Trop sympa Chirac, vraiment. Il n’y a pas un jour sans qu’on se gausse, qu’on commente et qu’on rit. Les médias font le buzz. Les gens apprécient. Brocardant Nicolas Sarkozy un jour, donnant un bon point à François Hollande le lendemain, publiant le deuxième tome de ses mémoires à grand renfort de publicité dans des quotidiens nationaux, Chirac va jusqu’à courtiser habilement une élue de gauche en présence de caméras, évidemment. Il serait judicieux de décrypter la stratégie de ce bon vivant, amateur de bière, inventeur de formules abracadabrantesques, fan de sumotori et enfin "dévastateur", surtout en terme de coups politiques.
Cette théâtralité ne cache-t-elle pas une réalité plus sombre et une actualité plutôt désagréable ? Chirac joue les sympas, peut-être à nos dépens. Oups, il est déjà moins amusant… Abracadabra et un haro sur l’Élysée Dans le plan de comm si amusant qu’il nous sert, Jacques Chirac se fait un ennemi puissant : Sarkozy. En effet, l’UMP est toujours aussi structurée et très peu diviséz. "Diriez-vous que l'UMP est un parti misogyne?" Françoise de Panafieu: "Ah ça, sûrement!" - LePost.fr (07:58) Quand l'UMP voulait organiser une primaire ouverte. Dati. Elle égratigne Sarkozy à propos de Lauvergeon et Fillon, à propos de Paris - France. Lapsus: Claude Guéant évoque "le gode" électoral - une vidéo Actu et Politique. Eric Besson sur le plateau de «Capital» : «Je me casse. Fait chier» Quand Canal+ croit qu'Eric Besson est un fake !
Ca n'est qu'une anecdote, mais elle en dit long sur la difficulté de certains ayants droit à sortir de leurs schémas habituels de pensée. A la mi-journée, nous rapportions que Canal Plus avait demandé à YouTube le retrait d'une vidéo de 47 secondes dans laquelle apparaissait Eric Besson. Voyant cela, le ministre a demandé à ses équipes de demander à Canal+ de retirer sa demande de retrait, et donc de laisser les internautes partager librement cet extrait utilisé pourtant pour se moquer de lui. Beau joueur. Mais Canal Plus n'a pas cru le ministre. Interrogé sur Twitter pour savoir si elle allait répondre favorablement à la demande d'Eric Besson, la chaîne nous a répondu non, pour deux raisons, détaillées dans deux tweets dont le deuxième a été supprimé par la suite : La vidéo est en ligne sur notre site depuis le début. cplus.fr/ty/53R Le tweet cité d'@Eric_Besson ressemble beaucoup à un fake quand même.
Donc "cool cool les tw". Capital : vidéo eric besson quitte le plateau de capital - séquence en intégralité. Rama Yade quitte l'Unesco pour Jean-Louis Borloo. Ce qui s'appelle couper le cordon une bonne fois pour toutes. "On la mise en demeure de choisir entre Nicolas (Sarkozy) et Jean-Louis (Borloo)", résumait mercredi soir un membre du Parti radical (PR).
C'est désormais chose faite, puisque Rama Yade, qui s'est ralliée à l'ex-ministre de l'Ecologie dès la fin 2010, vient de démissionner de son poste d'ambassadrice de l'Unesco, pour mieux se consacrer à la campagne présidentielle... Ce qui confirme que la candidature de M. Borloo, dont l'annonce reste prévue pour cet automne, fait figure de secret de polichinelle. Tous deux furent simultanément exclus du gouvernement au moment du remaniement ministériel de novembre dernier. Le point de départ d'une prise de distances assumée, qui ne demandait plus que cette dernière officialisation.
Dès son éviction, Rama Yade prenait ainsi la roue d'un Jean-Louis Borloo déçu de ne pas s'être retrouvé à Matignon, pour reprocher au chef de l'Etat de ne pas mettre assez l'accent sur la "cohésion sociale". Yade démissionne de son poste d'ambassadrice de l'unesco - Politique. Rama Yade, qui a rejoint le parti radical de Jean-Louis Borloo, a présenté sa démission d'ambassadrice de l'Unesco au président Nicolas Sarkozy, en expliquant, a-t-elle dit mercredi 15 juin, avoir fait "le choix de la liberté". "J'ai écrit au président de la République il y a quelques jours", a expliqué Rama Yade. "Je lui ai dit que j'étais disponible pour discuter du jour où je peux quitter mes fonctions sans que cela nuise aux intérêts de la France vis-à-vis de l'Unesco, qui est une organisation fantastique", a-t-elle ajouté.
