Dans les oreilles des occidentaux, il signifie que les soviétiques, avec Spoutnik 1, ont pris le contrôle de l’Espace et les menacent directement. Pour Werhner Von Braun, alors ingénieur en chef du programme spatial américain, cela signifie qu’un rival jusqu’alors inconnu a réalisé son rêve et lancé avant lui le premier satellite de l’histoire dans l’espace...
C’est la première grande bascule d’un match à distance pour la conquête de l’espace entre deux hommes d’exception, deux extraordinaires chercheurs, Serguei Pavlovitch Korolev et Wehrner Von Braun. Une rivalité qui s'étalera sur plusieurs décades, entre deux hommes qui ne se rencontreront jamais, séparés par le rideau de fer qui divise le monde en deux après la seconde guerre mondiale.
DUELS-annonce-Sunny-Side. Sergueï Korolev. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Korolev. Sergueï Pavlovitch Korolev Sergueï Korolev en uniforme de l'Armée rouge, 1938. Compléments Sergueï Pavlovitch Korolev (en russe : Серге́й Па́влович Королёв ; en ukrainien : Сергій Павлович Корольов) (12 janvier 1907[note 1] à Jytomyr, Ukraine - à Moscou) est un ingénieur, fondateur du programme spatial soviétique.
Grâce à son génie visionnaire, sa force de caractère et ses talents d'organisateur l'Union soviétique acquiert une position dominante dans le domaine spatial à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Il est placé à la tête d'un des bureaux d'études du NII-88 où il est chargé de développer une copie améliorée du missile V-2. Enfance et formation[modifier | modifier le code] Photo de Korolev enfant (1912). Korolev est né le 12 janvier 1907 à Jytomyr, ville provinciale du centre de l'Ukraine, qui fait partie à l'époque de la Russie impériale. Korolev dans le cockpit d'un planeur. Grouppa Izoutcheniïa Reaktivnovo Dvijeniïa. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le GIRD (en russe : ГИРД) ou Grouppa Izoutcheniïa Reaktivnovo Dvijeniïa (en russe : Группа изучения реактивного движения) qui signifie « Groupe d'Étude de la Propulsion par Réaction », est formé à Moscou (MosGIRD) en janvier 1931 et en novembre de la même année à Leningrad (LenGIRD) sous l'égide de la principale association paramilitaire soviétique baptisée "Société pour la Promotion de la Défense et du Progrès Aérochimique" (OSOAIAKHIM).
Des sections du GIRD s'ouvriront ensuite à Tbilissi, Kharkov, Arkhangelsk, Novotcherkassk et Briansk. Le GIRD moscovite dirigé par Friedrich Tsander rassemble des passionnés d'astronautique. C'est le premier institut de recherche soviétique à effectuer un travail de pionnier sur les fusées. Friedrich Tsander[modifier | modifier le code] Le premier directeur du GIRD est Friedrich Tsander, scientifique et inventeur. Les projets du GIRD moscovite[modifier | modifier le code] Notes[modifier | modifier le code] Institut de recherche scientifique sur les moteurs à réaction. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'Institut de recherche scientifique sur les moteurs à réaction (Реактивный научно-исследовательский институт, РНИИ ; Reaktivny naoutchno-issledovatelski institout, RNII) ou RNII renommé NII-3 après 1937 est un institut de recherche militaire soviétique spécialisé dans le domaine des fusées, de la propulsion à propergol solide et à ergols liquides.
Il est créé en 1933 par fusion de deux instituts de recherche, le GDL et le GIRD, se consacrant à ce domaine. Les deux principaux acteurs à l'origine du triomphe de l'astronautique soviétique à la fin des années 1950 - Sergueï Korolev et Valentin Glouchko - travaillent dans cet institut mais sont victimes en 1938 des purges staliniennes. L'institut est connu pour avoir développé les roquettes à l'origine des Katiouchas ou orgues de Staline. Création[modifier | modifier le code] Activité[modifier | modifier le code] Décimé par les purges staliniennes[modifier | modifier le code] Grandes Purges. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Vue partielle d'une plaque avec les photos prises après l'arrestation de victimes de la Grande Terreur. Spécificité[modifier | modifier le code] La plupart des historiens soulignent la spécificité de la Iejovschina[1] par rapport aux autres vagues répressives de la période stalinienne.
