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Agriculture

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Permaculture. Il faut transformer l'agriculture industrielle grâce à l'agro-écologie. Faut-il changer notre système agricole pour une alimentation plus durable, plus équitable et qui permette de nourrir toute la population mondiale ? C’est en tout cas ce que suggère la grande étude menée par le Panel International d’Experts sur l’Alimentation Durable (International Panel of Experts on Sustainable Food Systems, ou IPES Food), qui préconise la transition vers une agro-écologie diversifiée, constituée de fermes moins grandes, moins intensives et utilisant moins d’intrants. L’étude, publiée en juin dernier, est l’une des plus grosses synthèses sur la question des systèmes agricoles développées à ce jour.

Elle recense près de 400 études publiées par des experts internationaux de tous horizons (de la FAO à l’Université d’Oxford en passant par l’UNEP ou encore la Commission Européenne), rassemblées et analysées par une vingtaine d’experts indépendants coordonnés par l’IPES. Les conséquences de l’agriculture industrielle intensive Crédits image : Alf Ribeiro / Shutterstock.com. L'extraordinaire productivité d'un petit potager de 50 m2 : un exemple pour nourrir la ville de demain. Là, des tomates rouges et noires qui commencent à grossir. Ici, des pieds de courges qui grimpent au-dessus de l’abri à bois. En dessous, des fraisiers et un myrtillier. 200 variétés de fruits et légumes différents s’épanouissent dans ce jardin de Sotteville-lès-Rouen, à dix minutes du centre de Rouen, la capitale normande. Une extraordinaire densité de végétaux répartie dans un espace de 150 mètres carrés.

En plus d’être productif, le jardin resplendit sous le soleil de la mi-juillet. Quand ils ne jardinent pas, Joseph Chauffrey et sa compagne, les propriétaires, aiment profiter d’un petit carré d’herbe, à côté de la mare, où s’asseoir, lire ou boire une bière, et profiter des rayons du soleil après la journée de travail. Cet incroyable petit potager n’est pas celui d’un maraîcher, travaillant d’arrache-pied pour y cultiver des légumes. Voici quelques pistes, non exhaustives, pour comprendre l’extraordinaire productivité de ce petit potager. Piste n°1 : Aménager l’espace. L'agriculture biologique prise au piège de la grande distribution - Basta !

Basta ! : On trouve de plus en plus de produits biologiques dans les rayons des supermarchés. Mais la surface agricole cultivée en bio stagne à 3 % en France. Comment expliquer ce décalage ? Philippe Baqué [1] : On assiste depuis 15 ans à un développement fulgurant de l’agriculture biologique. Environ 40 millions d’hectares seraient certifiés bio aujourd’hui dans le monde, selon l’Agence Bio (soit l’équivalent de l’Allemagne et de la Suisse, ndlr).

En dehors de ces prairies, la majeure partie des surfaces certifiées bio appartiennent à de grandes exploitations, spécialisées dans des monocultures d’exportation – soja, huile de palme, blé ou quinoa. Sur quelle stratégie commerciale se fonde ce « bio-business » ? C’est une véritable OPA de la grande distribution, qui a vu dans le bio un marché qu’elle devait investir à tout prix. Dans le secteur des fruits et légumes, la grande distribution reproduit dans le bio ce qu’elle fait dans le secteur conventionnel. L’agriculture bio serait capable de nourrir la population mondiale. 40 ans de recherches sur l’agriculture bio sont synthétisées dans un article paru la semaine dernière dans la revue Nature Plants. On apprend ainsi qu’elle pourrait subvenir aux besoins de toute la planète. Le mode de l’agriculture bio serait donc viable et pour en parler dans "La Tête au Carré" avec Mathieu Vidard et Axel Villard : Hervé Kempf de reporterre.net, et Eve Fouilleux, directrice de recherche au CNRS, spécialiste des questions de politique alimentaire. agriculture biologique-planète © corbis - 2016 / Volker Möhrke Louis de Funès vante les mérites de son potager bio : Pourquoi ce résultat publié est important ?

