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Le monde originaux

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La voix des lobbies contre la Convention citoyenne - Par Pauline Bock. En juin 2020, à la publication des mesures, nombreux ont été les "experts" réguliers des plateaux télé à laisser exploser leur colère à l'idée que des citoyens puissent indiquer aux industriels la marche à suivre pour lutter contre le dérèglement climatique.

La voix des lobbies contre la Convention citoyenne - Par Pauline Bock

Parmi eux, les économistes Nicolas Bouzou, 45 ans, fondateur du think tank Astéres, et Olivier Babeau, 44 ans, fondateur de l'institut Sapiens, ont déversé leurs arguments sur tous les supports : chaînes d'info, chroniques respectives pour L'Express et le Figaro Vox, réseaux sociaux... Un seul mot d'ordre : la Convention citoyenne pour le climat, c'est anti-croissance, anti-progrès, anti-démocratique, même pas écologiste. "On sait très bien que ce genre d'assemblée peut être manipulée de tas de façons possibles," explique Babeau sur Canal +, tandis que Bouzou sur LCI prétend qu'il faut être "plus radical que la Convention citoyenne qui ne propose rien de pertinent.

" Voir notre montage ci-dessous. Le projet de loi sur le climat « manque d’ambition » pour tenir les objectifs de la France, selon le Haut Conseil pour le climat. Un texte utile, mais dont l’ambition insuffisante devra être renforcée pour permettre à la France de tenir ses objectifs climatiques.

Le projet de loi sur le climat « manque d’ambition » pour tenir les objectifs de la France, selon le Haut Conseil pour le climat

Bruno Latour : « Le Covid-19 offre un cas vraiment admirable et douloureux de dépendance » Sociologue, professeur émérite associé au médialab de Sciences Po, Bruno Latour publie Où suis-je ?

Bruno Latour : « Le Covid-19 offre un cas vraiment admirable et douloureux de dépendance »

Leçons du confinement à l’usage des terrestres (La Découverte, 186 pages, 15 euros), une métaphysique du confinement qui invite à rompre avec le monde d’avant. Au travers ses ouvrages traduits dans le monde entier, ses expériences théâtrales et expositions d’art contemporain, Bruno Latour cherche à analyser le « nouveau régime climatique », et propose des pistes pour vivre face à « Gaïa », cette Terre et planète vivante menacée par la crise écologique, qui inspirent de nombreux auteurs, tels le philosophe Baptiste Morizot ou l’anthropologue Nastassja Martin (Le cri de Gaïa. Penser la Terre avec Bruno Latour, sous la direction de Frédérique Aït-Touati et Emanuele Coccia, La Découverte, 222 pages, 19 euros) Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Où suis-je ? », de Bruno Latour : une invitation à explorer toutes les formes de survie.

« Les utilisateurs de la voiture au-delà des hypercentres sont très majoritairement ceux n’ayant pas de solutions alternatives » Tribune.

« Les utilisateurs de la voiture au-delà des hypercentres sont très majoritairement ceux n’ayant pas de solutions alternatives »

Plusieurs grandes agglomérations annoncent la mise en place de zones à faibles émissions, visant à faire disparaître en quelques années des centres-villes les voitures de plus de dix ans ainsi que les diesels, soit près de 70 % du parc actuel. La cause semble entendue : supprimer les diesels, voire la voiture, fera disparaître la pollution dans les villes. Pourtant, les organismes techniques officiels tels que Airparif ou Citepa, qui rendent compte régulièrement de la qualité de l’air en zone urbaine, l’affirment : l’air des villes n’a jamais été aussi pur. En trente ans, les concentrations d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines ont été divisées par trois ; des polluants comme le dioxyde de soufre ont quasiment disparu. Selon ces mêmes organismes, la voiture est responsable de 25 % des émissions de NOx (provenant essentiellement des diesels) et de 10 % des particules. Emmanuel Macron et Barbara Pompili, un attelage politique à l’épreuve de la loi « convention climat »

Lundi 14 décembre 2020.