L'historien britannique Orlando Figes résume le point de vue actuel : « Extraordinaire même à l'aune du régime stalinien, la Grande Terreur n'est pas une vague d'arrestations en masse relevant de la routine, comme celles qui balayèrent le pays tout au long du règne de Staline, mais une politique calculée de meurtre collectif. Ne se satisfaisant plus d'emprisonner ses "ennemis politiques" réels ou imaginaires, Staline ordonne à la police de faire sortir des hommes des prisons ou des camps de travail pour les exécuter. Déroulement[modifier | modifier le code] La purge du Parti[modifier | modifier le code] L'assassinat de Sergueï Kirov[modifier | modifier le code]
Kolyma. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La Kolyma est une région de l'extrême est de la Russie. Lors de la période stalinienne, de nombreux prisonniers étaient envoyés dans les camps du Goulag de la région. Cette période est connue en particulier par les récits de Varlam Chalamov. La Kolyma en Russie Introduction[modifier | modifier le code] Ce vaste territoire arctique et sub-arctique, avec ses frontières politiques et géographiques mal définies, se trouve dans les plus lointains confins nord-est de la Sibérie. Les citoyens de l'Union soviétique redoutaient la Kolyma plus qu'aucune autre région de l'archipel du Goulag : « Kolyma znatchit smert » (« Kolyma veut dire mort ») disait-on à l'époque.
La Kolyma présentait une spécificité remarquable parmi les nombreuses régions de la Sibérie du Nord : sa richesse en gisements d'or. Les premiers explorateurs de cette région trouvèrent les conditions climatiques de la Kolyma trop dures. La capitale Magadan[modifier | modifier le code] Programme spatial de la Russie. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Historique[modifier | modifier le code] Constantin Tsiolkovski[modifier | modifier le code] Constantin Tsiolkovski né en 1857 à Riazan est considéré comme le père et le théoricien de l'astronautique moderne. Il décrit une fusée à propergols liquides (hydrogène/oxygène) et aborde la technique du mélange des propergols, la forme de la chambre de combustion, son refroidissement par circulation du carburant, le guidage de la trajectoire par surfaces mobiles placées dans le jet de gaz, la stabilisation gyroscopique de la fusée, principes qui seront repris par la suite. Il écrit la loi fondamentale du rapport de masse impliquant le découpage de la fusée en plusieurs étages. Les pionniers de l'entre deux guerres[modifier | modifier le code] Le régime communiste consolide son pouvoir dans les années 1920 et lance un programme massif de recherche et d'industrialisation. Le développement des missiles balistiques (1945-1957)[modifier | modifier le code]
Programme Vostok. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Vostok. Capsule Vostok. Le programme Vostok (du russe Восток signifiant « Est ») était un projet spatial soviétique destiné à envoyer des humains dans l'espace, ce qu'il réussit avec Vostok 1 dans lequel Youri Gagarine devint le premier homme de l'espace le 12 avril 1961. Les sondes Spoutnik ont effectué cinq vols tests pour le programme Vostok. Missions[modifier | modifier le code] Missions Spoutnik prototypes : Sept autres vols étaient programmés à partir d'avril 1966, mais ils ont été annulés en raison de l'intensification de la course à la Lune avec les États-Unis. Le programme Vostok a été remplacé par le programme Voskhod. Notes et références[modifier | modifier le code] Voir aussi[modifier | modifier le code] Articles connexes[modifier | modifier le code] Programme Voskhod.
