Scientométrie
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Yves-François Le Coadic , qui écrivait vendredi àla liste de diffusion Liste ADBS-INFO, a bien raison. Faisant le constat que la bibliométrie est accusée de tous les maux, il soulignait combien celle-ci n'est même pas comprise : Mais la bibliométrie est-elle connue et comprise par ceux et celles qui la stigmatisent? On peut en douter et mesurer l'ignorance qui semble exister dans les milieux académiques français concernant cette discipline àtravers deux exemples. Ignorance ainsi d'une enseignante de psychologie de l'Université de Paris V qui, sur le site de Mediapart, le « nouveau quotidien de référence » parle de biométrie en lieu et place de bibliométrie !
Cet article a été publié il y a 5 ans 6 mois 18 jours , il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées. Le livre tant attendu est enfin sorti et commenté, voici une synthèse du livre de Chris Anderson sur la Longue traîne , évoquée à maintes reprise ici-même en lien avec les bibliothèques . Je vous conseille donc cette brillante synthèse, également repérée par le premier archithécaire de l’histoire (le terme est provocateur, mais le débat est vraiment intéressant, voire en particulier les commentaires du billet.).
Bonjour, voici quelques cas (il y en a peut-être d'autres) où la classification des revues de psychologie établie par le comité désigné par l'AERES pourrait sembler inadaptée pour les sciences cognitives:
Par Pierre Jourde, Le Monde Diplomatique, décembre 2008 . La scène se déroule loin de la lumière du jour, dans les profondeurs inquiétantes d’un bunker. Berlin en 1945? Moscou en 1952? Non, Paris, 2008, 3e arrondissement. Dans la salle, non pas des apparatchiks, des bureaucrates couleur de muraille, mais quelques-uns des plus brillants représentants de l’université et des organismes de recherche français: membres du Conseil national des universités (CNU), du comité national du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et des laboratoires de Paris et d’Ile-de-France.
Cet essai se propose à travers l'analyse du travail fondateur de Derek John de Solla Price (1922-1983), de montrer la constitution de ce champ intitulé postérieurement scientométrie . Dans l'introduction, on tâche de cerner le domaine de la scientométrie dans ses relations avec la bibliométrie et l'infométrie. Dans la première partie, on présente d'abord le contexte dans lequel la scientométrie de Price s'est constituée : un réductionnisme bibliométrique ; une vision cumulative de la science ; l'idée d'une science de la science. Ensuite, on analyse les hypothèses de base et les règles méthodologiques de son dispositif scientométrique, ainsi que les cinq hypothèses fondamentales définissant la théorie scientométrique de Price : La seconde partie expose le modèle bibliométrique de Price. On voit que dans ce modèle l'analyse des citations vient s'ajouter à la statistique de la littérature scientifique (exposée dans la première partie).
On présente d'abord le contexte dans lequel la scientométrie de Price s'est constituée, à savoir : un réductionnisme bibliométrique fondateur ; une vision cumulative de la science ; l'idée d'une science de la science. Ensuite, on analyse les hypothèses de base et les règles méthodologiques du dispositif scientométrique de Price. Après une présentation synoptique des cinq hypothèses fondamentales définissant la théorie scientométrique de Price, celles-ci sont exposées en détail : la loi de croissance exponentielle (qui serait la loi fondamentale de toute analyse de la science selon Price) ; la nature logistique ultime de la croissance scientifique ; la forme hyperbolique des distributions bibliométriques, ici il est question en particulier des lois de Lotka et de la racine carrée de Price ; le modèle fondamental de la distribution d'avantages cumulatifs (DAC) ; et enfin la théorie sociométrique des collèges invisibles.
On présente d'abord le contexte dans lequel la scientométrie de Price s'est constituée, à savoir : un réductionnisme bibliométrique fondateur ; une vision cumulative de la science ; l'idée d'une science de la science. Ensuite, on analyse les hypothèses de base et les règles méthodologiques du dispositif scientométrique de Price. Après une présentation synoptique des cinq hypothèses fondamentales définissant la théorie scientométrique de Price, celles-ci sont exposées en détail : la loi de croissance exponentielle (qui serait la loi fondamentale de toute analyse de la science selon Price) ; la nature logistique ultime de la croissance scientifique ; la forme hyperbolique des distributions bibliométriques, ici il est question en particulier des lois de Lotka et de la racine carrée de Price ; le modèle fondamental de la distribution d'avantages cumulatifs (DAC) ; et enfin la théorie sociométrique des collèges invisibles.