérienceurs un soutien psychologique indispensable.

 

 

 

Aujourd'hui, il reçoit Véronique.

 

Dans la vie, elle est auteur d'essais philosophiques, mais ce jour là pour la première fois, elle vient partager un secret qu'elle conserve pour elle depuis longtemps.

A 20 ans, Véronique rêvait d'être une cascadeuse équestre, mais elle fait une mauvaise chute de cheval sur une plage de l'Ile de Ré, et elle tombe dans le coma.

Comme les autres, elle a vu le tunnel, la lumière et l'amour absolu.

Pourtant à son réveil, Véronique s'est senti obligé de garder le silence.

 

 

"Depuis l'âge de 25 ans, le 09/08/82 jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamis rien raconté à personne.

 

Pour tous les gens qui me connaissent: ma famille, mon mari, mes enfants, tous les lecteurs, tout le monde, j'ai un parcours normal.

On n'a pas beaucoup de secrets qu'on garde très longtemps dans sa vie, moi je n'aime pas çà en plus, mais disons que j'en ai gardé un depuis 30 ans.

30 ans de silence sur quelque chose qu'au départ on aurai pu avoir envie de hurler de joie, de raconter...

Mais en fait, on se heurt très vite à quelque chose de très très lourd

Et heureusement que j'avais eut un passé de tête de lard et de rebelle, c'est peut-être celà qui m'a sauvé quand même à cette époque là.

Car quand j'ai commencé à dire: voilà, je voudrais vous dire, il s'est passé quelque chose, vous savez, je n'étais pas endormie, je n'étais pas dans le coma...

J'ai vécu quelque chose d'extraordinaire etc. et j'ai vu dans son regard une sorte de stupéfaction, de tristesse, et... J'ai presque lu que j'étais malade, c'était foutu...

Et là immédiatement, çà été... Ca m'a glaçé.

Et, j'ai tout ravalé, et je n'ai plus jamais parlé jusqu'à aujourd'hui

Alors je ne sais pas par où commencer, parceque vous avez déjà dû entendre des miliards d'histoires?"...

 

 

Le docteur JOURDAN répond:

 

"Pas des miliards, mais bon, suffisament pour vous rassurer: quoi que vous me racontiez, de toute façon j'aurai entendu pire.

Je sais, que ces expériences sont déstabilisantes, ce n'est pas du tout dans les cadres habituels.

Je sais que quand on a vécu celà, on est complètement bouleversé parce qu'on ne peut pas ranger çà dans des tiroirs, et on a l'impression qu'on est seul au monde.

Et en fait, c'est loin d'être le cas donc vous êtes lon d'être la seule, car c'est pas facile du tout à raconter..."

 

 

Il rajoute:

 

"C'est une expérience qui pour eux est magnifique, ils vous disent tous qu'ils ont un souvenir extraordinaire, et ils gardent çà vers eux comme quelque chose de honteux.

C'est dure de garder çà pendant des années, comme quelque chose qu'on ne peut pas dire, alors que c'est quelque chose de magnifique, qu'on aurai à priori envie de faire partager"...

 

 

 

 

SOURCE :

 

 

Documentaire: Ils sont revenus de l'au-delà, Emission Direct 8, 2012