Spoutnik 1. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Spoutnik 1 Maquette de Spoutnik 1 Spoutnik 1 (en russe Спутник 1, littéralement « compagnon », soit un « satellite ») fut le premier satellite artificiel. Il fut lancé le 4 octobre 1957 à 19 h 28 min 34 s UTC et mis en orbite à 19 h 33 min 48 s par l'URSS, avec les initiales ПС-1 (PS-1, pour Простейший Спутник-1 ou « Satellite élémentaire 1 »[2]) du cosmodrome de Baïkonour (Байқоңыр, au Kazakhstan). Le lancement de Spoutnik 1 marque le début de la conquête spatiale[3],[4]. Origine[modifier | modifier le code] Initialement, les politiques et les militaires soviétiques voulaient des missiles intercontinentaux dans le cadre de leur confrontation avec l'Occident; le missile R-7 en préparation devait être utilisé pour lancer les bombes atomiques. Les cinq premiers tirs de la fusée avaient tous été des échecs. Caractéristiques[modifier | modifier le code] Composition du Spoutnik Réplique de Spoutnik 1 Mission[modifier | modifier le code]
Laïka. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Laïkó. Laïka (du russe : Лайка, « petit aboyeur »[1] ; 1954 – 3 novembre 1957) est une chienne du programme spatial soviétique et le premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Elle a été lancée par l'URSS à bord de l'engin spatial Spoutnik 2 le , un mois après le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1.
Après le succès de Spoutnik 1, le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev exigea le lancement d'un second engin pour le 7 novembre afin de célébrer le 40e anniversaire de la révolution russe. Dans l'urgence, sans étude préalable, Spoutnik 2 est construit en quatre semaines. Laïka mourut environ 7 heures après le lancement, de stress et de surchauffe, probablement due à une défaillance du système de régulation de température. La vraie cause de sa mort ne fut révélée que plusieurs décennies après la mission. Contexte[modifier | modifier le code] Spoutnik 2[modifier | modifier le code] Youri Gagarine. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Enfance et formation[modifier | modifier le code] Un Yak-18 comme celui sur lequel Youri Gagarine a fait son premier vol À Saratov, il adhère dès qu'il le peut au club de pilotage amateur de la ville, car il n'a pas oublié sa fascination d'enfance.
Dès son premier vol à bord d'un Yak-18, il décide qu'il sera aviateur. Par la suite il mène de front ses études à l'institut de Saratov et une formation pratique et théorique de pilote. En octobre 1955, il décide de franchir le pas : il abandonne ses études à l'Institut, contre l'avis de son père qui lui reproche de gaspiller l'argent de l'État, et rentre comme cadet dans une école de pilotage militaire. Son instructeur est impressionné par ses capacités et le recommande pour l'école militaire de pilotage K. Premier homme dans l'espace[modifier | modifier le code] Sélection et entraînement[modifier | modifier le code] En tournée en Égypte en 1962 Le choix final se fait entre Gagarine et Titov. Valentina Terechkova. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Valentina Terechkova, en 1969. Timbre émis par l'Azerbaïdjan en 2013, à l'occasion du 50e anniversaire du vol spatial de Valentina Terechkova.
Valentina Vladimirovna Terechkova (en russe : Валентина Владимировна Терешкова), née le 6 mars 1937 à Maslennikovo, raïon de Toutaïev dans l'oblast de Iaroslavl, est la première femme à effectuer un vol dans l'espace, et est la première cosmonaute soviétique[1], grâce à son vol du 16 au 19 juin 1963. Valentina Terechkova reste à ce jour la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l'espace et la plus jeune cosmonaute[2]. Biographie[modifier | modifier le code] Après le succès du vol de Youri Gagarine, Sergueï Korolev, le père du programme spatial soviétique, a l'idée d'envoyer une femme dans l'espace. Après cet unique vol, elle épousa le cosmonaute Andrian Nikolaïev. En 1971, elle devint membre du comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, et députée.