Emmanuel Macron et Barbara Pompili, un attelage politique à l’épreuve de la loi « convention climat »

Un silence de cathédrale s’est abattu sur le palais d’Iéna, à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Emmanuel Macron vient de confirmer aux membres de la convention citoyenne sur le climat qu’il entend soumettre à référendum leur proposition de réécriture de l’article premier de la Constitution. « L’affaire du siècle » : l’Etat condamné pour « carences fautives » dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Une victoire historique pour le climat. » C’est peu de dire que le jugement rendu mercredi 3 février par le tribunal administratif de Paris a donné satisfaction aux associations de défense de l’environnement et à leurs avocats.

« L’affaire du siècle » : l’Etat condamné pour « carences fautives » dans la lutte contre le réchauffement climatique

Deux ans après avoir recueilli plus de 2 millions de signatures en moins d’un mois – une mobilisation sans précédent en France –, pour dénoncer l’« inaction climatique » de l’Etat, « L’affaire du siècle » avait rendez-vous avec la justice. La France pourrait connaître un climat extrême à la fin du siècle. Des pics de température frôlant les 50 °C, des vagues de chaleur longues et intenses, des nuits tropicales… C’est la surchauffe que connaîtra la France à la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites.

Voilà la partie la plus alarmante des nouvelles projections climatiques pour la métropole au XXIe siècle publiées par Météo France, lundi 1er février, auxquelles Le Monde a eu accès en exclusivité. Pour réaliser ce travail, Météo France a sélectionné et analysé trente simulations du climat futur faites sur l’Europe, en collaboration avec l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) et le Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs). Il en résulte un vaste jeu de données, intitulé Drias, brossant les possibles du climat en France métropolitaine pour trois périodes (2021-2050, 2041-2070 et 2071-2100) en fonction de trois scénarios d’émissions de gaz à effet de serre.

Camille Etienne, 22 ans, porte-voix « hypersensible et hyperactive » de la « génération climat » La Relève.

Camille Etienne, 22 ans, porte-voix « hypersensible et hyperactive » de la « génération climat »

Tous les mois, « Le Monde Campus » rencontre un jeune qui bouscule les normes. Symbolique et symptomatique, la scène se passe fin août 2020 à l’université d’été du Medef. Pour une table ronde sur les conflits de générations, la jeune Camille Etienne a chaussé des talons qui lui font « hyper mal aux pieds », refusant le look « d’une écolo en sarouel ». Moquée, interrompue, l’activiste ne se démonte pas : « L’entreprise d’aujourd’hui, elle est fatiguée. Le référendum sur le climat face à de multiples obstacles. Consulter les Français par référendum sur le climat, le pari risqué d’Emmanuel Macron prend forme, mercredi 20 janvier, avec la présentation en conseil des ministres du projet de loi visant à inscrire dans la Constitution la protection de l’environnement.

Le référendum sur le climat face à de multiples obstacles

Avant même la présentation des 65 mesures issues de la convention citoyenne pour le climat, la majorité espère établir un premier symbole fort. Mais en allant sur le terrain de la loi fondamentale, Emmanuel Macron relance aussi l’épreuve de force enclenchée avec la droite sénatoriale lors de la réforme constitutionnelle, désormais abandonnée. Avant d’être soumis à l’approbation des Français, ce texte devra en effet être voté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. Le tout dans un calendrier contraint, entre fin du quinquennat et urgence sanitaire. Lancement d’une consultation citoyenne sur le cannabis récréatif. La mission d’information parlementaire sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a lancé, mercredi 13 janvier, une consultation citoyenne en ligne relative au cannabis dit « récréatif » ou stupéfiant, dont la consommation, la possession et la vente sont interdites en France.

Lancement d’une consultation citoyenne sur le cannabis récréatif

Du 13 janvier au 28 février, les Français pourront répondre au questionnaire en ligne qui demande par exemple : « Pensez-vous que le dispositif actuel de répression de la consommation de cannabis permet d’en limiter l’ampleur ? Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète. Les fronts de la déforestation se multiplient et s’étendent, alerte le Fonds mondial pour la nature, le WWF.

Les fronts de la déforestation se multiplient sur la planète

La Terre, qui était couverte à 50 % de forêts il y a huit mille ans, ne l’est plus qu’à 30 %. Non seulement de nouvelles zones soumises aux incendies et aux défrichements apparaissent en Afrique – au Liberia, au Ghana, à Madagascar – et en Amérique latine – notamment au Mexique et au Guatemala –, mais la destruction des jungles, forêts primaires ou sèches, savanes arborées s’accélère partout sur la planète. Dans un rapport rendu public mercredi 13 janvier, l’ONG recense et analyse les vingt-quatre principaux fronts dans trente pays. Transport aérien, passoires thermiques, régulation de la publicité : ce que contient le projet de loi pour le climat.

