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La vie des idées

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La Vie des idées. Quel enseignement des religions dans un contexte laïque ? Dans une recommandation adoptée en 2005 et intitulée « Éducation et religion », l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe indique que les gouvernements devraient encourager l’enseignement du fait religieux et promouvoir le dialogue entre les religions.

Quel enseignement des religions dans un contexte laïque ?

Ce texte précise également que l’école, en ce qu’elle forme l’esprit critique des futurs citoyens, doit également les former au dialogue interculturel et que cet enseignement doit s’inscrire dans les respects des valeurs de la Convention européenne des droits de l’Homme. Des approches différentes À l’échelle européenne, on peut identifier trois types d’attitude à l’égard de l’enseignement des religions. Il y a celui du « teaching into religion », dont l’Allemagne est un exemple. Ici, un enseignement confessionnel des religions à l’école ou des cours de morale laïque non confessionnelle pour ceux qui le souhaitent sont prévus. En France, dans le public et dans le privé Des implications pour chaque discipline. Les 10 compétences-clés du monde de demain. Aucun doute, le futur nous intéresse.

Les 10 compétences-clés du monde de demain

Et comme le dit Woody Allen, nous avons plutôt intérêt… puisque c’est là que nous allons passer le reste de notre vie. Le Peoplesphere de février 2016 vous emmène dans les méandres des impacts de l’évolution socio-démographique sur nos organisations à l’horizon 2030. Le Forum Economique Mondial quant à lui a publié ce 10 mars un article particulièrement intéressant sur les compétences-clés dans le monde de demain. Les conclusions résultent de l’analyse de 213 enquêtes sur les nouveaux modes d’apprentissage des étudiants et de la mise en perspective avec les enseignements du dernier Forum Economique de Davos qui a eu lieu en janvier 2016. Morceaux choisis. La République et la sorcière. Recensé : Vincent Robert, La Petite-Fille de la sorcière.

La République et la sorcière

Enquête sur la culture magique des campagnes au temps de George Sand, Paris, Les Belles Lettres, 2015, 318 p. Notre époque produit parfois d’elle-même des images paradoxales : lorsqu’ont eu lieu les terribles attentats de janvier et de novembre 2015, l’espace public s’est animé d’invocations à la République avec un grand R, d’appels aux valeurs républicaines qu’il fallait inculquer aux uns et rappeler aux autres, dans l’intention de solidifier une union nationale ressentie autant comme un besoin que comme une urgence. Le simple fait de vivre en République, la seule défense des institutions ne suffisaient plus ; il fallait qu’une identification culturelle à la République se produise pour que soient dépassés les antagonismes – religieux, ethniques, politiques – qui, selon l’opinion la plus commune, minent notre société.

L’ethnographie paysanne comme substitut à la politique Entre sorcellerie et république. À quoi jouent les littéraires. Recensé : Hélène Merlin-Kajman, Lire dans la gueule du loup.

À quoi jouent les littéraires

La littérature, une zone à défendre, Paris, Gallimard, Nrf essais, 2016, 336 p., 23,50 €. Avec Lire dans la gueule du loup, Hélène Merlin-Kajman vient apporter une pièce nouvelle au dossier de la « crise de la littérature » qui s’est cristallisé depuis une dizaine d’années autour de deux problèmes connexes – celui de l’introuvable définition de la littérarité ; et celui d’une difficile unification théorique des études littéraires. Il s’agit toutefois d’un livre qui prend le temps de s’en démarquer et d’en redistribuer substantiellement les cartes. Lire dans la gueule du loup cherche en effet à déplacer le débat sur un plan pédagogique, pour l’ouvrir à la question décisive des vertus démocratiques de la littérature. Éloge du polyamour. Recensé : Ronald de Sousa, L’Amour : Une très brève introduction, trad.

Éloge du polyamour

P. Hersant, Paris, Markus Haller, 2016, 223 p., 17 €. Beaucoup de gens l’ignorent encore, mais la philosophie de l’amour est un champ de recherche en plein essor dans la philosophie anglo-saxonne, qui a atteint récemment une certaine autonomie. Il faut dire que les échos de ces recherches peinent encore à franchir les barrières françaises, bien qu’elles y parviennent parfois, notamment grâce à des essais comme le récent Philosopher ou faire l’amour de Ruwen Ogien. [1] C’est pour cette raison que la traduction en français de l’ouvrage de Ronald de Sousa, grand spécialiste de la philosophie des émotions, constitue une opportunité inespérée de se familiariser avec cette philosophie de l’amour.

Une philosophie de l’amour est-elle possible ? L’ouvrage se divise en six chapitres, aux titres aussi brefs qu’évocateurs : « Mystères », « Perspectives », « Désirs », « Raisons », « Sciences » et « Utopie ».