Programme Luna. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Luna. L'atterrisseur de Luna 9. Localisation des missions sur la carte lunaire. Le programme Luna regroupe toutes les missions spatiales automatiques lancées par l’Union soviétique vers la Lune entre 1959 et 1976. Vingt-quatre sondes spatiales font officiellement partie de ce programme mais il y en eut en réalité 45 en tout. Le programme Luna est à l'origine d'un grand nombre de premières dans l’exploration spatiale d'un point de vue à la fois technique : Luna 1 (1959) est le premier engin spatial à s'affranchir de l'attraction terrestre, Luna 2 (1959) est le premier objet artificiel à atteindre le sol lunaire, Luna 3 réalise la première photographie de la face cachée de la Lune (1959), Luna 9 (1966) est la première sonde à se poser en douceur sur le sol lunaire tandis que Luna 16 (1970) réalise le premier retour automatisé d'échantillon de sol d'un autre corps céleste que la Terre.
Luna 2. Programme Soyouz. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Soyouz. Histoire[modifier | modifier le code] Le projet d'homme sur la Lune N1-L3 a été abandonné à cause de problèmes techniques. Le programme Soyouz a survécu à l'abandon du projet d'homme sur la Lune car il était impliqué dans de nombreux projets (aussi bien civils que militaires), principalement en conjonction avec le programme de stations spatiales Saliout et Almaz. Aujourd'hui, Soyouz permet à la Russie de réaliser des vols habités et est utilisé pour transporter du personnel et du matériel vers et depuis la Station spatiale internationale (ISS).
Les missions[modifier | modifier le code] Les missions Soyouz sont les suivantes : Programme Voskhod. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Contexte[modifier | modifier le code] La course à l'espace[modifier | modifier le code] Depuis le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1 en 1957 qui marque le début de l'ère spatiale, les États-Unis et l'Union Soviétique se livrent à une Course à l'espace. Durant cette période de Guerre froide il s'agit pour chacune des deux superpuissances de prouver la supériorité de son système politique par le biais de ses succès dans le domaine spatial.
L'astronautique soviétique a dans les débuts été à l'origine de toutes les premières spatiales. Nikita Khrouchtchev qui dirige l'Union Soviétique jusqu'au 15 octobre 1964 a assigné une place centrale au programme spatial dans la propagande du régime et veut maintenir cette avance. Cet objectif se traduit notamment par la recherche systématique de premières, des prises de risque importantes et la dissimulation des échecs et des défaillances[1]. Le programme Voskhod[modifier | modifier le code] Alexeï Leonov. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Leonov. Timbre à l'effigie d'Alekseï Leonov (RDA) Voskhod 2[modifier | modifier le code] Leonov est pilote de l'armée de l'Union soviétique lorsqu'il est sélectionné en 1960 pour devenir cosmonaute.
Après un entrainement intensif de 18 mois destiné à l'habituer à l'apesanteur, il est désigné pour participer avec Pavel Beliaïev (commandant) à la mission Voskhod 2 dont l'objectif est de réaliser la première sortie extravéhiculaire dans l'espace. La sortie dans l'espace[modifier | modifier le code] Alexeï Leonov raconte : « Je m’avançais vers l’inconnu et personne au monde ne pouvait me dire ce que j’allais y rencontrer.
Après une dizaine de minutes à flotter dans l'espace, Leonov entame les manœuvres pour réintégrer le vaisseau spatial. La suite de la mission[modifier | modifier le code] La mission rencontra d'autres problèmes par la suite. Soyouz 11[modifier | modifier le code] Sources[modifier | modifier le code] Département 7. Wernher von Braun. Peenemünde. Camp de concentration de Dora. V2 (missile) Opération Paperclip. National Advisory Committee for Aeronautics. National Aeronautics and Space Administration. Programme Mercury. Alan Shepard. John Glenn. Programme Gemini. Programme Apollo. Apollo 11. Neil Armstrong. Buzz Aldrin. Michael Collins (astronaute)