Tout d'abord parce qu'il marque désormais la défense de l’agriculture biologique par des chercheurs. Ensuite, cet article de John Renagold et Jonathan Vachter est un travail d’analyse sur des centaines de publications scientifiques. Le premier reproche fait à l’agriculture bio c’est le mauvais rendement. Les recherches sont-elles suffisantes sur l’agriculture bio ? Un bio industriel à éviter.

Près de la moitié des produits bio sont à présent vendus en grandes surfaces. L’entrée de la grande distribution dans le marché du bio industriel a entraîné une course à la baisse des prix. Tous les géants, y compris les hard discounters ont créé leurs propres gammes. Pour obtenir des prix cassés, les supermarchés ont souvent recours à des importations massives provenant d’exploitations industrielles. Le bio industriel a recours aux monocultures et aux travailleurs sous-payés pour vous proposer des produits moins chers.PHOTO//DR Alors que le bio cherchait à assurer un bon équilibre entre environnement, économie et social, les exploitations industrielles sacrifient l’aspect social.

Il n’y a pas de place pour les productions saisonnières. Des exploitations qui grandissent En France, les exploitations dépassant 10 hectares de serres ou 100 hectares de cultures en plein champ sont rares. Lire aussi : Lorsque le bio devient de moins en moins bio Des produits plus chers ? Ceraue. Cultiver avec les Limaces et les Escargots | Permatheque. Un article très intéressant et extrêmement bien documenté, rédigé par Natacha Leroux sur Permaforet à propos des limaces, l’énorme diversité de cette espèce, son rôle, pourquoi et comment l’accueillir au potager.

Comme nous l’avions vu dans la vidéo Gestion Holistique des Limaces de Hervé Coves, ces êtres sont l’un des maillons essentiels à la vie du sol et parfois même la clé de la reproduction de certaines espèces végétales (ne pouvant entamer leur processus de germination qu’après être passée dans le système digestif de la limace).

Très riche d’informations, en voici un extrait : Toutes les gastéropodes ont une fonction écologique importante en intervenant dans le contrôle de la végétation et dans le recyclage de la nécro-masse. Le rôle majeur des limaces, et des gastéropodes en général, est de recycler la matière organique dès leur décomposition. Elle aident à lier le sol grâce à leur mucus et créent des galeries qui aérèrent et hydratent le sol. Lire la suite sur PermaForêt. Enrichir sa Terre – Document PDF | Permatheque. Le sol est la base de la vie, une structure vivante sur lequel se développent la faune et la flore.

La première règle dans le domaine de l’agriculture, se devrait d’être et à juste titre malgré les pratiques modernes allant dans le sens contraire, de veiller à la bonne qualité du sol, pour permettre aux plantes d’y croitre dans les meilleurs conditions possibles. Des plantes évoluant dans un sol riche et équilibré seront bien plus productives et bien moins sujettes a maladie, à l’image de notre corps, qui doté d’un terrain sain, résiste bien mieux aux attaques extérieures. Des pratiques permettent donc d’apporter au sol les nutriments et autres éléments nécessaires à son équilibre. Voici un livre PDF très intéressant à ce sujet, édité à l’occasion d’un évènement inter-jardiniers instigué par le site AuPotagerBio.

Il réuni les techniques d’enrichissement de la terre pratiquées par 13 jardiniers / bloggeurs ayant participé à l’évènement. Initialement trouvé sur PotagerDurable. Quelle agriculture pour demain. Dans les pays du Sud, les paysans subissent déjà les effets du changement climatique. Chaque année, l’organisation CCFD Terre solidaire invite à Paris des représentants des partenaires avec lesquelles elle travaille dans les pays du sud. Une occasion unique d’un tour du monde des effets du changement climatique sur les paysans, mais aussi des moyens de s’y adapter. Au Sénégal, le changement climatique bouleverse la pluviométrie et fait monter le niveau de la mer Landing Badji travaille à la FONGS (Fédération des ONG du Sénégal) - Action paysanne. Il vit en Casamance. « Au Sénégal, la culture dominante est le riz. Viennent ensuite le mil, le maïs, les haricots et le manioc. La changement climatique se manifeste par un bouleversement de la pluviométrie.