Selon elle, Nicolas Sarkozy doit la recevoir "vendredi ou samedi". "On est en train de s'organiser avec Jean-Louis Borloo pour la campagne électorale (de 2012). Je souhaite m'engager librement et totalement à ses côtés, en ayant du temps", a également affirmé Mme Yade. "Je vais être intégrée dans le dispositif beaucoup plus officiellement, en jouant un rôle particulier. Pas une surprise "On va faire une super équipe" "On va faire une super équipe! Yade aurait dû partir depuis ''longtemps'' François Fillon estime que Rama Yade, démissionnaire de son poste à l'Unesco pour rejoindre le centriste Jean-Louis Borloo, aurait dû quitter depuis "très longtemps" ses fonctions, affirmant ne pas connaître "d'exemple d'un ambassadeur qui s'exprime régulièrement contre la politique du gouvernement".
"Cela fait très longtemps qu'elle aurait dû quitter ses fonctions. Je ne connais pas d'exemple, dans une République, d'un ambassadeur qui s'exprime régulièrement contre la politique du gouvernement", affirme le premier ministre dans une interview au quotidien régional Nice-Matin à paraître ce samedi. Rama Yade, ralliée fin 2010 à Jean-Louis Borloo, a annoncé mercredi sa démission du poste d'ambassadrice auprès de l'Unesco, pour suivre le président du Parti radical dans la course à l'élection présidentielle. Après son éviction du gouvernement à l'automne dernier, elle avait été nommée au poste prestigieux et très convoité au Quai d'Orsay d'ambassadrice à l'Unesco. Patrick Buisson : "L'antisarkozysme est une forme d'antisémitisme qui ne s'assume pas" Aujourd'hui, on n'échappe ni au bac, ni à Patrick Buisson, conseiller du président Sarkozy, personnage intrigant dont on se demande d'ailleurs quelle est la fonction réelle.
Gourou ? Augure ? Influenceur ? Eminence grise ? Lepoint.fr publie un portrait assez étonnant du personnage, et pour tout confesser, assez terrifiant. Et d'une, Buisson fait parler les morts. Ben voyons... Et de deux, Buisson dévoile le vrai rapport à la presse de l'actuel pouvoir. Et de trois, Buisson, à travers Sarkozy, invente un truc incroyable.
Gageons que Barrès, là où il est, va se sentir obligé de faire un communiqué de démenti, car si Sarkozy est un "déraciné", il ressemble peu à François Sturel. Enfin, il y a cette dernière sortie, qui mériterait et mérite bien des commentaires, tant elle est hallucinante : "L'antisarkozysme est une forme d'antisémitisme qui ne s'assume pas. " "L'antisarkozysme est une forme d'antisémitisme qui ne s'assume pas. " "Ben mon vieux", aurait sobrement commenté Pierre Dumayet. Patrick Buisson, le cartomancien du président. Un affreux jojo, un nouveau Clausewitz, un père Joseph renfrogné, un "épouvantable facho veste en cuir noir dans les ruelles" - dixit un dirigeant centriste. Patrick Buisson, le conseiller très spécial de Nicolas Sarkozy, serait le mauvais génie du président. Les démonologues le tiennent pour un diablotin idéologique venu de la droite de la droite qui exercerait une emprise dangereuse sur les cinq ou six cerveaux du chef de l'État.
Un vilain garçon de 62 ans inspirateur des tours et détours les plus droitiers. À force de relever le col de ses pardessus sombres, de se draper dans son indépendance, de fuir toutes les lumières - du soleil comme des flashs -, de refuser de voir les journalistes, les ministres et jusqu'aux conseillers élyséens, Buisson est devenu une chair à fantasmes. Buisson. Deux syllabes sifflantes prononcées dans un soupir entendu par l'intelligentsia à chaque embardée populiste de Sarkozy.
Où l'on fait comme si ce dernier avait besoin de Buisson pour dériver. Halo. Bruno Le Maire, la bête (à concours) qui monte qui monte. - Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy sentent de l'alimentation pour le bétail pendant qu'un agriculteur de Montemboeuf, François Laurent, leur explique les conséquences de la sécheresse, le 9 juin 2011. REUTERS/Remy de la Mauviniere/Pool - On va encore parler de Bruno Le Maire la semaine prochaine. La semaine dernière, c’était pour les concombres et la sécheresse, demain, ce sera à l’occasion du G20 agricole des 23 et 23 mars à Paris.
Un bon moment pour faire le point sur ce brillant ex-haut fonctionnaire, passé des cabinets aux portefeuilles ministériels. D’abord secrétaire d’Etat aux Affaires européennes puis, depuis juin 2009, ministre de l’Agriculture. Ses atouts D’abord c’est un bosseur qui mouille sa chemise. Publicité Car il sait toute l’importance de la coopération européenne. Bruno Le Maire se déplace partout et tout le temps. Il passe assez bien auprès du monde agricole, qui lui reconnaît cette énergie et une dimension internationale, ainsi qu’auprès du monde politique.