C’est un texte qui aura fait l’objet de multiples reports, tensions et arbitrages musclés. Le projet de loi issu des mesures de la convention citoyenne pour le climat a été révélé vendredi 8 janvier. Intitulé projet de loi « portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets », il compte 65 articles et vise à susciter une accélération de la transition écologique « sans précédent dans l’histoire de la France », alors que le pays vient de vivre en 2020 son année la plus chaude jamais enregistrée.

La santé environnementale doit devenir « une priorité du XXIe siècle », alerte un rapport parlementaire. La santé environnementale, comprendre les impacts qu’ont les humains sur l’environnement et, en effet boomerang, leurs conséquences sur la santé humaine, doit être « une priorité du XXIe siècle ». Tel est le message principal du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale adopté mercredi 16 décembre par les députés. Il prend une résonance particulière en pleine crise du coronavirus. « Qui n’a pas perdu un proche atteint par le Covid-19, une maladie qui fait son lit des comorbidités d’origine environnementale ? Ella Adoo-Kissi-Debrah, 9 ans, « tuée » par la pollution de l’air.

Des années que la question hantait les nuits et les jours de Rosamund Adoo-Kissi-Debrah : « La pollution de l’air a-t-elle tué ma fille ? » La justice britannique a fini par y apporter une réponse claire : oui, « la pollution de l’air a contribué au décès d’Ella ». Dans une décision sans précédent rendue mercredi 16 décembre à Londres, le coroner, officier de police chargé d’établir les causes des morts violentes, a jugé que le décès d’Ella Adoo-Kissi-Debrah le 15 février 2013, à l’âge de 9 ans, n’était pas seulement dû à une insuffisance respiratoire aiguë causée par un asthme sévère, comme l’avait d’abord conclu la justice en 2014, mais le résultat d’une exposition chronique à des niveaux de pollution élevés, liés au trafic routier.

Derrière son masque bariolé assorti à son boubou traditionnel ghanéen, on devine un sourire de soulagement mais aussi de satisfaction après sept années d’un « rude combat ». Un combat pour Ella. Pour ses jumelles de 13 ans. Emmanuel Macron veut réformer la Constitution pour y intégrer la préservation de l’environnement. Le fonds activiste TCI lance la chasse au « greenwashing » La saison des assemblées générales est encore loin que déjà, en coulisse, les premières tractations ont débuté. Selon nos informations, le fonds britannique TCI a demandé à Vinci, Safran et Getlink, trois sociétés françaises dont il est un actionnaire significatif, d’inscrire une résolution sur le climat à l’ordre du jour de leur prochaine assemblée générale. Objectif, inciter ces entreprises à publier chaque année leurs émissions carbone et à établir un plan visant à les réduire, donnant lieu à un vote consultatif des actionnaires.

L’accord de Paris sur le climat, qui fête ses cinq ans, a-t-il tenu ses promesses ? « C’est un petit marteau, mais je pense qu’il peut faire de grandes choses. » La phrase est restée célèbre et le coup de marteau encore davantage. Climat : cinq ans après l’accord de Paris, un sommet mondial aux avancées insuffisantes. Les nombreuses vidéos projetées lors du sommet de l’ambition climatique, samedi 12 décembre, n’auront pas été suffisantes.

Ni celles montrant le futur catastrophique qui nous attend si nous ne réduisons pas nos émissions de gaz à effet de serre (inondations, sécheresses ou ouragans), ni celles présentant un tout autre avenir si nous parvenons à accélérer la transition écologique : énergies propres, emplois verts, agriculture durable. Cyril Dion à Emmanuel Macron : « Tenir parole, pour un président de la République, c’est le socle de nos démocraties » Monsieur le Président, Puisque vous m’avez apostrophé avec une certaine véhémence dans votre live pour le média Brut [vendredi 4 décembre], je me permets de vous adresser ici une réponse. Vous semblez touché que je vous ai « aidé » et qu’aujourd’hui je vous critique. La délicate élaboration de la loi « convention citoyenne pour le climat »