Dans ma région du sud de la Casamance, la montée du niveau de la mer avale les terres cultivables. Nos terres sont malades des pesticides et des engrais. La FONGS mène aussi des opérations de sensibilisation sur l’agroécologie. En Afrique, la saison sèche dure plus longtemps En Tunisie, des acacias pour s’adapter. Le bœuf, la source de protéine la plus polluante. « Le bœuf est très clairement l'animal le moins économe en ressources parmi les cinq catégories d'animaux », souligne l'étude parue dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences. L'élevage de bétail destiné à la consommation contribue à hauteur de 20 % aux émissions de gaz à effet de serre, et c'est aussi une source majeure de pollution des cours d'eau.

Comparativement aux autres protéines animales, la viande de bœuf : émet cinq fois plus de gaz à effet de serre;relâche six fois plus d'azote qui pollue les eaux;utilise 11 fois plus d'eau;nécessite des terres 28 fois plus vastes. Les chercheurs ont comparé l'empreinte environnementale de l'élevage du boeuf à celle du porc, de la volaille, des produits laitiers et des oeufs. Ils concluent que le coût environnemental de la production du boeuf est de loin supérieur à toutes les autres productions, qui s'équivalent.

L'étude ne s'est pas penchée sur la production de végétaux ni sur la pêche pour consommation humaine. Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes. Comment avoir une agriculture sans souffrance animale. François Dufour « Attention au bio industriel ! Depuis 2010, tout en continuant de s’occuper de son exploitation, François Dufour est vice-président du conseil régional (EELV), chargé des questions agricoles. Cet agriculteur, cofondateur d’Attac France et porte-parole de la Confédération paysanne au début des années 2000 en même temps que José Bové, raconte son expérience de paysan du département de la Manche lancé dans le bio depuis 1996. Son engagement politique et sa pratique agricole lui ont permis de mettre sur pied un réseau d’approvisionnement en bio et produits de proximité pour de nombreuses cantines scolaires de Basse-Normandie.

Une réussite montrant que l’engagement des élus locaux peut être efficace pour lutter contre la malbouffe comme le rappelle le hors-série de Politis. Est-ce qu’il n’existe pas des freins juridiques pour qu’une collectivité territoriale favorise le bio ? Pour un fournisseur de lait comme vous, quels problèmes pose le « bio industriel » ? De quoi s’agit-il ? Il n’a évidemment pas le même goût. L'ARCHE DE LINNE. A propos Sélectionnés pour l’édition 2015 du festival des jardins de Chaumont-sur-Loire, nous sommes 3 étudiants ingénieurs paysagistes en dernière année à Agrocampus-ouest Angers (INHP).

Laurent, enseignant de la spécialisation charpente/construction ossature bois du CFA d'Angers nous accompagne pour ce voyage. Ce Festival est un laboratoire de la création contemporaine dans le domaine des jardins et du paysage. Le Festival redynamise l’art des jardins et intéresse le public et la profession en présentant de nouvelles gammes végétales, de nouveaux matériaux, des idées et des approches novatrices. Pour l’édition 2015, le thème est « jardins de collection, jardins extraordinaires ». La réalisation du jardin aura lieu en mars 2015.

Embarquez à bord de l'Arche de Linné du 28 avril au 2 novembre 2015 ! A quoi va servir le financement ? Les 2000€ correspondent à 15% de notre budget. Quelques uns de nos plus beaux spécimens A propos du porteur de projet. Paris, ville comestible? Un peu partout dans le monde, on assiste à un mouvement massif vers l’agriculture urbaine : jardins sur les toits, jardins partagés, fermes urbaines ou verticales.

Mais que représente donc aujourd’hui cette forme d’agriculture pour une ville comme Paris? On vous emmène faire le tour de quelques projets marquants. Près de 60 % de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80 %, et la planète aura gagné 3 milliards d’habitants. L’agriculture urbaine va t-elle suppléer à l’agriculture traditionnelle? L’utopie de la ferme verticale Autre concept, présenté récemment dans la très bonne série documentaire d’ARTE « Les villes du futur« , la « ferme verticale ».

Ainsi, à Singapour, Chicago, ou à Shanghai comme en Europe, on cherche à présent à donner corps au rêve démesuré de son inventeur. Jardins sur le toit, Brooklyn Grange Paris Qu’en-est-il et comment s’inscrit la Capitale dans ce mouvement mondial?