François Fillon. Georges Tron. Nicolas Sarkozy. Ferry : modération de forums, mode d'emploi (Lemonde.fr) Ferry prête sa plume à Servier. Les actualités se suivent et ne se ressemblent pas. Mais elles se croisent parfois là ou on s’y attend le moins. En témoigne cette nouvelle petite affaire qui mêle, de façon inattendue, Luc Ferry – ex-ministre de l’Education nationale et professeur fantôme de l’université Paris-Diderot, rémunéré sans assurer ses cours – et le laboratoire Servier qui commercialise le Mediator.
Au cœur de la polémique, un éditorial du philosophe paru en décembre 2010 dans un supplément du magazine La Recherche, sponsorisé par Jacques Servier. En soi, rien que de très classique : un grand labo fait une opération publicitaire dans une revue de haute teneur intellectuelle, qu’il estime valorisante pour son image. Lobbying Comment Luc Ferry s’est-il retrouvé dans cette galère ? Affaire Ferry : l'opinion s'indigne, le philosophe ricane. Photo Alain Joyandet - Douze mois, six ministres remerciés. Borloo souhaite "réfléchir à l'avenir" avec Villepin. Eric Woerth dénonce le "nombre colossal de détraqués" sur Internet.
Législatives 2012 : Le pays de Candy d'Hervé Novelli. La vie politique française est pleine de surprises. Ainsi, on vient d'apprendre que le très « féroce » Hervé Novelli, dont le rêve consiste à : « supprimer la durée légale du travail, réformer de façon globale des contrats de travail, modifier le Code du travail, ériger la flexibilité comme une règle, supprimer les exonérations fiscales et sociales des heures supplémentaires » aurait gardé une âme d'enfant.
Ou du moins, il pense que c'est le cas de ses électeurs ! En effet, on découvre sur le site Bedenews, cette touchante déclaration de l'ex ministre : « J'ai voulu présenter mon bilan sous une forme un peu originale (...) » La forme en question c'est une bande dessinée, composée de huit dessins. Dans cette famille type : le père est ainsi un restaurateur heureux, il a pu embaucher du personnel grâce à la baisse de TVA à 5,5% mise en place par Hervé Novelli dans le secteur de la restauration. Crédit photo FlickR CC - Fondapol. Elus UMP : Qui sera le vainqueur du concours de « sujets tabous »? Nathalie Kosciusko-Morizet cachotière sur sa famille. Après avoir complété la déclaration d'intérêts de Frédéric Lefebvre, OWNI se penche cette semaine sur les oublis de Nathalie Kosciusko-Morizet et remplit notamment la case « famille », restée curieusement vide. Quand il s’est agi de répondre à la demande de François Fillon formulée le 16 mars de rédiger sa déclaration d’intérêts de ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet n’avait guère à s’inquiéter du mélange des genres avec le privé : cette polytechnicienne (promotion 1992) n’a passé que quelques mois dans le privé, chez Alstom, durant l’année 2001, pour un poste de chargée de mission auprès du directeur de la stratégie.
Mais, si elle a scrupuleusement rempli les cases correspondants à ses fonctions politiques et publiques antérieures, le « NEANT » reporté dans la section « Autres intérêts, notamment familiaux » semble un peu surestimé vu les carrières de son époux et de son frère. Un mari capricieux avec les éditeurs et pistonné par l’Elysée chez les agriculteurs Photo CC Olivier Ezratty.
Longuet répond aux Inrocks. On ne rit pas... Du même auteur Gérard Longuet, vous le pensiez Ministre de la défense ? Sénateur de la Meuse, peut-être ? Que nenni. L’ancien président du groupe UMP au Sénat est, en fait, un agent de relations publiques chargé d’assurer la notoriété des ports tunisiens. C’est lui-même qui l’avoue dans un communiqué du Ministère de la défense. Réagissant aux révélations des Inrocks sur un séjour effectué en Tunisie aux frais de Ben Ali, l’actuel Ministre de la défense se lance dans une laborieuse démonstration : « L’AFP ayant indiqué que j’ai séjourné dans un palace tunisien en 2006 aux frais du régime tunisien, je tiens à préciser les faits suivants : au mois d’août de cette année là, après une traversée de quatre jours, en provenance du continent, sur mon voilier équipé par un ami, son fils et l’un de mes neveux, nous arrivons au port de Sidi Bou Saïd ». Emporté par l’émotion de son récit de voyage, Gérard Longuet omet de citer l’ami qui l’accompagne, le journaliste économique Jean-Marc Sylvestre.