background preloader

Dossier 7. Comment lutter contre le chômage ?

Facebook Twitter

Le chômage recule au quatrième trimestre car les restrictions sanitaires ont fortement limité et découragé les recherches d’emploi.

Cours

Covid-19 : dans la zone euro, l’explosion du chômage n’a pas eu lieu. L’immense vague de chômage annoncée au printemps 2020, lors du premier confinement, n’a pas déferlé.

Covid-19 : dans la zone euro, l’explosion du chômage n’a pas eu lieu

Près d’un an après le début de la pandémie de Covid-19, le taux de chômage dans la zone euro n’est passé « que » de 7,4 % en décembre 2019 à 8,3 % un an plus tard, selon les données publiées, lundi 1er février, par Eurostat, l’agence européenne des statistiques. « Normalement, le chômage et le produit intérieur brut [PIB] sont fortement corrélés. Quand on a vu qu’on parlait d’une chute de 25 % du PIB pour 2020, on a pensé que le chômage allait passer à 15 % au moins », se rappelle Andrew Kenningham, économiste au cabinet de conseil Capital Economics. Finalement, il n’a progressé que de 1 point, touchant 1,5 million de personnes supplémentaires. « La situation est évidemment inquiétante, mais elle est bien meilleure que pendant la crise de la zone euro », estime M. Kenningham. Le gouvernement cherche à améliorer la couverture chômage des indépendants. Le gouvernement cherche à mieux protéger les travailleurs indépendants qui sont – ou vont être – privés d’emploi à cause de la crise.

Le gouvernement cherche à améliorer la couverture chômage des indépendants

C’est Alain Griset, le ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises, qui a récemment exprimé cette intention. « Il faut qu’on arrive à mettre en place une assurance-chômage » pour cette catégorie d’actifs, a-t-il déclaré, le 8 décembre, au Salon des entreprises SME Online, précisant qu’il formulera des « propositions dans les prochaines semaines ». Sollicité par Le Monde, M. Griset indique qu’une « concertation » va avoir lieu avant « l’annonce » des mesures. La France frappée par la vague des licenciements. « L’un de mes clients, un commerçant, a déjà consommé la totalité de son prêt garanti par l’Etat [PGE].

La France frappée par la vague des licenciements

Il ne sait pas comment il va passer décembre. Il fait partie de ces chefs d’entreprise qui auraient dû se rapprocher des tribunaux de commerce depuis plusieurs mois déjà, car plus on prend les difficultés en amont, plus on a de solutions à disposition. En distribuant de l’argent gratuit, on a tout fait pour éviter les faillites, mais on a créé une bombe à retardement. » Etienne Charbonnel, associé au sein du cabinet Vivaldi Avocats et spécialiste des procédures collectives, est formel : après les deux vagues épidémiques de 2020, « la troisième vague sera économique ». Et les faillites risquent alors de se compter par dizaines de milliers. Fin novembre, la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) décomptait 657 restructurations engagées, représentant 67 605 emplois depuis le 2 mars.

Des experts conseillent de ne pas donner de « coup de pouce » au smic. Dans un contexte de récession exceptionnelle, la protection de l’emploi doit, plus que jamais, primer sur l’amélioration du pouvoir d’achat.

Des experts conseillent de ne pas donner de « coup de pouce » au smic

C’est l’un des arguments invoqués par un groupe d’experts pour plaider en faveur d’une augmentation limitée du smic. La recommandation figure dans un rapport transmis, mardi 1er décembre, au ministère du travail ainsi qu’aux partenaires sociaux, et que Le Monde a pu consulter. Tous les ans, peu avant Noël, le gouvernement fixe le pourcentage de revalorisation du salaire minimum, à compter du 1er janvier suivant. Sa décision, qui fait l’objet d’un décret en conseil des ministres, est prise après avoir recueilli l’avis, purement consultatif, de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle, dans laquelle siègent les organisations d’employeurs et de salariés. Cette année, elle doit se réunir vers le 15 décembre. De combien sera la hausse ?

« Il faut considérer l’impact délétère qu’a eu le premier confinement sur la santé mentale des enfants » La fermeture des écoles pourrait en fait agir essentiellement par les contraintes qu’elle impose aux adultes dans leurs déplacements.

« Il faut considérer l’impact délétère qu’a eu le premier confinement sur la santé mentale des enfants »

Malgré un effort remarquable des pouvoirs publics (secrétariats à l’enfance et au handicap, ministère de l’éducation nationale) et des professionnels de l’enfance pour accompagner les plus jeunes durant cette pandémie, une pression s’exerce de nouveau pour fermer les crèches, les écoles ou les structures qui accueillent les enfants plus vulnérables. Apathie, irritabilité, inquiétudes Prendre la décision de fermer les écoles nécessite de considérer l’impact délétère qu’a eu le premier confinement sur leur santé mentale.

Plusieurs études aux Etats-Unis et en Europe rapportent qu’environ 40 % des parents ont observé des signes de détresse chez leurs enfants. Faut-il arrêter de subventionner les bas salaires. Les samedis se suivent et se ressemblent depuis le 17 novembre et le coup d’envoi du mouvement des gilets jaunes.

Faut-il arrêter de subventionner les bas salaires

Les manifestants réclament, entre autres, plus de pouvoir d’achat. Réponse d’Emmanuel Macron : une hausse de la prime d’activité… c’est-à-dire une hausse du pouvoir d’achat pour les salariés qui gagnent moins de 1,6 Smic… mais sans augmenter les salaires. Cette mesure revient donc à subventionner un peu plus des bas salaires déjà largement exonérés de cotisations.

De quand datent ces politiques ? La France est-elle un cas isolé ? 1/Une politique continue depuis vingt-cinq ans. Sans titre. Emploi, chômage. (6) La mise à mort du travail.